‹ Traité de diagnostic et de séméiologie (volume 2)Chapitre 103 sur 142 · INSPECTION MICROSCOPIQUE DU SANG · texte numérisé non relu

INSPECTION MICROSCOPIQUE DU SANG

près à distinguer les globules de pus de ceux du sang. Ceux du pus seraient plus gros (un centième de millimètre 9 tandis que ceux du sang, suivant les obserteurs divers , auraient un cent-vingtième, un centcinquantième , un trois centième de millimètre ). Ils n'auraient pas, comme ceux du sang, de noyau central. Au lieu d'être lenticulaires , appîatis , d'avoir des bords unis, ils seraient sphériques, et leurs bords parai traient frangés et légèrement découpés. Leur centre présenterait de petites lignes entrecroisées , formant des espèces de mailles. Malheureusement , ainsi que le remarque M. Donné, le sang des gens les mieux portans contient quelquefois des globules semblables, et celui qui a été conservé pendant quelque temps , a tous ses globules sphériques. On ne peut donc, dans rétat actuel de la science , distinguer, à l'aide du microscope, le sang pur, du sang mélangé de pus.

818. L'analyse chimique du sang semblerait théoriquement devoir conduire à des inductions diagnostiques d'une haute importance , . et il y a lieu de croire que plus tard il en sera ainsi. Jusqu'à présent, les conséquences pratiques qu'on en a déduites, se réduisent à quelques cas particuliers et à un petit nombre de notions générales. La très grande difficulté que les analyses du sang présentent et qui ont été si bien signalées par M. Lecanu dans son remarquable mémoire sur ce sujet , la multiplicité de recherches qu'elles exigeraient dans un nombre considérable de maladies , sont causes du peu d'applications cliniques que ces analyses ont fournies. . ^

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