I. Fer oxidulé titamfère et titane oxidé ferrijèpe
w On trouve dans le voisinage des volcans une grande (quantité de grains ferrugineux qui a été fournie par la destruction des basaltes et autres roches regardées comme étaot d'origine ignée. M. Cordier, dont les belles recherches ont répandu un grand jour sur la nature et sur la formation de ces roches, a reconnu que le sahle ferrugineux dont je viens de parler était composé de fer oxidulé et de titane oxidé.
D'une autre part, on trouve en Norw^e et dans divers autres pays une substance métallique engagée dans des roches primitives, et dont on relire aussi, à l'aide de l'analyse , du titane oxidé et du fer oxidulé.
La Cristallographie fait voir que ces deux substances sont deux mélanges différens qui doivent être réunis chacun à l'espèce dont sa forme offre l'empreinte. Une partie des grains ferrugineux qui appartiennent aux terrains volcaniques sont cristalhsés et présentent, comme primitive, la forme de
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Foctaèdre régulier, qui est celle du ter ozidolé, avec des variété» de cette forme qui se retrourent parmi odles da même fer à l'état de pureté. L'antre 'aub^ atance, quoiqu'en masses informes, a un tissa seBsiiblement lamelleux, et le résultat de sa dîvisioii mécanique est un prisme droit quadranguhire rec. tangue, analogue à celui qui, dans le titane ozidé, 6it la fonction de forme primitive. La première sub^ atance sera donc , d'après les principes de la nomen- (^ture que j'ai adoptée, un fer oxidulé tiianifire^ et l'autre, .un titane oxidé ferrifère.
L'action énergique que les deux substances exercent sur l'aiguille aimantée , et qui n'aurait pas lieu dans le cas d'une combinaison intime du fer avec le titane, achève de prouver qu'elles ne sont que des mélanges (i). Cette action n'est ordinairement qu'at-
(i) L'oxigène , ea se combinant avec le fer , ne lui enlève pas âa yerto magnétiqae ^ surtout si le métal est cristallisé et pourvu de l'éclat métallique. J*ai même reconnu des effets sensibles de cette vertu dans la mine de fer brune en grains , CïonDne sous le nom de fer limoneux. Mais Tunion du fer avec le soufre, un acide ou un autre métal, fait disparaître la yertn magnétique , comme cela a lieu dans le fer sulfuré, le fer arsé* nîaté et le fer arsenical. Les légers indices d*action sur Taiguille aimantée que ces substances offrent quelquefois « dans Texpérience du double magnétisme , sont probablement dus à quelques molécules ferrugineuses qui ont échappé à la combinaison. Voyez la description détaillée de cette expérience^ Traité élément, de Pbys. , t. Il , p. 1 1 1 et suiv.
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traclive ; mais j'ai trouvé des grains de la substance volcai)if{iie qui avaient nalurellcment des pôles, et quant à ceux qui n'ont que le magnétisme simple, il suffit de les placer pendant quelques secondes entre les estrémités de deux barreaux aimantés situés en sens contraire, pour qu'ib acquièrent la vertu polaire. 11 en est de même des Iragmens de l'autre substance.