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Wiedem Ann

CUAP. XV. — l'HÉHOMÈSES ÉLECTRIQLES 565

tournés vers les angles non modifiés par les faces rhorabîques «; nous ttppelleronsces pôles poii^i'/i, parce qu'ils prennent l'électricité positive lorsqu'on comprime suivant la direction d'un axe binaire. Les pôles a'„ u\, a's sont les pôles négalirs des ases binaires. Nous menons les grands ciîrcles tels que p,pt, qui représentent les plans de symétrie supprimés par l'Iiémièdrie et sont respectivement perpendiculaires sur les axes binaires. Ces grands cercles partagent la surface de la sphi^re en six fu-

seaux qui renferment alternativement un pôle positif et un pôle négatif. bans la figure on a haché les fuseaux positifs et laissé blancs les fuseaux négatifs.

On isole la sphère de quartz, d'un diamètre de 5 centimètres environ ; on la place sur le porte-objet d'un microscope, de manière que le diamètre passant par le point d'appui soit exactement dans la direction i!o l'axe du microscope, et on exerce une pression snr la sphère en iibaissant le tube de l'appareil qui a été chargé de poids; l'objectif u r-lé remplacé par une pièce isolante, porta >t une petite pièce métallique qui vient presser la sphère. On peut à volonté faire reposer la sphère soit sur un disque métallique, soit sur un disque isolant. Pendant que la sphère est pressée, on en explore éleclriquenient les dlvcraes parties avec un fil terminé par un petit plan d'épreuve et relié a un èlectromèlre. On observe ainsi les faits suivants :

1' Compression suivant l'axe ternaire. — Aucun signe électrique dans la sphère, ou tracer faibles el iri%ulï<res.

2<^ Compression suivant un axe binaire a^ a\. — a^ est le pôle positif, a\ le pôle négatif, puisque cet axe binaire est conserYé dans le phénomène.

Z^ Compression suivant la trace horizontale p, p^ d'un plan de symétrie supprimé. — L*axe binaire perpendiculaire a^ a\ est conservé, donr il est encore la ligne des pôles. Mais a^ est le pôle négatifs et non plib le pôle positif, inversion que les considérations précédentes étaient impuissantes à faire prévoir.

¥ Compression suivant un point quelconque du grand cercle p,p,.— (.a ligne des pôles est toujours a^ a\^ mais Tintensitè de l'éleclricilc dégagée doit aller en diminuant lorsque le point sur lequel lapressiou ost exercée va de p^, où elle est maximum, à 0, où elle est nulle.

5** Compression appliquée en un point m silué entre Texlrèmité d'on axe binaire a' et la trace d*un plan de symétrie supprimé. — Daflsrc cas, les régies de symétrie sont insuffisantes, mais on doit eonsidérrr comme vraisemblable, et l'expérience confirme en effet, que h li^tw des pôles est située dans le plan horizontal. Lorsque la pression est en r?!, le pôle positif est en a^ ; lorsque la pression est en pi, le pôle positif ost en a\y se déplaçant ainsi de 60^ dans le sens droit lorsque lepoinl de pression se déplace de 30^ dans le sens gauche. Pour un point de pression situé en m, le pôle positif doit être quelque part entre ai et;»,. Si le déplacement angulaire du pôle positif était proportionnel à celai du point de pression, lorsque m serait à égale distance de pi et de a^, k pôle positif serait en p^, à égale distance de ^i et de a\; la ligne de» pôles serait alors à 45^ de la ligne de pression. Le pôle positif set/van* à 45^ du point de pression en tournant du côté où se trouve le pô e positif développé par le premier suivant la trace la plus voisine du plan de symétrie déficient. L'observation confirme ces résultats

G"" Compression suivant un point quelconque de la sphère. —Silo point de pression se trouve dans le fuseau positif qui comprend un pôle binaire positif a^, la ligne des pôle est inclinée d'une certaine manière sur la ligne de pression ; le pôle le plus rapproché de a^ est le pôle positif. — Lorsque le point de pression est situé dans le graml cercle qui passe par un axe binaire et l'axe ternaire, le plan de nulle êlLCtricité est perpendiculaire*à ce grand cercle qui contient, par cunséquent, la ligne des pôles électriques.

Piéso^ectricité du sel de Seii^ette. — Nous prendrons encorc comme exemple un cristal du système rhombique, le sel de Seignettf, par exemple, qui est hémiédrique holoaxe.

CH.VP. XV. - PllÉKOSÈKES ÉLECTRIOraS. if.:.

Les extrémités des axes binaires ne sontpas distinctes l'une de l'autre. ^t il en est de même de toutes les lignes comprises dans les plans tji'incipaux passant par deux de ces axes. Si (i[0,,<i,at, 0,0,0,0, {fig. 171 ) sont les projections de ces trois plans prin- a,

• ipaus, une pression exercée en un point <l'ielconque de ces trois grands cerdes ne développe aucune èli'Ciricilé dans l'un quelconque d'entre eux, et par conséquent a aucune électricité dans la sphère. Au conli'aire, les d.rux octants opposés suivant le sommet d'un des axes binaires corre^pon^ diint aux deux faces du tétraèdre, et les *

"Ctants adjacents aux sommets du même ^'S- '''-

itulraèdrc. Ces derniers deviennent posilifs lorsqu'on exerce une pression en un point quelconque de leur surface; les autres deviennent négalifa. Le maximum d'élcctricilé obtenue e^t évidemment quelque part vers le milieu de l'octant.

Ces déductions théoriques ont été vérifiées p»r les observations du MM. Curie.

PI«xo-ëlcetrl«Itit <!'■■ cristal cabl(|ne. — l.es CristOUI CUbiqUGS

sont susceptibles de deux modes d'iiémiédrie non ccnti-és, tous dcu\ c iractérisés par la persistance de quutre axes ternaires et de trois axes binaires.

La surface d'un lièmisplière se divise donc, en quatre octants; deux d'entre eux, opposés par le sommel, contiennent les extrémités des ii\cs ternaires positifs lar compression, les deux autres contiennent les suiLimels ternaires nég-itifs. Une compression suivant mie direclion quelconque comprise dans un des plans passant par les axes perpendiculaires aux faces du cube, est dirigée perpendiculairement h un axe liinairc; cet axe devrait donc être la ligne des pAlcs; mjisc^mme les diiui eilrémilés en sont identiques, il n'y aura p.is d'èlectricilé dèga- •^ia. 11 n'y aura d'Électricité dégagée que par une compression appliquée en un point situé dans l'intérieur d'un octant. Le pAle est alors (lu même signe que celui du pOle de l'octant. Le chlorate de soude peut être pris comme eiemple.

Pbéaooidne réelproqae d« l« plézo-éleelricité. — Loi de n, iippNMun. — vériacailon d« BM. c«rle. — M. Lîppmann, dans

un travail très intéressant pour la philosophie de la science', a fiait nniarquer que Ténergie électrique, c'est-à-dire le produit de la maiélectrique par le potentiel, est une forme d'énerg-ie enliéremenl an: logue à celles que mesurent la masse multipliée par la hauteur <i chule ou Tenlropie calorifique multipliée par la tenipéraliire; que dan chacune de ces formes d'énergie, lun des facteurs du produit, lamassr matérielle, Tcntropie ou la masse électrique, reste invariable en quantité. La théorie des deux fluides repose, on effet, sur ce fait que les quantités d'électricité dégagées dans un phénomène sont toujours égales h de signes opposés, de sorte que la somme algébrique en reste constante. 11 en résulte que Ton peut appliquer à réJectricité, mntatix miitandis, tout ce quiaétédémontrépourlachaleur, eten particulier if principe de Carnot, sous la forme que lui a donnée M. Clausîus.

Lorsqu'on comprime un corps, il se développe de la cha]e?ifr: en partant du principe de la conservation de l'énergie et de celoi de Carnoi, on démontre que ce phénomène en implique un autre, à savoir, que le même corps échauffé doit se dilater. Les deux phénomènes sont réciproques.

Le phénomène réciproque, dans ce cas, et dans tous les cas analogues, est de sens tel qu'il tend à s'opposer au phénomène primitif. Si dans le premier cas, en effet, le corps transforme en chairur le traraj] mécanique qui lui est appliqué, il doit restituer en travail mécaniqoc la chaleur qui lui est communiquée. La loi de Lenz, relative à Vinduclion dynamo-électrique, n'est qu'un cas particulier de cette loi générale.

Quoi qu'il en soit', en appliquant cette conséquence aux phèDomènes électriques, nous aurons le droit de dire que puisqu'un cristal héraièdre dépourvu de centre dégage de l'électricité par la compression, le même cristal, électrisé dans le môme sens, doit se dilater. Si les pôles électriques produits de force dans le cristal occupent la même p^ace que celle qu'ils occuperaient dans le phénomène de compression, la dilatation qu'amène cette éleclrisalion dura la même direction que celK* de la compression.

Celte conséquence théorique a été vérifiée par MM. Curie au moyen de la disposition expérimentale suivante.

Entre deux plaques de bronze massives maintenues par des colonne? Oïl fer et serrées par une vis, on place un parallélipipéde de quarts /imposant sur une face taillée perpendiculairement à un axe binaire. Au\

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