‹ Traité de critique et de statistique comparée des institutions financières, systèmes d'impôts, et réformes fiscales des divers états au XIX siècle; Première Série; de nombreux tableaux son affectés aux impôts et aux finances de chaque étatChapitre 253 sur 377 · INDUSTRIE · texte numérisé non relu

INDUSTRIE

ture élevait 8,757,000 bêtes a cornes, 2,417,000 chevaux, 14,700,000 moutons, 5,800,000 porcs et 1,680,000 chèvres ; elle produisait en milHers de tonnes 5,898 de seigle, 1,257 de blé, 14,000 de pommes de terre, 3,150 d'avoine et d'orge, 6,000 de foin. L'agriculture de la Prusse est l'une des plus habilement entendues et des plus prospères de l'Europe ; elle a su tirer un parti admirable des sables du Brandebourg. C'est elle qui est le centre principal de la production des sucres et des alcools en Allemagne.

Les progrès de l'industrie n'ont pas été moins grands que ceux de l'agriculture. En 1882, la Prusse a produit 47 millions tonnes de bouille d'une valeur de 500 millions Ir., quatre millions T. de minerai de fer d'une valeur de 55 millions fr., 2,407,000 ï. de fonte d'une valeur de 200 millions fr., du plomb et du zinc pour une valeur de 75 millions fr., de l'argent pour une valeur de 45 millions fr., du cuivre pour une valeur de 25 millions, du sel pour une valeur de 18 nîillions fr. L'industrie des textiles (coton, laine, soie) a en Prusse l'un des principaux foyers. Elle y emploie près de 500,000 ouvriers (1).

On évalue aux trois cinquièmes la part de la Prusse dans les mouvements du commerce général et de la marine marchande du Zollverein.

Berlin, qui ne renfermait pas 450000 habitants en 1850, est actuellement une ville de 1,525, 000 âmes; il est devenu le second niarché financier de l'Europe continentale. La Prusse compte,

(1) D'après M. Block, de 18 U à 1861, le nombre des machines et des chevaux de force est passé de 1,139 et 21,715 à 6,669 et 137,377. L'industrie du coton ne comptait que 125,972 broches en 1837 et 750,000 en 1867. Voir page 374. M. BrachelH ne donne que quelques chiffres spéciaux pour la Prusse. Dans l'industrie de la laine, elle comptait, en 1875, l,3i3,621 broches sur 2,6i2,925 dans tout l'Empire, page 188. — M. Mulhall évalue, en 1805, le nombre des ouvriers en Prusse à 350,000, et la valeur des usines a 13,000,000 1. s., contre 1,310,000 ouvriers en 1875 et une valeur de 170,000,000 1. s. pour les usines. Progress of tlie ivû/id, page 29 i.

D'après Diûlnci(page 3flB),la production des métaux aurait représenté 5.252.000 fr. en 1805 et 141,373.000 on 1831, et colle des minéraux combustibles 1,830,000 IV. en 1805 et 10,039,000 en 1831.

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