IMPOTS COMPARÉS
tion fiduciaire et d'élever les dépenses de 700 millions. En définitive, de 1862 à d888, les ressources du budget ont triplé.
Mais pour se rendre mieux compte de ces progrès, il va lieu de décomposer les recettes et les dépenses des budgets. Les dépenses montreront comment s'appliquent les ressources, comment elles coopèrent au relèvement général du pays; les recettes indiqueront d'où elles proviennent : ce qui nous conduira directement a l'examen des impôts.
Les autres détails relatifs a la dette et a la situation du Trésor seront donnés sous un autre paragraphe.
Ainsi les accroissements des dépenses ont, avant tout, porté sur la dette publique, l'armée et la marine, les services publics et la perce[)tion de l'impôt. L'accroissement de la dette est considérable, eu égard aux ressources réelles de l'Italie.
D'où la conclusion que la plus grande réserve est imposée à l'Italie pour maintenir l'état de choses actuel'; elle est sortie de la période des difficultés ; mais elle serait exposée a y rentrer très rapidement si une crise éclatrùt en Europe, car elle ne pourrait courir qu'une seule chance, ce serait d'augmenter encore les prélèvements que le service de la dette et de l'armée exigent.
La décomposition des recettes conduit, au surplus, aux mêmes appréciations.
Tableau D.
Nature des
Recettes
l.OOO
Impôts directs. . . .
Taxe sur les affaires