I-iég-eiacle l Suite
Riparto infetto (Côté infecté). — Sezionc esterai] /section externe). — 8. Bains, douches, lavabos. — 5. Vestiaire. — 4 Magasin. — 12. Cuisine. — 1ÎL Réfectoire. — 14. Ecurie. — 15. Hangar. — 11. Remise. — A Local servant île dépôt pour les désinfectants.
Sezione interna [section interne). — 9. Vestiaire. — 10. Cabinet du contrôleur.— 16. Magasin et loe*l de charge des appareils de désinfection. — E Cuve pour bain désinfectant — D Four pour incinérer les objets infectés. — CC étuves à vapeur.— B Chambre pour la désinfection avec les solutions antiseptiques chimiques. — A Chambre pour la désinfection avec les vapeurs de formol. — 1~ Four pour incinérer les immondices. — R Chemin de fer Decauville pour le transport des objets infectés de l'Hôpital des contagieux à l'établissement de désinfection.
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c) Deux étuves à vapeur, l'une de Oscar Schimmel, t'aù* tre de Geneste-Herscher. Cette dernière a été installée en
ci) l ne chambre pour la désinfection avec les solutions antiseptiques. Elle sert à la désinfection des objets, qui par leur volume et leur nature, tels que caisses, malles, etc.... ne se peuvent désinfecter à l'éluve, et pour lesquels suffisenl des pulvérisations ou des lavages avec des liquides désinfectants. Ce local a 2 mètres (50 de longueur. 1 mètre 80 de largeur et 2 mètres •")<> de hauteur. La paroi intérieure est vernissée et des vitres dormantes, permettent de l'extérieur, de surveiller les désinfeetcurs.
(Fig. 133) Désinfection par la l'ormaldéhyle à la station de désinfection de Milan.
e) Une chambre pour la désinfection par dégagement de vapeur de formol (fig. 133), où l'on peut élever la tempe-
STATIONS DK DESINFECTION 5Ô7
rature jusqu'à 60 degrés centigrades. In jet de vapeur y maintient une humidité constante. Les objets à désinfecter, vêtements, chapeaux cle.... sont suspendus à un appareil auquel on imprime un mouvement rotatoire tantôt à droite, tantôt à gauche, afin de mettre en contact tous leurs points avec les vapeurs de formaldéhyde.
l'n petit chemin de 1er Decauville relie la section interne avec l'hôpital des contagieux et sert au transport des objets coni aminés.
Le sol dr< locaux du côté infecté est revêtu d'une couche imperméable d'asphalte.
Tous les locaux sont vernissés jusqu'à une hauteur de 2 mètres.
Le côté non infecté comprend :
1 ° La loge du concierge :•
2" Un local où se trouve une bascule ;
.3° Un vestiaire ;
4° Une buanderie qui possède quatre bassins de lavage, des appareils pour obtenir de l'eau chaude, une laveuse, une lessiveuse, une rinceuse, une essoreuse. Tous ces appareils fonctionnent au moyen d'un moteur de la force de 8 chevaux. La buanderie peut laver dans une journée 700 kilogrammes de linge environ ;
5° l ii local contenant les chaudières à vapeur ;
0° l'n magasin affecté à l'expédition des objets désinfeelés i
/a Une cabine téléphonique ;
8° Divers locaux servant de magasin :
0° Une cuisine :
10" In réfectoire :
11° Ln hangar.
Des voitures spéciales sont destinées au transport du personnel, du matériel servant à la désinfection à domicile, (\o< objets à désinfecter et de ceux qui ont été désinfectés. 11 existe en outre des voilures affectées au transport des malades contagieux.
Les voilures pour le transport des objets infectés sont pourvues de plusieurs compartiments, dont le plus spacieux, dé capacité de 3 me. 100, reçoit les objets contaminés, literie, couvertures, linges, vêtements, enveloppés dans des sacs et des toiles. Les autres compartiments servent à loger le nombreux matériel nécessaire à la désinfection à domicile, que l'on pratique soit au moyen de pulvérisations et lavages antiseptiques, soit à l'aide de fumigations d'aldéhyde formique (appareil Trillal). Les parois de ces voitures sont vernissées et à angles arrondis de façon à être désinfectées facilement et soigneusement. Les voitures pour le transport à domicile des objets désinfectés différent des autres véhicules par leur couleur. Elles sont en outre en partie grillagées pour diminuer leur poids et mieux les aérer.
Stations de désinfection de la Ville de Paris
La Ville de Paris possède, depuis l'année 1889, quatre stations de désinfection. Ces stations sont munies, d'étuves à vapeur sous pression et d'un matériel permettant de faire les désinfections à domicile et à la station. Un personnel très important est affecté à ces établissements.
1° Station de la rue des Récottels. — Nous décrirons la station de la rue des Récollets (1) qui e'st la plus importante des quatre et qui comprend divers locaux figurés dans le plan (fig. 134).
Deux parties bien distinctes composent cet établissement. Elles sont séparées par un mur plein, et, dans les salles de désinfection, par une cloison métallique au niveau des éluves. A gauche, se trouve le quartier d'arrivée des objets a désinfecter ; à droite, celui des objets désinfectés ; puis à cheval, sur l'axe, le logement du surveillant général.
(1) La Brochure de M. A. .T. Martin, où l'on pourra puiser des renseignements plus complots, a pour titre : « Service municipal de désinfection. 4910. »
STATIONS DE DESINFECTION
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(Fig. 134)
Plan général de la Station municipale rie la ville rie Paris, G, rue ries Récollets
Légende :
Logement du surveillant général ; Magasin ;
Bureau de la station ; Cabine téléphonique ; Séchoir — d , ('laïcs ; Fosses à fumier ; Ecuries ; Remises ;
Cuisines — Réfectoires ; Sas de communication avec le refuge dr nuit ;
J, Hall de déchargement des voitures ;
K, Vestiaires ;
L, Lavabos — Bains-douches ;
M. Dépôt des pulvérisateurs ;
N, Table de déchargement des objets
infectés ; 0, Etuves ; P, Chaudière ; <4>, Bac de rinçage ; H, Atelier de réparations.
En dehors de ce logement, aucune communication directe ne peu! se [aire cuire les deux parties de l'établissement que par un couloir comprenant des vestiaires et une salle de bain-douches et lavabos. Cette construction occupe une superficie totale de 900 mètres et la surface couverte par les bâtiments esl de près de 000 mètres. Le système général de structure consiste en pans de 1er avec remplissage de briques apparentes, pour l'établissement proprement dit. La ventilation esl très simplement obtenue à l'aide de trémies percées dans la toiture, surmontées de lanternes et pourvues de rampes à gaz produisant appel d'air et brûlant les poussières au passage. Les murs sont peints à l'huile ; le sol est cimenté dans les bâtiments et dans les cours.
Le côté infecté comprend :
1° La salle de chargement des éluves ; cette salle est munie de tables N, pour recevoir les paquets d'objets contaminés et les déplier ; un bac de rinçage Q pour les objets s;dis de pus et de sang ;
2° Le hait de déchargement des voilures J :
3° Des lavabos et bain-douches L et des vestiaires K :
\° Le dépôt des pulvérisateurs M ;
5° Une remise G ; des écuries F ;
0° Un réfectoire II avec vestiaire K ;
7° Un water-closct.
Le côté désinfecté comprend :
1° La salle des éluves O avec la chaudière P et des claies (d) de séchage ;
2° Une remise G : les écuries F ;
3° Un réfectoire II ;
i" In séchoir D ;
5° Le bureau C avec cabine téléphonique C :
6° Un waler-closet ; *
7° Un atelier de réparations.
Une partie de la cour du côté désinfecté est couverte d'un vitrage, afin de pouvoir charger à l'abri de la pluie les voitures de livraison.
Le matériel en service pour la désinfection se compose : 1° detuyes à vapeur sous pression, m unies d'enregistreurs automatiques ; 2° de pulvérisateurs pour la projection de liquides antiseptiques ; 3° de mélangeurs dosimétriques : i" de brocs en bois pour la préparation et la manipulation <les solutions antiseptiques ; 5° de toiles, sacs et bâches d'enveloppes ; 6° de divers accessoires, boites à désinfectants, éponges, outils : 7° de voilures pour le transport, des objets, en un mot de tout ce qui pouvait être nécessaire au bon fonctionnement du service de la désinfection.
2° Nouvelle station de désinfection de la Ville de Paris. — ■ Les stations de désinfection de la ville de Paris eurent pour origine les étuves installées dans lés refuges de nuit et dans les stations d'ambulance pour les besoins de ces établissements. Elles furent mises à la disposition du public d'une manière en quelque sorte provisoire, mais ce provisoire dura jusqu'à ces dernières années, ainsi que l'a fait observer M. le Conseiller Moreau, aucune proposition n'étanl faite au Conseil municipal pour remédier aux inconvénients reconnus de tous et pour perfectionner un service dont l'importance croissait de jour en joui'.
Jusqu'à ces derniers temps en effet, les seuls moyens employés par le service de désinfection de la Ville de Paris étaient la vapeur d'eau sous pression des étuves, à la station, et les pulvérisateurs au sublimé, à domicile. Ces procédés n'étaient depuis longtemps plus en rapport avec les progrès réalisés, avec les perfectionnements obtenus en désinfection. Ils seraient peut être encore en usage à l'heure actuelle si le Conseil municipal n'avait à plusieurs reprises manifesté la volonté d'avoir un service bien organisé, répondant aux exigences de la loi du L5 février 1002, tout au moins aussi bien installé que les services analogues i]v^ autres villes de France.
C'est M. le Docteur Thierry qui fut chargé du soin de celle réorganisation et c'est grâce à son intelligente initiative <pie la Ville de Paris va être enfin dotée d'un service de désinfection irréprochable.
Le plan de la nouvelle station de la rue des Récollets que
nous donnons (lit;'. 135) montre bien que le nouveau service sera muni, en plus des étuves à vapeur et des
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Fig. 135,
Plan de là nouvelle station de désinfection de la ville de Paris
Légende
A Côté des objets contaminés.
B « » désinfectes.