REVENU
moyen.
PROGRÉS KT DISTRIBUTION DE LA. RICHRSSE 41b
en France, fournit un procédé d'évaluations bien supérieur. Les consommations varient d'après d'autres causes que la richesse, l'aisance ou la |)auvreté. Les statistiques des deux impôts généraux sur le revenu sont loin de donner les cliiirres complets, quoiqu'elles facilitent les recherches et prouvent que la Prusse s'enrichit. En France, aux Etats-Unis, en Angleterre, les méthodes pour calculer et apprécier ces progrès sont tout autrement exactes.
En 1872, le docteur Scetbeer, de Hambourg, évaluait à 0,909 millions marcs le revenu général de la Prusse. Ce revenu, d'après cet honorable statisticien, aurait été porté en 1876 a 7,857,19-2,300 m et en 1882 a 8,501,510,064 m. 11 n'est pas 'a présumer qu'il ail diminué depuis. Cet accroissement trouve sa confirmation dans les résultats fournis par la Classensfnœrei V /yin kommensfeiier ,?i\2inl les remaniements de 1885. J'ai indiqué plus haut que de 1851 à 1885, le rendement de la clasxetiHleuer s'était élevé de 50 millions a 42 millions, et que celui de V Einkommensleuer était passé de 3,750,000 f. à 57 millions. 11 y a donc eu un développement de richesse considérable. M. Sœtbeer a examiné, pour la période de 1870 'a 1882, les conditions de ce développement; il a constaté que l'accroissement avait plus prolilé aux classes riches qu'aux autres ; que le nombre des ménages taxés à VEinkomnien avait augmenté de 2,1 0/0, tandis que celui des exemptés de la classanstcurr était accru de 4,1 0/0.
M Soetberr a poursuivi ses évaluations comparatives jusqu'en 1885. La masse des revenus a augmenté, mais le revenu moyen a diminué, un accroissement de plus d'un milliard de marcs dans les revenus a été plus que compensé par l'accroissement des personnes entre lesquelles se distribue l'ensemble des profits.
En 1876 les petits revenus (classes A, B, C) représentaient 87,80 0/0 de l'ensemble répartis entre 24,591,54^ têtes ; en 1885 ils ne représentaient plus que 85.08 0/0 — répartis entre 27,157,270 personnes. Il restait en 1870 12,21 0/0 pour 241,440 têtes et en 1885 U,52 0/0 pour 317,407 têtes.
Ainsi se confirme le mouvement de concentration du capi-