PROGRÈS DE LA RICHESSE EN ALLEMAGNE
les statisticiens allemands ont toujours soin de placer a côté rénumération des biens (immeubles ruraux, maisons, usines, mines, chemins de fer, valeurs mobilières) qui les gagent.
Et cette situation si avantageuse, si exceptionnelle est rendue plus favorable encore par le rapide développement économique de l'Allemagne.
; g 39. — Du progrès de la richesse en Allemagne.
L'Allemagne tout entière participe à la prospérité de la Prusse. Dans quelques parties de l'Allemagne, sur les bords du Rhin, en Saxe, cette prospérité est ancienne; la richesse y a revêtu le caractère de stabilité traditionnelle qu'elle possède en France, en Angleterre, dans les Provinces-Unies et dans certaines contrées de l'Italie. Les documents pour calculer les progrès de la richesse sont encore moins précis pour l'Allemagne entière que pour la Prusse où les deux impôts sur le revenu donnent un instrument d'appréciation d'une certaine valeur. En réunissant les statistiques des Etats où l'impôt sur le revenu est organisé depuis longtemps, comme en Saxe, a Hambourg, on pourrait dresser des tables de comparaison ; mais, sauf pour la Saxe et les villes libres, les renseignements font défaut. Quant aux taxes successorales, qui fournissent l'instrument le moins imparfait pour évaluer les variations de la richesse, elles sont trop incomplètement organisées dans les divers Etats de TAllemagne pour être utilisées.
M. Neumann Spallart, dans le dernier volume de ses Uebersichlen der ivellwirthschaft, ne donne que quelques indications générales. De 1850 à 1884, le mouvement commercial de l'Allemagne est passé de 1,060 millions m. à 6,554 millions. La progression a été plus élevée pour l'Angleterre et pour la France. Elle est néanmoins très forte et ne peut correspondre qu'à une grande augmentation de richesse. Il évalue à 11,104 millions m. le capital engagé dans les industries qui emploient la vapeur, dont 7,501 millions auraient été, depuis 15 ans, affectés aux chemins de fer et à la marine à vapeur.