IV. — Berlin et les grandes villes de la Prusse
Les budgets de Berlin et des principales villes de la Prusse sont compris dans les résultats ci-dessus. Il est intéressant, surtout en ce qui concerne Berlin, de montrer quelle est leur condition fiscale, puisque Berlin vient actuellement, par l'importance de sa population, après New- York ; elle est la quatrième grande ville du globe.
L'accroissement de Berlin a été extraordinaire. La ville ne renfermaitquel7'2,000âmesen 1800 ; elle en contient maintenant, 1,500,000. C'est une ville d'industrie et de commerce comme Paris. Le budget de Berlin pour 1887 a été établi à 57,792,406 m. en recettes, dont seulement 29,588,295 m. provenant d'impôts. La charge municipale fiscale est de 37,200,000, 'a répartir sur 1,300,000 têtes. Le coefficient fiscal municipal est de 28 f.; c'est un coefficient bien inférieur 'a celui de Paris, de Londres et de New-York. La dette de la ville exigeait en 1886 une allocation de 9,581,249 m. En 1883 les recettes fiscales avaient été de 24 millions m., dont 10 millions provenaient de l'impôt communal du revenu. 19,750,000 m. des impôts sur les loyers, 3,500,000 m. de la taxe sur les maisons. On comptait en 1882 'a Berlin, 19,718 maisons d'un revenu de 175,942,955 m. et d'une valeur de 2,755 millions m.; 282,847 logements étaient occupés et produisaient 171,137,015 m.; les charges de la ville n'étaient pas en rapport avec de pareils revenus ; c'est pourquoi il n'y a pas d'octroi a Berlin (1).
(1) Journal de Statistique, août 1886, Bulletin des Finances, avril
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