‹ Traité de diagnostic et de séméiologie (volume 2)Chapitre 24 sur 142 · DES SIGNES SOUS LE RAPPORT DU PRONOSTIC · texte numérisé non relu

DES SIGNES SOUS LE RAPPORT DU PRONOSTIC

rien dire que de très vague, et par conséquent de très peu utile, sur l'expression pronostique de chaque signe isolé. ïl n'est peut-être pas un des aphorismes écrits dans le sens de ceux-ci qui puissent être soutenu : Sudor si fluat multus ^ morbum indicat : — Somnus vigilia ^ uterque modum excedentiaj, malum, — Quo in jnorbo somnus laborem facit lethale; Si vero somnus juvet^ non lethale^ - — si a leucopklegmatia detento vehemens diarrhœa superveniat rnorbum solvit, etc. — Vénérons dans les écrits du divin vieillard cet esprit d'observation qu'il possédait à un si haut degré ; mais n'établissons jamais le pronostic sur un seul signe : ainsi ne disons pas, que l'extrême faiblesse du pouls est un mauvais signe , car il est des gens qui ont habituellement le pouls très faible et qui se portent bien; que les sueurs dans la pneumonite ou dans l'arthrite, sont de bon augure 3 car nous verrons la première de ces maladies faire périr des hommes qui ont beaucoup sué jusqu'à la mort, et la seconde durer long-temps chez des malades qui transpirent beaucoup ; que les urines sédimenteuses annoncent une crise et la guérison du mal, car souvent nous le verrons persister malgré les urines critiques, etc. , etc. Loin de procédér avec cette légèreté, étudions les causes, les symptômes, les signes anatomiques et physiologiques que fournit un malade, et de la comparai son que nous établirons entre eux, déduisons un pro nostic qui ne nous trompera pas.

147. Cette marche sera suivie dans notre Traité de médecine pratique qui suivra celui du Diagnostic ; c est dire que nous ne ferons pas de généralités sur

EXAMEN ET INTERROGATION DES MALADES. 7 t

la valeur pronostique des signes que nous étudierons, mais que nous ne manquerons pas, à Foccasion de chaque lésion d'organe ou de chaque maladie, de déterminer les chances heureuses ou malheureuses que le malade peut avoir.

§ YIIL De quelques précautions qu'il faut prendre avant d'examiner les malades. Tableau indiquant la manière de les examiner et de les interroger.

i48. Il est bon, lorsqu'on fait la visite dans un hôpital, d'avoir près de soi et sous sa main les instrumens nécessaires pour se livrer à toutes les recherches que le diagnostic exige. On peut les réunir dans une boîte qui forme ainsi un petit appareil, qui est pour le médecin explorateur , ce qu'est l'appareil de l'opération pour le chirurgien, lorsqu'il s'apprête à se servir du bistouri. ( i )

i49 L'appareil du diagnostic se composera : i** D'une lumière pour examiner les parties profondes.

2** D'une spatule pour abaisser la langue. 3"* D'une forte loupe pour examiner les maladies de la peau,

4** D'eau tiède pour échauffer ses mains, ^ f -

5° De cérat pour exercer le toucher.

D'un plessimètre mince , solide, en ivoire, d'un pouce et demi à deux pouces de diamètre, à auricules latérales. Ce plessimètre sera gradué en pouces

( I ) On Irouveia col appareil chez Cbarricre , ['ahiiquant d'inslrumon t de chirurgie, rue de l'Ecole de médecine.

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