‹ Traité de diagnostic et de séméiologie (volume 2)Chapitre 112 sur 142 · AUSCULTATION DES FOSSES NASALES · texte numérisé non relu

AUSCULTATION DES FOSSES NASALES

ce mode d exploration conduit à des résultats dont il est bon de tenir compte.

89 1 . D'abord, il apprend si, pendant le sommeil du malade, lair passe ou non à travers les narines , faits importants à noter quand il sagit d'apprécier les causes organiques de la sécheresse de la langue. Il fait ensuite apprécier si la respiration est facile ou laborieuse à travers les cavités olfactives , dernière circonstance qui influe plus qu'on ne croit communément sur la dyspnée. Par la manière dont Fair traverse les fosses nasales, et par la nature du bruit que l'on obtient, on peut être porté à croire qu'il existe une encéphalopathie ; tels sont les cas de ronflement apoplectique. Par les râles que l'audition fait entendre dans les cavités olfactives, on juge de la présence des liquides qui s'y trouvent et de leur abondance. Quand une rhinorrhagie (épistaxis) paraît terminée, on ne peut pas encore affirmer qu'il en soit ainsi lorsqu'on entend des râles bruyans dans les fosses nasales.

892. Il faut bien se garder encore de confondre les ronchus du nez, principalement chez les enfans pour lesquels on craint le croup , avec ceux du larynx. Il y a un moyen très simple d'éviter cette grave méprise, c'est de boucher un moment le nez de l'individu qu'on examine. Si le râle cesse lors de la respiration, c'est qu'il prend naissance dans les cavités olfactives; s'il persiste , il provient très probablement du larynx ou du pharynx.

893. L'auscultation des fosses nasales peut être faite médiatement, et n'est guère applicable qu'aux sinus;

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