A FACES PARALLÈLES
Procédé du due de ciianiiicR. — IiC procédé le plus simple pour
mesurer Tindice d'un corps taillé en lame miace à faces parallèles est celui qui a été indiqué au siècle dernier par le duc de Chaulnes.
On se sert d'un microscope dont la mise au point se fait en tournant une vis micromètrique qui permet de mesurer avec précision le déf"'?- !**• placement de l'appareil. On observe, en faisant
la mise au point avec soin, sur un trait très fin 0 (fig. 144), ou tout autre
objet délicat, placé sur le porte-objet. On recouvre ensuite ce trait fin ou cet objet par la lame transparente L d*épaisseur e, dont on veut déterminer l'indice n. L'image de 0 vient se faire en un point 0' qu'il est aisé de déterminer, car, pour le rayon CE, on a
Igi
et, par conséquent, si Ton suppose CE très voisin de la normale ON, ce qui rend i et r très petits,
On tire de là
O'iN = t .
Les choses se passeront donc comme si l'objet était relevé d'une ion-
n ^^ 1 gueur égale à e — -, — . Il faudra ainsi, pour mettre de nouveau au point
l'objet 0, relever le microscope d'une hauteur égale à celte quantité. La mesure de cette hauteur, combinée avec celle de l'épaisseur £, permettra donc de connaître .n.
Application dn procédé du due de Cliaiilnes A la mesnre des Indices des lames cristallines. -^ Imagée d*an objet -vn à tra-vers une lame cristalline * faces parallèles. — Pour voir comment le
procédé du duc de Chaulnes peut être utilisé pour déterminer l'indice des lames cristallines, il faut étudier la façon dont se forme l'image d'un objet vu à travers une lame cristalline à faces parallèles. On doit s'attendre à ce que la double réfraction produise des effets tout particuliers.
Nous allons indiquer, d'après M. Stokes ^ la solution générale de la question.
Sur la surface antérieure S' de la lame (fig. i45), on donne un point 0 dont on cherche l'image après que les rayons ont traversé la lame dont la seconde surface est S. Nous imaginons la surface de l'onde dont 0 est le centre et dont les rayons vecteurs sont égaux aux vitesses de propagation. Nous ne considérons qu'une nappe de cette surface, et nous la réduisons, en la laissant semblable à elle-même, jusqu'à ce que cette nappe vienne à être tangente en N à la surface S.