‹ Traité de critique et de statistique comparée des institutions financières, systèmes d'impôts, et réformes fiscales des divers états au XIX siècle; Première Série; de nombreux tableaux son affectés aux impôts et aux finances de chaque étatChapitre 304 sur 377 · COMMERCE ET MARINE · texte numérisé non relu

COMMERCE ET MARINE

production des céréales ne dépassait pas 60 millions d'hectolitres dont 10 millions de maïs ; elle est actuellement de 94 millions d'hectolitres dont 29 de mais ; elle a légèrement fléchi entre 1875 et 1885; mais elle se maintient supérieure a ce qu'elle était, il y a 25 ans. Il en est de même pour la soie et l'élevage du bétail. De 1880 à 1884 l'exportation des soies grèges est passée de 349,629 à 401,140. La production des prairies artificielles de 76 à 87 millions de quintaux ; celle des prés naturels de 12ral49 millions de quintaux; aussi le bétail a-t-il augmenté. La statistique de 1 875 n'accusait que 3,489,125 bêtes a cornes, celle de 1884 en a relevé 4,783,232, d'oîi l'accroissement de l'exportation des fromages 38,064 en 1884 au lieu de 17,632 en 1871 et du beurre, 35,500 quintaux au lieu de 10,000 quintaux.

Quant a la vigne, les progrès ont été plus remarquables encore. En 1859 la production vinicole étant évaluée a 26 millions d'hectolitres d'une valeur fort médiocre ; elle s'est élevée a 35 millions d'hectolitres d'une valeur de plus d'un milliard. Selon l'annuaire de 1887, la superficie cultivée aurait passé de 1,870,109 hectares en 1870 a 3,081,996 h. En 1871 l'exportation des vins ne dépassait pas 227,766 hectolitres; elle a été en 1883 de 2,611,355 hect.

La production de l'huile a augmenté de plus de 1 million d'hecto. : elle est de 3,088,481 hect. au lieu de 2 millions.

Il est vrai que de 1867 'a 1887 la population de l'Italie est passée de 21,777,334 a 29,699,785 et que ses charges ont considérablement accru.

II. Commercé et marine. — La seconde source de la richesse en Italie se trouve dans le commerce et dans la navigation marchande, favorisée par les deux mers de l'Italie et le prolongement de ses côtes. En 1859 le mouvement des importations et des exportations représentait en valeur 1 ,250 millions 1., il a représenté en 1885 2,489,292,409 L. Les exportations seules ont été à peu près égales 'a l'ensemble du mouvement en 1859, 1,204,187,948 L.

La marine marchande italienne est en très grande prospérité. En 1865 la navie^ation maritime de l'Italie avait un ton-

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nage de 590,912 T. voile et de 23,904 vapeur. En 1885 ce tonnage a été de 915,049 voile et de 111,548 vapeur. Quant au mouvement maritime général il s'est élevé en 1885 à 40,131,846 T. y compris la pêche, entrées et sorties, fait par 267,218 navires dont 57,211 vapeur.

III. Production indiislrielle. — L'Italie ne possède ni fer ni charbon. En général elle est dépourvue de riches minerais; c'est pour elle une cause d'infériorité réelle. Toutefois, elle a encore accompli, dans le domaine de l'industrie proprement dite, des progrès réels (1).

En 1882 la production minérale de l'Italie au lieu de 41,900,000 fr. en 1870, a représenté 73,81 5,000 fr. dont soufre 46,642,000 fr., zinc et plomb 12,813,000 fr., or et argent 2,200,000 fr., minerai de fer 2,897,000 fr., combustibles minéraux 1,420,000 fr. Cette dernière production est passée de 1870 h 1884 de 80,336 ï. à 223,322. Aussi en 1884 l'Italie a importé 2,919,000 T. de combustibles minéraux nets d'exportation, au lieu de 779,059T. en 1870. Sur une consommation de charbon d'une valeur annuelle de 70 millions fr. l'Italie ne peut fournir que 3 millions La production du fer est en légère augmentation (129,129 T. et celle de l'acier 4,645 T.j. L'industrie des marbres de 1861 à 1884 a gagné 60,000 T., 160,000 T. au lieu de 100,000. Celle des produits chimiques est évaluée à 15 millions au lieu de 6 m. en 1870. La fabrication de divers produits alimentaires (pâtes, bière, sucre, &lcool, eau gazeuse) est toujours importante, bien qu'elle ne puisse, a aucun titre, être comparée a celle de la France, notamment le sucre. Quant 'a l'alcool, 3,550 distilleries dont 2,411 bouilleurs de crû ont produit 212,648 hectolitres 'a 100 degrés.

L'industrie de la soie est toujours prospère. La production des cocons est passée de 1877 a 1880 de 24 'a 41 millions de kilog., mais elle est retombée à 32 millions en 1885. Celle de la soie grège est passée de 1 ,800,000 kilog. en 1877 a 3,100,000 en 1880, pour revenir 'a 2,457,000 en 1885. L'exploitation des

(1) Brachelli: Statisticlie sfii~.x.eii dcr FAiropaiachcn staalcn, lS87,page 216. Consultez aussi l'enquête industrielle de M. Neumann Spallart. Vbcr xirhicii, 1887.

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