‹ Traité de cristallographie géométrique et physiqueChapitre 288 sur 339 · AXES · texte numérisé non relu

AXES

CniSTiLLOGRAPmQUCS

Aragonite CCaO^

Cénisile CPbO\

bca

Azotate de potas. KAzC.

cba

Axotated'amm. AmAzO'.

cab

Sulfate de potas. K^O*.

abc

Chromatedepot. K*CO*.

abc

Sulfate d'amm. Am*SO«.

bca

1 denibid.Rb*SO«.

bac

> de Ihal. Tl«SO*.

bca

(«)CT-fl^— î

On peut y voir le degré avec lequel ces diverses substances s'approchent de la forme hexagonale, car le prisme de 120"^ exige

a : 6 = 1 : 77^ = 1 : 0,577. On voit que l'aragonite, la cérusite et Tazo-

t.ate dépotasse s'éloignent assez notablement d'avoir pour forme primitive un prisme de 120**; cependant ce sont, parmi les substances pseudo-sénaires, celles qui s'approchent le plus d'avoir pour ellipsoïde optique un ellipsoïde de révolution, car la bissectrice aigûe est dirigée suivant l'axe pseudo-sénaire et l'angle des axes optiques est très petit. Au contraire, le sulfate et le chromate de potasse dont le prisme primitif s'approche bien davantage de l'angle de 120"*, ont les axes horizontaux de l'ellipsoïde extrêmement inégaux. Pour le chromate de potasse, la bissectrice aiguë ne coïncide même plus avec l'axe pseudosénaire, ce qui se rencontre encore dans les sulfates d'ammoniaque, de rubidium et de thallium.

CRISTALLOGIUPHIB, T. U. 32

Il y a donc, comme Tindiquait la théorie, une véri table indépendacE entre les paramètres cristallographiques et les paramètres optiques, d cela explique suffisamment ce fait déjà signalé, que lorsque la symèliic de la molécule (c est-à-dire celle de l'édifice cristallin), ne règle pas Torientation des axes de Tellipsoîde optique, celle-ci n'a pas de rap|N»i simple avec l'orientation des axes cristallographiques.

Toutefois on ne peut pas dire que l'indépendance entre les paramétns cristallographiques et les paramètres optiques soit absolument complèlf, car les uns et les autres sont régis par une même cause, qui est la forme ei la nature de la molécule. On peut s'expliquer de la sorte certains rappn^ chements remarquables. C'est ainsi que dans le tableau qui précède, /es trois premières substances, dont les formes cristallines sont très voisines, ont des propriétés optiques assez semblables, et cette analogie estdaiitaBt plus remarquable que ces propriétés optiques sont véritablement exo^ tionnelles par l'énergie tout à fait inaccoutumée de la biréfringence.

S<^ RELATIONS ENTRE LA BIRÉFRINGENCE ET LA COHPOSlTIOlf GHDfIQCB.

Nous avons vu que la réfringence simple est déterminée prineiçAkment par la composition chimique de la roolécule« Or peut se demander s'il n'en est pas ainsi de la biréfringence. Gomme celle-ci dépend certainement de la structure du groupement, puisqu'elle peut di$piraitre par exemple, quelle que soit d'ailleurs la composition, lorsque cette structure possède la spnétrie cubique, on ne peut étudier riofluence propre qu'exercent les divers atomes ou gi*oupemen(s atomiques qu'en comparant deux molécules ne différant entre elles que par 1^ remplacement d'un atome par un autre.

Or les substances cristallisées forment des groupes, composés ie substances dont les formes cristallines sont, sinon identiques, du moins extrêmement voisines. Les substances comprises dans un de ces groupes sont dites isomorphes. Le plus souvent des substances isomorphes ont une composition chimique analogue, et ne diffèrent que par h sabstitution d'un atome à un autre, ou d'un groupe d*atomes à un autre groupe analogue. Les cinq dernières substances inscrites dans le tableau précédent composent un groupe isomorphe, dans lequel K* peut être remplacé successivement par Am*, Rb*, Tl*, tandis que SO* peut être remplacé à son tour par GrO^

Il est vraisemblable que les corps qui font partie d'un groupe isomorphe sont formés de molécules identiques entre elles par leur structure. Nous pouvons donc, en les comparant entre eux, voir quelle

iluence exerce sur la biréfringence la substitution d*un atome ou d'un roupe d*atomesàunautre atome ou groupe d*atQ!j[ne8. Malheureusement îs propriétés optiques n*ont été observées complètement que pour un nombre comparativement très restreint de substances cristallisées, et * étude ne peut porter que sur un bien petit nombre de groupes isomorphes. Les trois tableaux suivants comprennent à peu près tous ceux le ces groupes qui sont suffisamment connus.

i- CRISTAUX UNIAXES

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