VII. Budgets des grandes villes
L'Italie ne renferme en réalité, qu'une grande ville, Naples qui compte, avec sa population flottante, plus de 500,000 âmes. Viennent ensuite: Milan 321.850, Rome 300,467, Turin 252,832, Palerme 241,991, Gênes 179,515, Florence 109,001, Venise 132,826. Des documents complets font défaut sur les détails des budgets de ces centres principaux.
En 1884 le budget de Rome s'est élevé 'a 22,889,477 en recette dont 21,887,894 ordinaires ; les dépenses obligatoires ordinaires étaient de 19,181,422 lires. La ville, administrée par l'aristocratie catholique, a de bonnes finances. Il en est de même de Milan.
Naples et Florence ont eu moins de chances. Naples a été ruinée par Garibaldi et ses bandes ; Florence par Tinstallation provisoire du gouvernement ; aussi ces deux villes ont-elles dû contracter des emprunts considérables dont la liquidation a exigé l'intervention de TEtat.
Dès 1872, Florence était endettée de 137,644,252 lires. Pour liquider un tel passif la ville a dû aliéner tous ses biens domaniaux et transiger avec ses créanciers qui ont, en moyenne, perdu 50 0/0. Elle a, en outre, confié la gestion de son octroi, a l'Etat ; celui-ci a consenti à ce que la ville assurât a ses créanciers le paiement par privilège de leur annuité.
En 1880, Naples devait 91,964,575 lires; elle dut transiger avec ses créanciers ; l'Etat leur a garanti une annuité de 4,492,875. La ville a également confié à l'Etat la gestion de son octroi.