DO POOLS
AGE
BEMABQOKS.
Pneumonite à gauche loo
Id..*, 100
Pleuritc 8o
Pleuiite 85
Pneumopalhie tuberculeuse 76
fd. 80
Id, 80
Amygdalite très le'gère 85
Ente'rite simple , 62
Entérite simple. 75
Ente'rite simple 85
Ente'rite et bronchite 90
Enter, sous i'infl.des éraan. putrides 60
Ente'rite de cuivre 60
rd, 80
rd, 80
Entérite typhohémique i. ... 36
Id.. 4 70
ïd....,.^ 70
Id 75
Ente'rite typho. avec angine couen-
ceuse et pneumonite go
Enle'rile typhohe'mique 100
Entérite chronique. 60
Carcinome du pylore 65
Diarrhée excessive , 120
He'patohemic 80
Hépatite 70
Kéi) a l o -pie u i" o-p H ( u m o n i te 90
faible 21 Cas très gme.
naturel.. 16
large, mou* 18
natin'i-li 36
naturel 34
fort.^ 21
assez fort 16
naturel 19
assez fort 3o
plein 27
plein, fort 3i
faible 32
fort, large 20
fort 17
assez fort 18
faible 4^
fort
naturel * . . 32
naturel 19
fort 17
grand, plein
faible
petit
faible
naturel 3o
de'pressiblc 24
naturel , 37
faible 44
fiiible 4o
naturel. . 42
très faible 3o
fort 4o
naturel 46
naturel,... 23
Malad. IrèsgraTe.
Maladie gravr.
Mal.idie légère.
NOMS
DES MALADIKS.
ce a o a
CARACTÈRES
DU POULS
AGE
REMARQU ES.
Hepato-pleuro-pneumoïiite 70
Hépatite grave, icière 100
HëpaLite 100
CholiLëraie (ictère) 5o
Id. , 65
Id o 80
Fièvre intermittente.... 80
Id..^ 1 00
Ence'plialolie'mie 60
Id 36
Ence'phaîorrhagle 70
Id , . 80
Me'aiûgo-ence'phaiite 80
Encépîialo-malaxie go
Id 100
Ne'vralgie sciatique 85
Variole disse'mine'e . » 85
He'mo-arthrite (arthrite sponta. aig. ) 70
Id. o 70
Id 80
Id 85
Id 90
Id 100
Id. 100
Mé troiie'mie , 70
Id. e 120
Me'trite, suite de coucîies 90
Carcinome luërin 80
Indisposition 70
Courbature 70
Douleur musculaire, 60
naturel. 28
faible 35
assez fort 3y
naturel 3o
naturel , .... 20
fort 4o
naturel 17
assez plein 33
faible 4o
plein 36
fort, vibrant 70
faible 70
fort, re'sisfant 72
fort 37
petit, intermittent. 80
fort 71
naturel 3i
re'gulier, large, mou. so
naturel 4?
fort 19
faible 4o
fort, de'veloppé. . . . 22
naturel 35
fort, développe. ... 3o
fort 20
fort 3o
|){ein... 44
naturel 17
faible 21 Guéne en
l^ible 28 '^''-''^
fort 58
naturel 67
naturel 4^
faible 34
595. Dans les tableaux précédens, on a noté l'état du pouls des malades le jour de leur entrée , et avant tout traitement. L'époque de la maladie était différente dans beaucoup de ces cas, mais ce nest pas ici une question de rapport entre Fancienneté de maladie et Fétat du pouls que nous agitons; mais bien celle de savoir si tel caractère du pouls correspond à tel ou tel état organo-pathologique^à tel on tel siège de lésion 5 ou encore à telle ou telle gravité d'affection. Or, il semblerait résulter des recherches précécentes ( recueillies avec si peu d'opinions préconçues, que les observations dont il s'agit avaient été prises long-temps avant ce travail sur h pouls ) , qu'il n'est peut-être pas de phénomène fonctionnel qui donne des notions plus vagues sur les états organiques existans : ainsi, pour ne parler que des maladies aiguës, nous voyons le pouls être naturel et à quatre-vingts ou à soixante-quinze, et développé, dans deux cas de pneumonite. Nous le trouvons dépressible et à quatrevingt-dix chez un homme atteint de pneumonite, guérie presque subitement par des saignées abondantes. Il est large, mou, ou encore naturel dans des cas de pleurite. Ailleurs , il s'agit d'entérites typhohémiques, et le pouls est à trente-six, grand et plein ; à soixante-dix , et faible ; tandis |que dans une mé~ îrohémie fort peu grave et guérie en deux jours par des saignées 5 il est à cent vingt très faible , et que chez un homme qui périt le soir même et qui porte tous les autres symptômes de l'anhémaîosie par l'écume bronchique au plus haut degré, il est à soixantequinze , régulier et oatiirel. Et ce ne sont pas là des
cas exceptionnels : c est à chaque instant des démentis à tout ce qu*on trouve dans les livres. Le pouls est lent, vibrant , dit-on , dans les hémorrhagies cérébrales. Or, voici que chez une femme de 70 ans , atteinte de cette affection , il est à quatre-vingts et faible , et que chez deux autres qui portent des ramollissemens cérébraux, il est à quatre-vingt-dix, petit et intermittent, ou à cent et fort. L'irrégularité , la petitesse ont été assignées à la péricardite : or, il est régulier et fort chez un de nos malades atteint de cette grave maladie. On le dit dur et serré dans les phlegmasies séreuses; or, nous le trouvons à quatre-vingts , large , mou , dans une pleurite ; à quatre-vingt-cinq , et naturel dans un cas analogue ; à quatre-vingts et fort dans une ményngo-céphalite.
596. On a dit que le pouls était d'autant plus fréquent dans une maladie donnée que le sujet était plus jeune; or, voici une femme de soixante-onze ans dont le cerveau est ramolli, dont le pouls n'est qu'à quatre-vingt-dix, tandis que chez une femme de qucitrevingts ans , atteinte de la même affection , il est à cent; ailleurs, un malade, âgé de dix-sept ans, atteint de pneumonite, ne présente que quatrevingts pulsations , tandis qu'elles s'élèvent à quatrevingt-dix chez un malade de trente-trois ans attaque de la môme affection .
' 697. Il semblerait que la gravité du mal devrait être jugée par les signes que donne la palpation de l'artère; or, voilà deux cas d'entérite très-grave dans lesquels le pouls est à soixante-dix, et une métrohémie très-légère dans laquelle il est à cent vingt et
faible; ou encore une complication d'hépatite, de pleurite et de pneumonite où le pouls est à soixantedix et naturel. Chez un homme qui se meurt, le pouls est à soixante-quinze et naturel, tandis que vous le trouvez à cent cinquante, imperceptible et filiforme, chez une malade qui porte un rétrécissement aortique, mais qui vit deux ans dans cet état,
698, Si ces observations avaient été choisies tout exprès parmi beaucoup d'autres dans l'intention de contrarier les opinions reçues , elles n'auraient pas eu plus de résultats contradictoires aux idées généralement admises sur le pouls ; mais non : encore une fois, c'est le hasard qui les a données. J'ai comparé de plus six cents autres faits dont il serait trop long de donner ici l'analyse; et les résultats de ceux-ci n'ont pas été davantage en faveur de la signification diagnostique du pouls»
599. Toutefois remarquez : que, même dans les tableaux statistiques précédens, le plus souvent la îa largeur, la force, la plénitude , un état moyen de fréquence du pouls coïncident avec des maladies où il y a beaucoup de sang. Tels sont quatre cas sur cinq d'hyperhémie générale ; six cas sur neuf d'hémo-arthrite (arthrite spontanée aiguë) , etc. Remarquez que dans les affections oii il y a peu de sang, comme celles qui ont déterminé de grandes évacuations, le pouls est petit et misérable t tel est un cas de diarrhée excessive, où le pouls est à cent-vingt , petit et faible; tel est celui d'une péritonite tuberculeuse où il est petit, filiforme, incalculable tant il est précipité. Notez encore que les maladies où il y a
peu dp sang dans les artères ( parce qull est accumulé ailleurs, dans les poumons par exemple) sont aussi accompagnées de beaucoup de fréquence et de petitesse du pouls; telles sont : un cas danhétamosie par Técume bronchique, où le pouls était à quatrevingt-dix, faible et petit; une hépatite grave avec ictère où il était à cent et faible ; une cardiarctie aortique où il était à cent-dix, et un autre fait analogue où le pouls était à cent cinquante, irrégulier et filiforme.
600. Notez encore que, si les tableaux précédons prouvent que l'importance attachée à l'examen du pouls est loin detre telle qu'on l'a prétendu, il n'en est pas moins vrai que la comparaison entre le pouls et les autres phénomènes augmente de beaucoup la valeur diagnostique que Ton peut tirer de ce symptôme; que le médecin, qui suit un malade, juge assez bien par les changemens journaliers qui ont lieu dans les battemens de l'artère , de certaines modifications survenues dans l'organisme ; que par exemple, un pouls faible, petit, mauvais, succédant d'une manière brusque à un état naturel, indique en général un état alarmant, et met sur la voie pour rechercher la cause d'un changement si notable. Ajoutez encore que le médecin qui , dans une maladie chronique, voit chaque jour baisser et s accélérer le ])ouîs, peut quelquefois prévoir une mort dont la promptitude correspondra à la rapidité de ce décroissement. Remarquez enfin qu'à force d'habitude et de tact, des médecins praticiens, en comparant l'état du pouls à celui de la physionomie et à rcnsemhîe du malade, arrivent à d'excellentes
indications. Mais ce mériteque j'ai reconnu chez quelques médecins, et surtout chez M. Bally, qui a observé une relation remarquable entre la coexistence de Tentérite typhohémique et des battemens du pouls qui anticipent les uns sur les autres (pouls entrelacé), ne sera acquis que par une étude soutenue et par une longue pratique. Il ne sera jamais que le résultat de beaucoup d'expériences fécondées par la sagacité.
60 1 . Ainsi, estimons nos tableaux statistiques pour ce qu'ils valent, et rappelons-nous que la méthode numérique, prise à la rigueur, nous ferait quelquefois arriver à des conclusions tout k fait opposées à l'observation de chaque jour; qu'elle a conduit à dire que la dermîte aiguë (érysipèle) de la tète, n'est pas une maladie grave; que les saignées ne sont pas utiles dans la pneumonite, et qu'appliquer des vésicatoires dans la pleurite, est faire souffrir les malades en pure perte. Ces propositions sont très certainement contraires à d'autres tableaux statistiques et à ce que démontre la clinique journalière. Il en pourrait être ainsi des six ou sept cents cas dans lesquels nous avons noté l'état du pouls, comparativement à celui du malade. Que ces faits donc nous conduisent, non pas à négliger l'étude du pouls, mais k porter dans cette étude un esprit de doutes et de recherches.
602. 11 résulte de tout ce paragraphe que l'examen du pouls ne peut caractériser une maladie ni annoncer son siège, ni faire apprécier au juste les quantités de sang , ni annoncer des crises , si ce n'est dans des cas très peu nombreux; mais qu'il fournit cependant des données qui , bien moins importantes