‹ Traité de critique et de statistique comparée des institutions financières, systèmes d'impôts, et réformes fiscales des divers états au XIX siècle; Première Série; de nombreux tableaux son affectés aux impôts et aux finances de chaque étatChapitre 307 sur 377 · SALAIRES · texte numérisé non relu

SALAIRES

les comptes courants et billets à vue des six banques d'émission d'Italie s'élevaient à 086,787,764 L., et les avances à 430,555,876; ils montaient en 1885 à 1,103,7-29,614 et 756,56 ,974. De même il n'y avait en Italie, en 1874, que 55 sociétés ordinaires de crédit possédant 169,510,979 de dépôts, en 1885, ces établissements étaient au nombre de 135 avec 517,225,891 L. de dépôts.

VII. Accroissement de l'Epargne. — Il faut y joindre 1° les sociétés de crédit foncier au nombre de buit, émission en 1870, 36,481,000; 1885, 464,255,500; 2° les sociétés de crédit agraire au nombre de 10 en 1871 et de 12 en 1885, avances en 1871, 5,299,388, en 1885, 31,845,772.

Mêmes progrès dans les capitaux dont disposent les caisses d'épargnes: 700,074,376 en 1877; 1,131,197,003 en 1885, et les banques populaires : 49,471,625 en 1871 et 292,780,641 en 1885.

Un pareil développement de l'épargne ne peut concorder avec une situation économique mauvaise ni avec une rémunération insuffisante du travail ; or il se produit non seulement dans toutes les régions de l'Italie, mais dans toutes les classes de la population. C'est un fait général qui atteste, mieux que toutes les notes de voyages et les observations particulières, que le capital se forme rapidement en Italie, qu'il s'y accumule dans toutes les mains, que la richesse s'accentue malgré l'accroissement de la population et de l'émigration et que nous assistons 'a une véritable renaissance de l'Italie.

VIII. Les salaires. — Plusieurs causes expliquent ces progrès: les profits commerciaux, importants en Italie ; l'amélioration des profits industriels ; les bénéfices sur les vins et les soies ; une hausse sérieuse des salaires en même temps qu'une diminution du coût de la vie. Ces deux derniers faits qui ont un caractère général en Europe pour les dernières vingt- cinq années résultant des relevés statistiques contenus dans Vannuario de 1887 (1). De 1862 a 1872 tous les salaires industriels ont augmenté de 50 O/q quoique le prix du blé ait baissé de

(1) Consulter le rapport de M. Magliani sur l'abolition du cours forcé

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