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VI. — Appareils employant la solution de formaldéhyde

ET L'ACÉTONE

Appareils de M. Eugène Fournier

» M. Eugène Fournier associe l'acétone à la formaldéhyde commerciale, à seub fin de donner aux vapeurs désinfec-

L tantes une plus grande facilité de pénétration. Le procédé Fournier permet d'ajouter au pouvoir microbicide de l'aldéhyde formique les qualités insecticides de l'acétone. Le mélange d'aldéhyde et d'acéton^ employé par M. Fournier porte le nom de formacétone.

* Lorsque M. Fournier a commencé à utiliser sa méthode, il faisait, à l'aide de ses appareils, trois projections de vapeurs dans le local à désinfecter.

La première projection, dite d'humidification ou de pénétration, était faite avec de l'eau acétonée simple ou additionnée d'eau. La durée de contact était de 30 à 35 minutes.

La deuxième projection, dite de désinfection, était pratiquée avec la formacétone ; la durée de contact était de 6 à 8 heures.

La troisième projection, dite de désodorisation, durait 20 à 30 minutes. Elle était pratiquée avec de l'ammoniaque.

Avant ces trois opérations, M. Fournier élevait la température du local ou de l'étuve où il s'agissait de pratiquer une désinfection. Il augmentait de cette façon l'action bactéricide de la formaldéhyde. C'était de la désinfection méthodique, rationnelle et dont les résultats ne pouvaient être qu'excellents.

A en juger par les derniers certificats délivrés à M. Fournier, par le Ministre de l'Intérieur, pour ses appareils et procédés de désinfection, la première et la troisième projection seraient supprimées, sans préjudice aucun pour les résultats.

On dégage dans les appartements, à l'aide d'un appareil du type ci-contre (fig. 89) de la formacétone à la dose de 36 centimètres cubes par mètre cube du local (cette formacétone renfermant 18 pour 100 d'aldéhyde formique pure, (CHOH), additionnés de 34 centimètres cubes d'eau).

Cet appareil, désigné par son inventeur sous le nom de vaporipe n° 2 simplifié, se compose d'une chaudière supportée par une chemise à double enveloppe. Son couvercle autoclave à manomètre et à soupape porte un robinet de vapeur. A son rentre intérieur est fixé un serpentin à vaporisation instantanée dont les deux extrémités, traversant le

couvercle, se raccordent au tube d'arrivée sous pression du liquide à vaporiser, et au tuyau du projecteur s'il s'agit d'une désinfection en surface» ou à un ajutage à deux robinets dans le cas d'une désinfection mixte d'un local avec objets de literie, l'un des robinets alimentant le projecteur du local et l'autre celui de l'étuve démontable.

(Fig. 89) Vaporipe Fournier

Le vaporipe est en général muni d'un alimentateur Al (fig. 90) qui n'est autre chose qu'un récipient en tôle de 15 litres environ portant sur le dessus : un manomètre m, un bouchon de remplissage b et un robinet R dit robinet d'air, à raccord fileté qui reçoit l'ajutage d'une pompe à main Po montée sur un pied solide pour les opérations ordinaires, ou le détendeur d'un cylindre d'acide carbonique liquéfié Co pour les grandes opérations. Le récipient porte à son fond un robinet qui se raccorde par un tube à l'orifice du serpentin du vaporipe.

Le chauffage est obtenu avec une lampe à pétrole, désignée sous le nom de naphteuse, d'une intensité suffisante pour maintenir une pression de 5 kilogrammes et demi à 6 kilogrammes dans l'autoclave pendant la durée de l'opération.

(Fig. 90) Vaporise Fournier

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