‹ Traité de cristallographie géométrique et physiqueChapitre 268 sur 339 · P<TC · texte numérisé non relu

P<TC

On peut se dispenser de placer la lunette normalement i SP, u qui exige l'emploi d'un micromètre éclairé. Il suffit en effet, aprH avoir placé la lunette dans la direction SR^ de changer la lomiére de côté, de manière à la faire entrer par SP; elle ressort alors par Si}, suivant une direction S'R' faisant un angle a' avec la normale à SQ. Pour faire passer la lunette de la direction SR^ à la direction S'R', û faudra la tourner d'un angle égal à a + 7r — S-+-ûç', qui se trouTen ainsi mesuré. On calculerait facilement a! en fonction de ® et de ('angle Q du prisme dont les trois angles doivent être connus. On aurait ainsi un erelation donnant ç en fonction de l'angle mesuré a -h ir — S-f 2 On simplifie cette relation en faisant P=Q, et par conséçuefli oi=^a'. On la simplifie encore davantage en faisant S=0, eta=a=90'.

Le prisme devient ainsi un rectangle. Cesi (a disposition employéepar H. Feussner (fig. loO . On a alors

N = v/l + sin«a, et l'angle mesuré est égal à 2a.

Quelle que soit la forme donnée au prisme, on peut s'en servir poor mesurer l'indice de réfraction d'un solide quelconque, pourvu qoe c«i indice soit moindre que celui du prisme. A cet effet, on colle sur \tb^ PQ (fig. 151) la face du solide que nous supposerons être soos la

CfliP. Xll. — PROCÉDÉS D'OBSERVATION. 45ft

forme d'une lame. L'indice du prisme étant N, et n celui de la lame, la réflexion totale aura lieu sur la surface PQ sous un angle y' donné

par la formule

sm9 = jj>

à la condition qu'il n'y ait pas

d'air interposé entre la face du T

prisme et celle du solide. - ♦ P'fir- ^5i.

Pour réaliser cette condition, on dépose entre les deux faces une goutte d'un liquide plus réfringent que la lame et que le prisme. Celte addition d'un milieu liquide à faces .parallèles entre le prisme et la lame, ne change pas, dans ces deux corps, la direction relative du faisceau lumineux qui les traverse. La réflexion totale se produira donc exactement dans les mêmes conditions que si le liquide n'existait pas. On a toujours

sîng l

sina N

et par conséquent

sin(p + P)=J,

n étant l'indice de la lame. En éliminant (3, il vient

n=sinacosP + sinP^N* — siii*a.

Si l'on mesure a, comme il a été dit plus haut et si l'on suppose connus l'angle P et l'indice N du prisme, on pourra donc calculer n. Si le prisme est à faces parallèles, on mesure l'angle 2a, et l'on a

n=;^N* — sin'a.

On peut employer des lames très petites qui ne recouvrent qu'incomplètement la face de prisme sur laquelle on les colle. Il convient alors de noircir toute la partie de la face qui reste libre.

Ce procédé de mesure des indices a le grand avantage de pouvoir s'appliquer à des lames très minces, fort petites, et peu ou même pas transparentes. Il convient donc bien aux recherches cristallographiques. .

Malheureusement il ne s'applique qu'aux substances dont l'indice est moindre que celui du prisme. Or, le flint le plus réfringent dont on

460 DEUUÈMB PARTIE. — CRISTALLOGRAPHIE PttTSiQlIE.

puisse se servir ne peut guère dépasser un indice de 1,8. On est plus limité dans le choix du liquide qui relie la lame au prisme.

On peut employer le sulfure de carbone, dont Tindice est iii. H. Andrecas Fock^ s*est servi de la naphtaline monobromèe, qui est beaucoup moins volatile, puisqu'elle ne bout qu*à 211^ dont Todeur est beaucoup moins désagréable et dont remploi est plus coramod;'. L*indice de ce liquide est 1,66 environ.

M. Abbe' indique remploi du bromure d*arsenic AsBr*, doot Tindiee serait, d'après lui, égal à 1,781.

On n*a d'ailleurs besoin que de très petites quantités de ces lîq«ide«.

Applleatton à la mesure des Indlees des lames cristelllaes. —

Si la lame dont on mesure Tindice est cristalline, cet indice laiû avec la direction des vibrations. Considérons - un faisceau lamineoi venant du milieu plus réfringent et tombant sur la lame malaïUat. Tant que Tincidence est suffisamment petite, le faisceau traverse le plia de séparation, passe dans la lame et se divise en deux faisceaux polarisés à angle droit dont les indices sont n et n'. Si nous augmentons rincidencc du faisceau, les deux faisceaux réfractés s'éloignent de plus en plus de la normale, jusqu'à ce que Tun d'eux soit rèfraclé suivant la face de séparation; à ce moment précis la réflexion totale commence pour ce faisceau dont Tindice n satisfait à la formule

Lorsqu'on continue à faire croître Tincidence des rayons, ÏAulre faisceau, polarisé à angle droit sur le premier, émerge à son tour suivant la direction rasante, et la réflexion totale se produit pour ce faisceau d'indice n' sous un angle (pMonné par la formule

^=sm(p'.

Si donc on considère Tintersection de la lame cristalline avec le plan d'incidence des rayons qui passe par Taxe delà luuette et la normale à la lame, cette droite, considérée comme une direction de propagalloo des rayons dans Tintèrieur du cristal, propage deux vibrations à angle droit d'indices n et n'. Si, au moyen d'un polariseur, on arrête la ri-

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