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II. — ÉTUVES DU DEUXIÈME GROUPE

^ 1° Chambre-étuve à formol système Geneste-Herscher

de Rechter

Cet appareil, construit par l'importante maison de Paris, bien connue de tous les hygiénistes, a pour point de départ les intéressants travaux publiés par le Docteur de Rechter, de

Bruxelles, depuis 1897, sur les applications du formol à la conservation des cadavres d'abord, puis à la désinfection publique. Mais l'appareil d'aujourd'hui ne ressemble pas à celui décrit par l'inventeur en 1900, ni à celui relaté dans les Annales Médico-Chirurgicales du Brabant en 1903 .; seuls, les principes fondamentaux sont restés les mêmes, la sursaturation et la circulation permanente.

(Fig. J00) Chambre étuve à formol

L'appareil comprend une véritable chambre métallique (fig. 100) formée de deux parois séparées entre elles au moyen d'isolants. Elle a généralement une capacité utile de trois mètres cubes, mais peut être construite en toutes dimensions.

Elle possède deux portes opposées, de façon à pouvoir achevaler l'étuve elle-même sur une cloison et faire servir l'une des portes à l'entrée des objets à désinfecter et l'autre à la sortie des objets déjà désinfectés.

A droite et à gauche de la chambre-étuve, se trouve une

cloison laissant des ouvertures en haut* et en bas et dans chacun des deux compartiments ainsi formés, (c'est-à-dire entre la cloison et la paroi même de l'étuve) se trouvent :

1° Le formolateur ;

2° Le serpentin de chauffe.

A l'extérieur de l'appareil, et de chaque côté, se trouve un récipient en cuivre faisant vase de Mariotte et destiné à entretenir le niveau constant à l'intérieur des formolateurs. La vapeur, produite avec un générateur quelconque, pénètre dans l'étuve par deux tuyaux différents, l'un aboutissant au serpentin de chauffe, l'autre à un petit serpentin spécial traversant le fond des formolateurs et destiné à évaporer le liquide qui y est contenu. Enfin, des claies horizontales et des appareils pour suspension verticale, permettent de disposer à l'intérieur de la chambre, les objets ou vêtements, de quelque nature qu'ils soient, sans risque de les détériorer.

A la partie inférieure de l'appareil., se trouve un robinet permettant de recueillir le liquide évaporé en excès et un thermomètre donne, par ses indications, la marche générale à suivre.

Fonctionnement de l'appareil. — Supposons les claies chargées et les portes hermétiquement closes ; on met les vases de Mariotte en communication avec les formolateurs et on fait arriver la vapeur. Au moyen du thermomètre, on constate que la température intérieure s'élève lentement. L'air compris entre les cloisons et les parois de l'étuve s'échauffe ; il monte et est remplacé à la partie inférieure par de l'air froid provenant du milieu de l'étuve. En même temps, le formol contenu dans les formolateurs s'évapore et, au bout de quelques instants, on obtient un véritable courant double d'air formolé, qui monte latéralement et descend au milieu de l'étuve.

Ce mouvement est très actif et procure un brassage parfait.

Suivant les objets que l'on a à traiter, on peut marcher s' de trois façons différentes : à 65 degrés, et l'opération dure alors 3 heures.

Cette marche est celle qui convient le mieux pour les objets délicats que l'on pourrait avoir à traiter, et, entre autres, les livres ; à 75 degrés, et alors l'opération dure 2 heures ; enfin, à 95 degrés, et l'opération ne dure que 1 h. 20 en tout ; cette dernière marche s'appliquant dans les cas où l'on a besoin d'économiser le temps.

Le laps de temps est compté à partir du moment où le thermomètre indique la température voulue.

Le formol que l'on emploie est un mélange d'aldéhyde formique avec de l'eau pure, dans la proportion de un de formol à 40 % pour quatre d'eau (c'est un mélange à 8 % de concentration).

L'opération terminée, on peut décharger l'étuve. Seulement, comme l'odeur du formol est vive et pénétrante, il est bon de prendre quelques précautions. On a un instant songé à employer l'ammoniaque. Ce produit n'a donné que des résultats incomplets. Il est de beaucoup préférable d'agir comme il suit : sur l'étuve, on dispose une cheminée spéciale, fermée hermétiquement lorsque le besoin s'en fait sentir, et à l'intérieur de laquelle on dispose un souffleur à vapeur. A la partie inférieure de l'étuve, se trouve une rentrée d'air qui, elle aussi, sera fermée en temps ordinaire.

L'opération de désinfection étant terminée, on ouvre la rentrée d'air, on fait marcher le souffleur, et on obtient ainsi à l'intérieur de l'appareil, un violent courant d'air pur qui balaie toutes les vapeurs de formol et les envoie dans l'atmosphère, à une hauteur suffisante pour ne pas gêner les opérateurs. Au bout de quelques minutes, l'odeur intérieure a suffisamment disparu peur que les employés puissent sans inconvénient faire leur service. / Le même dispositif permet d'obtenir la dessication des

objets traités.

/ Les chambres étuves à formol réalisent, comme les étuves à vapeur sous pression une désinfection aussi bien en surface qu'en profondeur. Les expériences des inventeurs ont

établi que les spores du bacillus anthracis étaient tuées en profondeur en deux heures à 4^° et en quarante-cinq minutes à 85° / Les trois marches correspondant aux trois températures différentes que nous avons indiquées c'est-à-dire (>5°, 75°, 95° assurent dans les matelas les plus serrés et les plus épais la destruction de tous les microbes y compris les spores du subtilis.

> Les chambres-étuves à formol ont en outre, sur les étuves à vapeur, l'avantage de ne pas détériorer les objets et d'être moins coûteuses.

Les essais officiels, effectués devant le Conseil supérieur d'hygiène, ont permis de délivrer trois certificats, à la maison Geneste-Herscher. (15 mai et 26 octobre 1905).

2° Grande étuve à formacétone de Fournier

Elle est destinée à la désinfection en profondeur des objets de literie, vêtements ou tous autres objets. Elle se compose (fig. 101) d'une chambre rectangulaire A dans laquelle les vapeurs désinfectantes sont projetées au moyen de l'un quelconque des vaporisateurs Fournier. La capacité de l'étuve est de 17 mètres cubes ; ses parois sont en tôle recouverte de liège.

Elle est chauffée à la vapeur ; deux ventouses diamétralement opposées, l'une à la partie basse C, l'autre à la partie supérieure D, permettent d'établir des dépressions instantanées qui activent les condensations. La ventouse supérieure est surmontée d'un tuyau d'échappement des vapeurs au dehors. L'appareil vaporisateur est constitué par un autoclave ordinaire à double fond G ; il est chauffé à la vapeur et relié par un raccord flexible au projecteur intérieur. Il est surmonté d'un manomètre permettant de contrôler tes différentes phases de l'opération.

A l'intérieur de l'étuve, des supports mobiles permettent de disposer, à l'état isolé, six matelas ; deux grillages, l'un au dessous1 l'autre au dessus des matelas, reçoivent les

traversins et tous les autres objets, chaussures, coiffures, fourrures, etc.. Les couvertures, carpettes sont suspendues à des supports mobiles fixés près du plafond. Sur un autre support mobile, à disposition convenable, glissent des porte-habits pour vêtements.

On emploie les proportions suivantes : 4000 centimètres cubes de formacétone renfermant environ 1800 centimètres cubes de solution commerciale d'aldéhyde formique à 40 pour 100 et 3500 centimètres cubes d'eau.

(Fig. 101) Grande étuve à formacétone de Pournier

Fonctionnement. — L etuve fermée, on laisse la ventouse supérieure ouverte, on verse dans le récipient du régulateur hydraulique 100 centimètres cubes d'ammoniaque et une quantité d'eau suffisante pour avoir 54 centimètres de hauteur ; on purge et on chauffe.

A 25 degrés, on ferme la ventouse ; à 35 degrés, on fait une dépression suivie d'une projection de vapeur de 5 minutes ; on renouvelle la dépression et on fait la projection de formacétone.

Si l'appareil vaporisateur n'est pas assez grand, on fait cette projection en deux fois.

Après la première partie, on suspend le chauffage, on purge et. on fait la deuxième partie de la projection.

On ferme la purge, on chauffe à 70 degrés, on suspend le chauffage et on purge.

Au bout d'un quart d'heure, on chauffe à 79 degrés, température qu'on maintient cinq minutes ; on arrête le chauffage, on purge, et une heure trois quarts après la projection, on ouvre.

(Fig. 102) Etuve à formacétone de Fouruier

M. Fournier construit d'autres types d'étuves à formacétone, dont une éluve démontable, et une étuve transportable (fig. 102). Tous ces appareils donnent d'excellents résultats au point de vue désinfection.

3° Êiuve formogène Trillat

L'étuve formogène Trillat construite par la Société Française de désinfection (certificat n° 35) est installée dans les locaux de la Société à Bécon-les-Bruyères. Elle se compose d'une étuve et d'un autoclave à formochlorol. Elle a une capacité de 10 mètres cubes et elle peut être chauffée par

des bouteilles circulatoires de vapeur ou serpentins à circulation de vapeur. Elle est munie d'un manomètre, d'un thermomètre enregistreur et de la tuyauterie et des robinets nécessaires à la manœuvre. Deux portes permettent d'effectuer l'entrée des objets contaminés et la sortie des objets désinfectés dans deux locaux distincts. A l'intérieur est un chariot roulant sur des rails articulés pour la sortie du chariot à l'avant et à l'arrière.

L'étuve étant garnie et fermée, on la chauffe au moyen des bouteilles circulatoires de vapeur, puis on y fait le vide jusqu'à 60 à 65 centimètres de mercure. Pendant ce temps, on introduit dans un autoclave formogène Trillat, disposé près de l'étuve, 1500 centimètres cubes de formochlorol et on le met en pression ; dès que les vapeurs de formaldéhyde atteignent dans l'autoclave une pression de 5 atmosphères, on les projette dans l'étuve en manœuvrant avec précaution le robinet à pointeau. Cette opération terminée, on laisse en contact pendant 4 heures, après lesquelles on fait rentrer l'air dans l'étuve ; on vaporise ensuite au moyen de l'autoclave dans l'étuve 500 centimètres cubes de solution commerciale d'ammoniaque, on laisse en contact 30 minutes, puis on ouvre l'étuve.

La température intérieure de l'étuve, étant de 85 degrés, la durée de contact étant de 4 heures à 4 heures 30, on obtiendra une désinfection en profondeur des objets placés dans l'étuve.

4° Ëtuve démontable Geneste, Herscher et Cie

Cette étuve permet d'obtenir une désinfection en profondeur au moyen des vapeurs de formol, produites par l'appareil Hoton.

Elle se compose (fig. 103) d'une « carcasse » métallique démontable formée de tiges pleines et de tubes creux, à l'intérieur de laquelle sont disposées des claies destinées à recevoir les divers objets soumis à la désinfection. Les parois de l'étuve sont constituées par un tissu spécial caoutchouté. Le fond seul est métallique et porte l'aménagement

AGENTS CHIMI0UF5

destiné au montage de l'appareil. Les accessoires de l'étuve comprennent une tuyauterie en cuivre pour le raccordement, un réchaud à pétrole, des tréteaux, des claies et un thermomètre.

Fonctionnement. — Il comprend deux opérations distinctes : Le chauffage préalable et la désinfection proprement dite.

Chauffage préalable. — L'étuve étant chargée, on verse dans la coupelle inférieure la quantité d'eau convenable qui varie suivant les dimensions de l'appareil ; on ferme les por-

(Fig. 103) Etuve démontable Geneste, Horscher et Cie

tes et, au moyen du réchaud intérieur, on chauffe aussi énergiquement que possible de façon à évaporer l'eau. La température ne doit pas dépasser 80 à 85 degrés. Ce chauffage préalable doit durer une heure.

Désinfection proprement dite. — Le réchaud étant réglé de façon à maintenir toujours la température vers 85 degrés, on envoie dans l'intérieur de l'étuve les vapeurs de formaldéhyde produites par l'appareil Hoton.

La désinfection dure une heure et demie.

L'opération complète a donc duré deux heures et demie.

Cet appareil a l'avantage d'être simple, léger, peu encombrant et facilement transportable ; il a été approuvé par le Conseil supérieur d'hygiène qui a délivré le certificat n° SI. (Juillet 1907).

5° Ëtuve démontable Guasco

Cet appareil se compose de S panneaux métalliques en tôle galvanisée portant une cornière sur leurs arêtes extérieures et munis de pieds. Une autre cornière existe à la partie supérieure de chaque panneau, mais à l'intérieur de celui-ci.

Quatre de ces panneaux mesurent chacun 0 m. 75 de long et assemblés deux à deux, bout à bout, ils forment les petits côtés (1 m. 50) de la chambre, tandis que les 4 autres panneaux mesurant chacun 1 mètre de long, assemblés par deux et bo'at à bout, constituent les grands côtés (2 mètres) de la chambre.

L'assemblage des panneaux entre eux, soit bout à bout, soit à angle droit, s'opère en réunissant les cornières de 2 panneaux voisins et en les fixant au moyen de petits serrejoints à vis.

( )n obtient ainsi une sorte de cage (fig. 104) que l'on referme à sa partie supérieure au moyen de trois feuilles métalliques simplement posées sur le rebord constitué par la cornière intérieure des panneaux. Cette sorte de sole métallique servira de support à la literie en même temps que de surface de chauffe. Le milieu de cette surface est soutenu par des pieds métalliques qui se déplient en se mettant dans la position verticale.

L'ensemble ainsi réalisé constitue une sorte de réservoir où viendra se concentrer la chaleur de deux fourneaux à

pétrole à mèches el à flamme bleue, disposés extérieurement. Ces fourneaux envoient leur chaleur au moyen de deux coudes pénétrant dans l'intérieur de la chambre métallique par une ouverture ménagée dans chacun de deux des panneaux formant les grands côtés.

Pour obtenir une suffisante répartition de la chaleur, on a adopté des disperse-chaleur, dispositif composé de trois disques métalliques de diamètre progressif recouverts d'amiante, attachés concentriquement à quelques centimètres l'un de l'autre et qu'un crochet permet de suspendre, dans la chambre de chauffe, devant chacune des bouches d'arrivée d'air chaud.

[Fig. 104) Etuve démontable Guasco

Sur la sole métallique formant le couvercle de la chambre, on étend une étoffe de molleton imbibée de la solution antiseptique prescrite pour cette étuve par le Conseil supérieur d'Hygiène Publique de France, (500 ce. formol à 32,4 pour 100 au moins et 1500 ce. eau) et on dispose à plat et côte à côte sur l'étoffe ainsi imbibée, les objets à désinfecter.

On recouvre alors le tout d'un prélart imperméable. Le bord de ce prélart étant muni d'une bande métallique interrompue pour en permettre le pliage il est facile d'en fixer la

périphérie à la cornière faisant extérieurement le tour de la cage, au moyen des serre-joints à vis.

La literie est ainsi renfermée dans Un milieu d'une étanchéité relative, mais suffisante pour le but à atteindre.

(Fig. 105 et 106) Etuve Guaeco (voiture modèle déposé)

L'étuve fonctionne seule et sans nécessiter aucune surveillance, dès que les fourneaux à pétrole ont été allumés et leurs mèches réglées de façon à en obtenir la plus petite flamme bleue possible.

La durée de contact est de quatre heures, à partir du moment de l'allumage des deux lampes. La température devra atteindre au moins 51 degrés sous une épaisseur de 5 centimètres.

Toutes les parties de 1 etuve démontée tiennent dans une caisse affectant les dimensions extérieures suivantes : 1 m. x 0,70 m. x 0,45 m.

Le poids total de l'étuve avec tous ses accessoires est de 70 à 75 kilos.

La Société Française des postes de désinfection Guasco construit également une étuve démontable ne pesant que 50 kilogrammes et pouvant être placée dans une sorte de malle aux dimensions suivantes : 1 m. x 0 m. 45 x 0m. 70.

Cette malle peut être montée sur un chariot (fig. 105) ou chargée sur une voiture ou une automobile ou être lacilement transportée en chemin de fer.

6° Etuve Gonin démontable

L'étuve Gonin est une chambre métallique hermétiquement close dans laquelle les objets de literie ou mobiliers peuvent être complètement stérilisés en surface et en profondeur à une température de 95 degrés, au moyen de vapeurs de formol produites par des fumigators. (1)

L'Ëtuve Gonin se compose de trois parties (fig- 107) :

1° La chambre-étuve ;

2° L'appareil de chauffage ;

3° Les raccords à deux pièces pour adapter les fumigators à l'étuve.

Chambre-étuve. — La chambre-étuve est composée de deux pièces : Deux cuves pouvant s'emboîter l'une dans l'autre, cerclées et rivées, d'une solidité à toute épreuve. L'une de ces cuves que l'on pose sur des tréteaux est bordée par une gouttière, au fond de laquelle est une bande de feutre humectée d'eau ; l'autre est bordée par un rebord à jet d'eau.

(1) Voir page 338.

Une étagère démontable, destinée à recevoir les objets à désinfecter, est fixée dans la cuve à gouttière. Lorsqu'on renverse l'une sur l'autre ces cuves, on obtient une fermeture hermétique.

Appareil de chauffage. — Sous le fond de l'étuve s'ajuste un cylindre muni d'une plate-forme à sa partie inférieure. Ce cylindre reçoit la chaleur émise par une lampe Baku, à deux becs, posée sur la plate-forme et la dirige dans un « coffre de chaleur » ; de là, l'air chaud pénètre dans un

(Fig. 107)

Etuve Gonin démontable

serpentin en tôle, y circule et peut, suivant la position donnée à un registre de distribution, pénétrer dans l'étUve ou sortir à l'air libre.

Serpentin et coffre de chaleur reposent sur le fond de la cuve à gouttière.

Raccords à deux pièces. — Deux trous sont percés dans le fond de la cuve à gouttière. Ils sont munis de joints de raccords pour l'adaptation des fumigators.

Fonctionnement de l'étuve. — 1° On place la cuve à goût-

tière sur des tréteaux. On verse de l'eau dans la gouttière préalablement garnie de sa bande de feutre.

On monte ensuite l'étagère et on y dispose les objets à désinfecter.

2° On verse trois litres d'eau clans le saturateur.

On adapte les fumigators et l'on place la cuve à rebord sur la première.

3° L'appareil de chauffage est mis en place et la lampe est allumée. A ce moment la ventouse doit être ouverte et

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Le Croquis

Étuve Gonin montée sur un chariot

le registre du serpentin ouvert à l'intérieur. On chauffe jusqu'à 85 degrés.

4° A 85 degrés, on ouvre le registre à l'extérieur, on ferme la ventouse, on allume les fumigators et on continue de chauffer pendant deux heures sans dépasser la température de 95 degrés. . . . ..

Au bout de ce temps on éteint la lampe et on ouvre l'étuve; l'opération est terminée.

L'étuve Gonin est un appareil simple, efficace, facilement démontable et transportable (fig. 107 et 108). Il assure une stérilisation rapide en surface et en profondeur. (Approbation ministérielle 9 février 1904 et 21 juin 1907).

7° Etuve de Berlioz

C'est une étuve démontable (fig. 109) destinée à la désinfection en profondeur. Elle est basée sur l'emploi combiné de la chaleur et des vapeurs antiseptiques d'un mélange

^Fig. 109) Etuvo de Berlioz

d'aldéhyde form'ique et d'aldéhyde éthylicpie dénommé Aldéol.

L'appareil est une caisse en fer rectangulaire d'un mètre cube et demi ou de trois mètres cubes.

AGENTS CHIMIQUES 3ô7

On peut en faire de dimensions supérieures, six mètres et plus. Cette étuve est formée de six panneaux ajustés simplement par des agrafes mobiles. Elle est donc facilement démontable et transportable.

Chaque panneau est constitué par un cadre en fer cornière garni de deux feuilles en tôle galvanisée séparées par une couche d'air formant matelas calorifuge. Le panneau inférieur est surélevé au-dessus du sol par des pieds en fer et est percé au centre d'un large orifice. Dans cet orifice se loge un court cylindre en tôle ouvert par le bas, fermé en haut par un plat en tôle très épaisse et muni à son pourtour de buses destinées à distribuer l'air chaud.

Sur un des panneaux latéraux se trouve, à l'extérieur, un entonnoir muni d'un tube en cuivre qui traverse la paroi et vient déboucher au-dessus du plat d'évaporation. Sur ce même panneau est percé un orifice d'aération.

Au dessous de l'étuve et dans l'ouverture inférieure du cylindre de distribution de chaleur, on place une lampe à pétrole, genre Primus brûlant en bec Bunsen, sans fumée.

Cette lampe est gouvernée par une pompe à bicyclette d'un modèle spécial.

Les objets à désinfecter sont étendus sur des claies.

L'opération de la désinfection comprend trois temps :

1er Temps. — Chauffage à sec jusqu'à 80° marqués par un thermomètre fixé sur la porte, l'orifice de ventilation étant ouvert. Il suffit, d'une dizaine de minutes.

2e Temps. — On verse dans l'entonnoir de l'eau additionnée d'un peu d'aldéol et on laisse écouler le liquide dans le plat.

3e Temps-. — Cinq minutes après on verse dans l'entonnoir 250 ou 500 grammes ou un litre d'aldéol pur, suivant la capacité de l'étuve et l'on ferme l'orifice d'aération.

L'opération est terminée, il suffit de continuer le chauffage de l'étuve pendant deux heures en se maintenant entre 90° et 95°.

On remarquera qu'il n'y a aucune pression dans l'étuve puisqu'elle est constamment en communication avec Yex lérieur par les buses qui s'ouvrent d'un côté dans l'étuve, de l'autre au-dessous de l'étuve. 11 n'y a donc aucun manomètre.

Tous ces appareils ne permettent d'obtenir qu'une désinfection en surface des objets que l'on place à leur intérieur.

Petits appareils a formol pour la désinfection des instruments DE CHIRURGIE, DES OBJETS DE PANSEMENT ET DE TOILETTE.

Appareil de Rcchter

C'est une petite étuve en cuivre (fig. 110) construite par la Maison Geneste et Herscher où se trouvent des étagères ajourées sur lesquelles on dispose les instruments, outils

(Fig. 110) Appareil de Rechter

ou objets à désinfecter. A droite, est ménagé un compartiment étroit, communiquant avec le res.te de l'appareil par le haut et par le bas et contenant une mèche absorbante <,ui

baigne dans une gouttière où l'on verse de l'aldéhyde formique étendue d'eau.

A l'extérieur se trouve une très petite rampe à gaz et un récipient en verre pouvant contenir du liquide pour quaue à cinq opérations successives

Fonctionnement. — L'étuve étant placée bien horizontalement, on dispose sur les tables les objets à désinfecter, en ayant soin de ne pas les tasser, ni de les superposer ; on ferme les deux portes. On prépare le liquide désinfectant en étendant de deux fois son volume d'eau l'aldéhyde formique à 40 p. 100 du commerce. Le robinet étant fermé, on en remplit le récipient en verre jusqu'à la division supérieure, on ouvre le robinet et on laisse lentement couler le liquide jusqu'à ce que le niveau atteigne la division immédiatement inférieure. On a alors versé 100 centimètres cubes de liquide. On allume la rampe à gaz et l'on règle la combustion de manière à ne pas produire du noir de fumée. On chauffe pendant trois quarts d'heure à une heure.

Cet appareil est autorisé par le certificat n° 21.

Appareil Geneste et Herscher

La maison Geneste et Herscher construit un petit appareil de forme cylindrique (fig. 111) de 25 centimètres de diamètre et de 30 centimètres de hauteur.

Un couvercle, intentionnellement lourd, ferme hermétiquement au moyen d'un joint en caoutchouc. Au bas une petite poche dans laquelle on met 100 centimètres cubes d'aldéhyde formique dilué à 10 pour 100.

L'appareil repose sur un support à l'intérieur duquel on dispose une lampe à alcool.

Les objets à désinfecter sont placés dans des paniers grillagés que l'on introduit dans l'appareil. On place le couvercle hermétique et on chauffe cinq à six minutes avec la lampe à alcool. On éteint la lampe et on laisse les objets en contact avec les vapeurs formulées pendant une heure.

Appareil Genesto et Herscher

Stérilisateurs Hélios

La Société Française de produits photochimiques et pharmaceutiques construit plusieurs modèles de stérilisateurs dans lesquels on brûle des pastilles de trioxyméthylène. Nous décrirons deux de ces appareils : le stérilisateur Hélios, modèle rond n° 1 et le stérilisateur à volets, petit modèle.

Stérilisateur Hélios, modèle rond n° 1

C'est une armoire en cuivre nickelé de forme cylindrique (fig. 112), dont le diamètre est de 32 centimètres et la hauteur de 38 centimètres. Elle est destinée à stériliser en surface les instruments de chirurgie et le matériel des coiffeurs.

La porte est à deux battants. A la partie inférieure et sur le côté gauche est un godet métallique fixé à l'intérieur de l'armoire et chauffé par une lampe à alcool placée en dehors et au dessous du godet.

(Fig. 112J Stérilisateur Hélios

Les objets sont placés dans des paniers en métal grillagé. On emploie 5 pastilles de trioxyméthylène de un gramme. La durée du chauffage et du contact est de une heure et demie.

Stérilisateur Hélios, petit modèle

C'est une armoire métallique (fig. 1 13) (dimensions 23 x 27

x 20 centimètres) munie de deux paniers en métal grillagé,

x20 centimètres) munie de deux paniers en métal grillagé.

A la partie inférieure et sur le côté est un godet métallique

fixé à l'intérieur de l'armoire et chauffé par une lampe à

alcool placée en dehors et en dessous du godet. On emploie

la même quantité de trioxyméthylène que dans l'appareil

précédent. Même durée de contact.

(Fig. 113)

Stérilisateur Hélios, petit modèle

Petite éluve Fournier

C'est une armoire métallique avec revêlement intérieur calorifuge qu l'on chauffe au gaz avec un bec Bunsen muni d'une veilleuse. Les dimensions exléiïeures sont 40 x 25 x 43 centimètres ; sa capacité est 33 décimètres cubes.

On dispose les objets sur les claies, on verse dans le récipient inférieur 40 centimètres cubes de formacétone et l'on chauffe. Lorsque la température a atteint 46 degrés, on éteint et on ne laisse brûler que la veilleuse. La durée de contact est de 55 minutes.

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