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DES SUBSTANCES CRISTALLISÉES

Griundeiira des indices de réfiradioii. — L'indice de Téînctim

des substances isotropes ou Tindice médian des substances cristallisées ne dépasse 2 que pour un petit nombre de corps solides, parmi lesqaé nous citerons :

Cinabre flgS 2.979 Li

Prouslite Ag'AsS' 2.9401 D

Cuprite CuK) 2.849 Li

Rutile TiO« 2.759 D

Greenockite GdS 2.688- Ind.onte-

Anatase TiO* 2.524 D

Crocoïse PbCrO* 2.421 D Ind. moyen.

Diamant G 2.414 p

CHAP. Xm. — CONSTANTES OPTIQUES. 475

Blende ZriS 2.S69 D

Wulfénite PbMoO* 2.553 p

Galomel flg*Cl« 2.28 p

Bromyrite AgBr 2.255 D

lodyrite Agi 2.182 D

Phosgenite PhCO^+PhCl* 2.125 Orangé

Sénarmontile Sb«0» 2.087 D

Soufre S 2.079 D

On voit que ces corps sont des composés de mercure, de plomb, d*argent; des oxydes, comme ceux d*antimoine, de titane, de cuivre; des sulfures comme ceux de cadmium et de zinc; enfin quelques corps simples très exceptionnels par toutes leurs propriétés, le diamant et le soufre.

Aucun des nombreux silicates que nous offre le régne minéral n*a un indice médian atteignant 2.

Le nombre des liquides dont Tindice atteint 2 est encore bien plus restreint que celui des solides. L'indice de Teau à 15^ est 1,331 D. (Dale et Gladst.)

Quant aux gaz, leur indice est toujours extrêmement faible. L'indice de Tair, à la pression de 760°"'" et à la température de 0^ est 1,0001328

(Mascart).

PoDVoir réfringent. Énergie réfmcClve apécilliiae. Loi de

Gladstone. — L'indice d*un corps varie en même temps que sa densité. Dans la théorie de l'émission, on expliquait le fait de la façon suivante. L'indice étant supposé proportionnel à la vitesse de la lumière, la quantité n} — 1 était proportionnelle à l'accroissement de fOrce vive dû au passage du vide dans le corps. Cet accroissement était attribué à l'attraction des molécules matérielles du corps, attraction qui devait être ellemême proportionnelle à la quantité de \natière contenue dans l'unité

de volume. On en concluait que n'^1 est proportionnel à la densité

fi^ 1

d du corps. Pour un corps donné, la quantité — -z — , à laquelle on avait

donné le nom de pouvoir re'fringent^ devait ainsi être constante.

Des expériences de Biot et Arago (1806), puis des expériences

n* — 1 plus précises de Dulong, montrèrent qu'en effet, pour les gaz, — g —

est presque rigoureusement constant, quelle que soit d'ailleurs la cause,

variation de la température, ou variation du volume, qui fasse chan^r! .

n* — i Hais l'indice n est si faible dans les gaz que si — ^ — est constant. .

en est de même de T »

Au temps de Biot et de Dulong, les connaissances sur les Tariatii!: de n et de d, dans les corps solides ou liquides, étaient trop imparfai'-

pour qu'on pût songer à s^assurer si la constance de — j — s*appliqu

aussi aux liquides ou aux solides. M. Schrauf entreprit, bien plus lâri d*assez nombreux travaux pour montrer qu'il en est réellement âic>! HH. Gladstone et Dale^ proposèrent les premiers de substituer à î

constance de ~ , celle de la quantité "T ; et dos recherches n:^!

tipliées, dues à divers observateurs, ont montré que si Toa ne peo

regarder — -j- comme constant pour les liquides, sur lesquels oc

porté le plus grand nombre des observations, cette quantité approcha

au moins d*étre constante, et cela notablement plus que ne le fait k

pouvoir réfringent — ^ — .

La quantité — -, — a reçu le nom d'énergie réfractive spécifique.

Slipiiaeailon physique de la loi de (21md«toiie. — La loi de

Gladstone a été d*abord formulée comme simple loi empirique, maii on peut lui donner une signification physique très intéressante, et montrer qu'elle revient à admettre que TêtUer lumineux enveloppant les molécules matérielles jouit des mêmes propriétés que Téther luniineui du vide, et que les modifications apportées par ta traversée d'un corjb matériel dans la vitesse de propagation d'un rayon lumineux jsont dues uniquement à Tinfiuence que les atomes constituant la molécule exercent sur le rayon pendant le temps qu'il met à traverser cette molécule. En d'autres termes, la loi de .Gladstone énonce qu'un corps matériel est formé de molécules réfringentes plongées dans un milieo non réfringent.

Soit en effets sur le chemin de la propagation lumineuse, m la longueur occupée par les molécules, (i — m) la longueur occupée par Téther libre. Si 1 et v sont les temps employés par la lumière à traverser

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