‹ Traité de diagnostic et de séméiologie (volume 2)Chapitre 122 sur 142 · BRONCHITE · texte numérisé non relu

BRONCHITE

tion fait rendre , dans les premiers temps , des mucosités muqueuses et claires , et plus tard des crachats opaques , jaunâtres et verdâtres. Les matières expectorées contiennent souvent du sang, disposé par stries ou par points rougeâtres; le plus ordinairement ce sang est situé à la surface du crachat. Cela a surtout lieu à la suite des quintes de toux qui sont assez fortes pour produire de légères hémorrhagies laryngiennes ou gutturales. Quand la bronchite est simple, la percussion ne fait pas découvrir de matité dans les poumons ; celle-ci se retrouve à un faible degré lorsqu'une pneumohémie ( congestion sanguine des poumons ) se déclare comme effet de la souffrance des bronches. On la rencontre encore (l'obscurité du son thoracique ) , lorsque, consécutivement à la bronchite, des liquides abondans se déposent ou séjournent dans les divisions des conduits aériens, ou dans les aréoles pulmonaires. L'auscultation à distance fait entendre des ronclius profonds , dont la largeur est très variable. L'auscultation thoracique, médiate ou immédiate, fait saisir des ronchus, larges ou menus, suivant la dimension des bronches où les fluides sont déposés. Très rarement, dans la bronchite, les ronchus sont très menus (crépitans) ; à ces symptômes il faut joindre la gêne de la respiration, quelquefois les phénomènes d\me hématose incomplète, une augmentation dans la chaleur delà peau, de la fréquence dans les battemens du cœur et par conséquent dans les pulsations de l'arîère , des sueurs plus ou moins fréquentes, d'autres troubles de chxidation et partant une fbole de phénomènes gé-

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