I. ÉTUVES DU PREMIER GROUPE
1° Etuve à formol De B éditer
C'est une étuve ordinaire (Pig. 99) Geneste et Herscher, munie de ses batteries de chauffe et de ses appareils de con-
(Fig\ 99). — Etuve à formol de Rechler
trôle (soupapes, thermomètre, manomètre de vide et de pression), mais dépourvue de tous ses autres accessoires. En
plus, il existe une pompe aspirante et foulante qui alternativement fait le vide, puis la compression. L'air aspiré dans l'étuve est rejeté dans l'atmosphère. L'air qui entre dans l'étuve est obligé de passer dans le formolateur, serpentin plongé dans un bain-mario et qui contient une surface évaporante saturée de formol.
Fonctionnement. — On charge le formolateur d'une solution de formol à 6 pour 100, puis on réchauffe l'étuve au moyen des batteries. On charge le chariot à la façon ordinaire et l'on ferme ; on fait le vide à 60 centimètres et on laisse rentrer l'air chargé de vapeurs de formaldéhyde puis, à l'aide de la pompe à vapeur, on fait la compression à 1 kilogr. 300 ; enfin on fait la détente.
Ces manœuvres constituent un cycle ; on en fait trois semblables. A la fin du troisième cycle, sans faire de détente, on laisse trente minutes en contact à 1 kilogr. 300. On laisse tomber la pression : on fait le vide et l'on vaporise 100 grammes de solution commerciale d'ammoniaque.
/ La température doit atteindre 101 degrés centigrades. La durée de l'opération est de une heure et quinze minutes.
^ On obtient par ce procédé une désinfection en profondeur.
2° Etuve Compound au formol
Elle est construite par MM. Le Blanc et fils à Paris. C'est une étuve ordinaire Le Blanc dans laquelle on envoie de la vapeur fluente à 100 degrés pendant, 15 minutes ; on fait le vide à environ 50 centimètres durant 10 minutes ; on envoie des vapeurs de formol pendant 45 minutes, puis on ventile et on sèche pendant 10 minutes. La température doit s'élever à 100 degrés.
Comme dans la précédente étuve, on obtient de la désinfection en profondeur.
3° Etuve Girard et Cauchard
Cet appareil se compose : 1° d'une étuve ordinaire ; 2° d'un autoclave producteur d'aldéhyde par chauffage du trioxyméthylène analogue à celui que nous avons décrit précédemment.
On fait le vide dans l'étuve au moyen d'un appareil Borel, à trois reprises différentes. On projette dans l'étuve à une température correspondant à la pression de 12 kilogrammes l'aldéhyde formique produit par le chauffage du trioxyméthylène. La durée de contact étant de quatre heures, ce procédé permet d'obtenir la désinfection en profondeur tles objets placés dans l'étuve.
4° Procédé Sedan
M. Sedan se sert d'une étuve ordinaire Geneste et Herscher dans laquelle il projette à l'aide de son appareil spécial précédemment décrite (page 347) les vapeurs désinfectantes obtenues en chauffant à 6 atmosphères la solution de trioxyméthylène et de teinture de senévé dans l'alcool méthylique.
Fonctionnement. — On chauffe l'étuve à 30 degrés ; on fait le vide à 66 centimètres, on projette les vapeurs désinfectantes et on laisse les objets au contact de ces vapeurs pendant cinq heures.