‹ Traité de diagnostic et de séméiologie (volume 2)Chapitre 123 sur 142 · BRONCHITE CHRONIQUE · texte numérisé non relu

BRONCHITE CHRONIQUE

néraux vers le tube digestif, le cerveau , ou les autres organes. Du reste , la bronchite aiguë est susceptible d'une infinité de nuances depuis les plus légères jusqu'aux plus graves.

1 1 5o. S"* La broncliite chronique présente la plupart des caractères de la bronchite aiguë ; mais plus souvent à des degrés moins prononcés : cette lésion, comme son nom l'indique , se prolonge , ou s'est prolongée; la douleur est le plus souvent nulle, la toux très variable ; la matière de l'expectoration et les phénomènes généraux et locaux le sont encore plus. La plupart des symptômes qui lui sont propres sout presque les mêmes que ceux de îa bronchopathie, et on a souvent donné le nom de bronchite chronique à une souffrance des bronches , quelle qu'en soit la cause,

1 1 3 1 . La bronchorrhée (écoulement abondant de mucosités par les bronches, catarrhe pituiteux ou muqueux ) se reconnaît à l'expectoration abondante des matières muqueuses, filantes, qu'on entend sortir de la profondeur des voies aériennes 5 circonstance capitale qui distingue ce cas de l'expuition d'une grande quantité de salive, suite de certaines toux laryngiennes. Dans la bronchorrhée existent en même temps dans les bronches desronchus sonores, sibilans et muqueux, à divers degrés de largeur ou de ténuité.

1 132. 5° La bronchorrhée spumeuse (c[ui, si la matière de Fexpectoration cesse d'être rejetée au dehors, donne bientôt lieu à l'anhématosie par l'écume bronchique), a pour caractères; des mucosités abondantes et très spumeuses rendues à la suite de la toux. Dans

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€e cas, les ronchus entendus dans les poumons consistent, tantôt dans un bouillonnement, si les liquides occupent les grosses bronches , tantôt dans des râles ténus, ou très ténus, mais toujours humides, si l'écume se trouve dans les petites divisions bronchiques.

1 1 33. G*' La broncliorrhagie est dans le plus grand nombre des cas très difficile à distinguer de la laryngorrhagie. L'absence de douleurs laryngiennes et d'enrouement 5 et l'existence d'une sensation pénible dans le thorax à son début; la coexistence de ronchus dans les voies profondes de l'air , en même temps que le malade crache du sang qu'il assure sentir provenir du fond de la poitrine , sont les meilleurs caractères pour porter à croire que le sang vient des bronches et non du larynx.

1 1 34. 7*" La bronckiarctie^ ou le rétrécissement des bronches, qui peut être porté jusqu'à l'oblitération, a pour caractères: la diminution ou la cessation des bruits respiratoires sur les points du poumon qui correspondent au rameau bronchique intéressé. Si des liquides sont les causes du rétrécissement , on entend en général des ronchus muqueux. Dans les cas où les bronches sont devenues plus étroites par l'épaisissement de la membrane muqueuse, ce sont , dit-on, des râles sibilans ou roucoulans , harmoniques, que l'on entend. On trouve encore ceux-ci lorsque des liquides visqueux diminuent la capacité des conduits aériens. Si c'est dans une grosse bronche que la cavité soit diminuée , le bruit produit par le passage de l'air sur ce point (ronchus large , m o queux , sibilant ) se fera ordinairement entendre, soit dans tout

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