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5,600 lires; Florence et Turin, 3,500 lires; Païenne et Venise, 3,150; Rome, 2,800; Bari, 2,100. Les primes doivent payer l'impôt de la richesse mobilière. C'est une invention du génie fiscal de M. Sella. M. Sella a ainsi superposé l'impôt a l'impôt. Il a fait mentir la maxime non bis in idem.
Le goût du jeu et le rendement du Lotto sont en grands progrès. On parle en Italie de l'alcoolisme. Combien le Lotto est plus dangereux! Les opérations représentaient 119 millions en 1868 et 246 en 1882, non comprise la Sardaigne qui, jusqu'à présent, a échappé au Lolto. La moyenne de l'impôt par habitant était, en 1882, de 2,48. Mais cette moyenne varie sensiblement par province. En 1882, la province do Naples a fourni 25 millions, soit 35 0/0 ; moyenne par habitant, 13,66 ; Livourne, 9,80 ; Rome, 6,95 ; Venise, 6,82. Après Napies, la Sicile, la Toscane, la Vénétie sont les provinces les plus productives.
En 1886, le total des combinaisons a été de 1,156,535,281 ; il avait été de 1,156,794,639 en 1885. Le nombre des billets gagnants qui s'était élevé à 2,468,603 en 1885, est tombé en 1886 a 2,068,471. Les gains des billets gagnants ont été de 52,068,719 en 1885 et seulement de 44,825,166 en 1886. Produit net : 1885, 25,130,657 ; 1886, 34,609,567.
Il résulte de ces chiffres qu'il y a des années fatales au Trésor, comme 1885, ou fatales aux joueurs, comme 1886. De 1871 a 1886, le Lo^^oa encaissé 1,071,070,027,11 ; remboursé aux vincenti (victorieux !) 641,200,449, et empoché 429 millions 809,578,11. L'année 1885 a été la plus brillante des vincenti ; ils ont arraché 67,44 0/0 au Trésor; en moyenne ils obtiennent 59,87 0/0. Cela suffit 'a alimenter le jeu. Qui met 100 francs au Lotto espère n'y laisser que 40,13. Le nombre desbillets délivrés a été de 269, 13 i, 61 8 en 1 886,et 263,326,349 en 1885. Sur cette masse, il y a eu 1,946,268 vincenti en 1886 et 2,336,861 en 1885. Ces billets se sont ainsi répartis entre les diverses régions de l'Ilalie, en 1886 : Naples, billets 117,380,736, population 7,721,800; Sia/e, billets 36,773,482, population 2,933,154; Vénétie, billets 23,328,144, popu-
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lalion 2,870,801 ; Lombardie, billets 19,021,262, popnlalioii 3,750,051 ; Piémont, billets 19,002,678, population 4,405,475; Toscane, billets 17,700,097, population 2,001,469; Rome et Latinm, billets 16,471,125, population 864,851; £'mf/?"e, billets 14,892,019, population 2,408,353; Ombrie et Marche, billets 3,822,077, population 1,533,916.
Sur les bénéfices des vincenti, l'Etat retient 13,20 0/0 d'impôt : c'est l'invention de M. Sella. Par contre, sur ses propres gains, il paie les frais de la macbine qui sont environ de 17 0/0 des produits nets.
Le Trésor a fini par découvrir qu'il ne gagnait pas assez et que les joueurs gagnaient trop. En conséquence, le prix des billets ordinaires a été porté à 12 centimes. Les billets des vincenti doivent être produits dans les 30 jours.
Avant 1880, les loteries publiques et particulières étaient assez difficilement autorisées : on redoutait la concurrence. Le décret du 21 novembre 1880 a permis les loteries et les tombola ayant un but de bienfaisance et dans lesquelles on ne distribue que des objets mobiliers. Tous les billets paient un droit de timbre de 10 0/0. Sont prohibées les loteries dans lesquelles le gain ou l'attribution d'une prime en argent, en biens mobiliers ou immobiliers, dépend d'un tirage au sort et celles ayant pour base la cession d'obligations des emprunts ]à primes. Sont encore prohibées la vente et la distribution de billets d'une loterie ouverte a l'étranger, d'emprunts étrangers h primes et les souscriptions a ces loteries et emprunts. Les loteries clandestines sont sévèrement interdites. Néanmoins il en existe partout. Le Lotio a propagé l'habitude du jeu. De nombreux petits banquiers exploitent la même mine que l'État. Le peuple les appelle </rt/maJ'. Ils ne font pas de retenue sur les gains. On joue chez eux sur les numéros officiels. Ils paient bien et gagnent gros. Leur métier est 'a peu près celui des banquiers de course. C'est ainsi qu } l'impôt devient démoralisateur (1).
(1) Sachs, L'Italie, page 422 ; Amiuario Délie Finanze, 1887, passim.