‹ Traité de critique et de statistique comparée des institutions financières, systèmes d'impôts, et réformes fiscales des divers états au XIX siècle; Première Série; de nombreux tableaux son affectés aux impôts et aux finances de chaque étatChapitre 162 sur 377 · FINANCES FÉDÉRALES · texte numérisé non relu

FINANCES FÉDÉRALES

ces, telles les taxes ont été organisées, il y a un siècle, telles elles le sont encore, sauf les modifications dans le tanx des taxations. Le mécanisme consiste a demander h quelques consommations un concours particulier. Si, au point de vue économique que j'ai traité plus haut, ce mécanisme a eu des conséquences graves, même dangereuses, il n'en a pas été de même au point de vue fiscal et financier. Il est vrai que la politique financière des américains a été favorisée par leur prodigieuse prospérité. Il n'en ont pas moins montré leur sagesse et leur sagacité en profitant avec une persévérante habileté des immenses ressources a leur disposition.

Le budget de l'exercice 1885-1886 a présenté en recettes 556,459,727 D. et en dépenses 242,483.158, excédant 95,900,000 D. soit 488 millions fr. C'est un chiffre bien supérieur aux excédents des budgets anglais de 1865 à 1875. L'emploi de ces excédents est devenu une difficulté. Les Etats-Unis ont encore une dette fédérale assez importante, mais les titres de cette dette sont à des échéances éloignées. En outre les titres de la dette fédérale servant de garantie à la circulation fiduciaire aux États-Unis, l'amortissement rapide de ces litres crée un embarras réel pour le maintien de l'organisation des banques. Dans son message présidentiel du 6 décembre 1886, M. Cleveland a appelé l'attention du pur blic sur cette situation et invité le congrès à amoindrir les taxes douanières qui sont le facteur principal des excédents. Ici apparaît le lien étroit qui existe entre les questions économiques et les questions fiscales. Elles sont inséparables. Les taxes douanières sont un impôt a double-face — c'est ce qui explique leur popularité relative. Elles sont un moyen de remplir les caisses des États et de satisfaire certains intérêts privés. C'est cequialieuauxÉtats-Unis ; c'estce qui a lieu en France. Par suite les intérêts lésés paient double impôt. Ainsi, dans son rapport annuel, le secrétaire du Trésor de Washington fait remarquer que les tissus de laine, importés aux États-l'nis dans le dernier exercice, ont représenté une valeur de 54,700,000 D. et qu'ils ont acquitté 27,205,000 D. de droits, c'est un impôt de

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