IMPOTS GÉNÉRAUX EN ITALIE
Les postes et télégraphes accusent la même situation que les impôts. Il en est de même des chemins de fer. Les profits et taxes que TEtat retirera des chemins de fer pendant l'exercice 1 887-1888 sont évalués à 77,750,000 lires. C'est un beau chiffre.
Il y a eu en Italie, de 1862 a 1887, un double mouvement de réformes fiscales. Le premier, de beaucoup le plus important, a eu pour but a la fois de procurer à l'Italie nouvelle les ressources dont elle avait besoin et d'opérer des changements nécessaires dans la législation fiscale. Ce mouvement peut être considéré comme terminé en 1875. L'état financier de l'Italie est dès lors constitué. A ce premier mouvement en succède un second qui a également un double caractère : d'une part, il s'agit de tempérer ce qu'il pouvait y avoir d'excessif dans l'organisation nouvelle, et, d'autre part, de nouveaux changements s'imposent, soit pour accroître les produits budgétaires, soit pour mettre l'Italie, Etat essentiellement agricole, en mesure de ne pas trop souffrir de la crise agricole provoquée par les progrès généraux de la culture sur le globe. Ce second mouvement suit actuellement son cours.
Il suffit de jeter un rapide coup d'œil sur les tableaux qui précèdent pour se rendre compte de ces deux mouvements. Ainsi l'impôt de la mouture est postérieur à 1866, et il a disparu avant 1886. Il a été nécessaire, puis on a pu s'en passer. Ce double fait caractérise 'a lui seul le double mouvemeni de réforme. J'aurai occasion, en examinant les divers impôts de l'Italie, de montrer l'influence de ce double mouvement sur chacun d'eux.
§ 7. — Les impôts généraux en Italie.
Dans l'élude des impôts généraux de l'Italie, je suivrai la distinction admise par les divers documents italiens : impôts directs — impôts mixtes — taxes de consommation.