‹ Traité de cristallographie géométrique et physiqueChapitre 257 sur 339 · MBSQBE DK L*£PA1SSBUR DE LA LAME · texte numérisé non relu

MBSQBE DK L*£PA1SSBUR DE LA LAME

Le retard que produit une lame est égal à son épaisseur multiplia par la différence des indices propres à chacune des vibrations principales. On ne peut donc déduire du retard la valeur de cette différence qu'après avoir mesuré Tépaisseur de la lame.

On peut faire cette mesure au sphéromètre. La disposition de cetins^ trument est trop connue pour qu'il soit utile de la décrire ici.

On peut encore avec avantage, surtout pour les lames minces, employer le procédé suivant. On colle ensemble, sur la même lame de verre, de part et d'autre de la lame cristalline inconnue, un ou plusieurs fragments d'une substance connue, telles que des clivages de banline, des clivages de calcite, ou de petites lames de quarz bien parallèles à l'axe. On use toutes ces lames ensemble de manière que fépaisseur soit la même ou très sensiblement la môme pour toutes. On juge fort bien si cette condition est remplie, car les deux lames de même nalure entre lesquelles la substance inconnue est placée doivent alors avoir la même teinte de polarisation.

L'épaisseur des lames connues peut être déduite de la mesure à»

CRAP. XII. — PROGËINES D'OBSfiRYATIOiK. AU

retard qu'elles produisent, et cette épaisseur est la même que celle de la lame inconnue.

fiafin un troisième procédé consiste à placer la lame sur le porteobjet du microscope, de manière qu'elle présente sa tranche à Tobjectir. La lame peut être maintenue dans une position exactemoit rerticale en la pinçant entre deux cubes bien dressés. La tranche de la lame étant ainri vue dans le microscope et mise au point, on en mesure Tépaisseur en substituant à Toculaire ordinaire un oculaire au réticule duquel est placé un fil immobile et un autre fil exactement parallèle, mais fixé à un cadre mobile auquel on peut imprimer des déplacements exacte- HM»t mesurés par une vis micrométrique. En se servant d'un mîlKmè- Ire divisé en centièmes que Ton place sur le porte-objet, on commence par déterminer le déf^cement qu*il faut donner au réticule mobile pour qu'il parcoure l'image d'un millimètre. Soit d ce déplacement.

On met successivement en coïncidence avec le fil mobile les deux bords de la tranche de la lame et on lit le déplacement D qu'il a fallu

donner au fil ; le rapport ^ est l'épaisseur de la lame en millimètres.

Ce procédé est d'un emploi très facile ; malheureusement il exige que les bords de la kme soient assez bien dressés ; de plus il ne permet de mesurer que l'épaisseur des bords de la lame qui est générale* ment un peu plus faible que l'épaisseur centrale moyenne.

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