PENSIONS
Au delà de .".O.OOO
Ensemble
Ces cliillVes conliniieiit le fait, généralement accepté, d'une concentration assez forte des fortunes commerciales et industrielles en Angleterre puisque en J88i, 1296 personnes partageaient entre elles un revenu de 50 millions de 1. s. Néanmoins ils démontrent encore mieux que la fortune tend a se disséminer de plus en plus. Les revenus de 100 à 500 ont une [)art plus grande que les revenus de 5.000 a 50.000 1.
Il y a lieu de remarquer : r que l'accroissement des bénéiices du commerce et des professions n'a pas été aussi élevé que celui des valeurs mobilières et surtout des propriétés bâties ; 2" que le gouvernement est obligé d'accorder de grandes réductions de taxes sur ces bénéfices.
On en a critiqué cependant la sincérité. Des inspecteurs du service de l'Inland Revenue ont admis que les déclarations étaient de 40 0/0 au-dessous de h réalité. Dans tous les Etats les agents fiscaux, en constatant les déceptions du lise, exagèrent ses droits. La somme de 181 millions de L. s., montant des bénéfices bruts du commerce des professions représente L500 millions. Il est difficile d'admettre sur une pareille somme une dissimulation de 1.800 millions,
7" hnpôt sur les jjensions. Les relevés des pensions donnent les mêmes résultats que ceux des bénéfices du commerce et des professions.
Taux de la pension Nombre des personnes Revenu taxé
Au-dessus de 400 23.282 16.231.052
Antérieurement a 1877 les relevés de llnland Revenu contenaient la division des pensions jusqu'au cbiffre de 10 000 I. On a jugé inutile d'aller au-delà de 400 1.
En 1877 on comptait :
lux de la pension Ne
)mbre des personnes
Revenu taxé
500 à GOO
au-dela de 4,000, on en comptait il de 5,000, 78 de plus de 5,000 et o de 20.000 L. s.
^ 9. Les taxes locales : local taxation.
En 1885, les recettes des diverses administrations locales dans le Royanme-Uni se sont élevées a Ci. 07 1.921 L. s. L'année précédente, elles avaient été de 67.705.079 L. s. on 1706 millions. Dans cette somme énorme, les impôts ont fourni, sans les dîmes, en 1882, 56,654.941 L, s, ou 925 millions. Pour établir la situation fiscale de l'Angleterre et la répartition des imp(3ts entre les diverses classes de la population et les diverses branches de la richesse, il importe de connaître la nature de ces impôts. En 1882 sur ces 36.654.941 L. s., 0,542.274 L. s. sont provenus de péages ou droits qu'on peut considérer comme des impôts indirects et le surplus d'impôts directs. Quelles étaient l'assiette et les conditions diverses de ces impôts directs ? A cet égard, il est indispensable de donner quelques explications sur les administrations locales de l'Angleterre,
L'Angleterre avec le pays de Galles, l'Ecosse et l'Irlande sont les unes et les autres divisées en deux groupes administratifs différents. Le premier forme le groupe urbain dans lequel entrent les villes et les bourgs ; le second forme le groupe rural, composé de paroisses. Le groupe urbain et le groupe rural sont subdivisés en comtés. Londres fait partie de quatre comtés.
Les administrations du groupe urbain ne sont pas, sauf