‹ Traité de diagnostic et de séméiologie (volume 2)Chapitre 76 sur 142 · LIGATURES DES MEMBRES · texte numérisé non relu

LIGATURES DES MEMBRES

En faisant élever les bras ;

En comprimant une des veines principales ;

En s assurant qu'il n*y a pas d'anastomoses entre le tronc veineux qu'on comprime et les vaisseaux voisins ;

En observant enfin le temps que le liquide met à pénétrer dans la veine et à la distendre. S'il y a beaucoup de sang, et si le cœur conserve de la force, c'est d'une manière très prompte que la distension du vaiseau a lieu, et le contraire sera observé dans des Srcons tances opposées.

647. D'un autre côté, en tenant lê bras du malade abaissé pendant quelque temps , vous pourrez juger encore de la quantité de sang du sujet , car vous verrez que, suivant les cas, les veines se rempliront de sang beaucoup plus promptement ou plus lentement. Ces expériences peuvent être faites aussi sur les membres inférieurs.

648- Des ligatures circulaires faites au jarret d'un? côté, ou à chaque cuisse^ ou encore à chaque bras, peuvent, lorsqu'elles sont suffisamment serrées, retenir une grande quantité de sang veineux dans les extrémités au dessous de la ligature, et faire savoir alors quel serait l'effet d'une grande soustraction de sang. Cette expérience de diagnostic thérapeutique a été d'une grande utilité dans quelques cas. Incertain que j'étais, sur des malades que j'avais beaucoup saigné , de savoir si des syncopes ou un état de faiblesse alarmant ne seraient pas la suite de nouvelles évacuations sanguines, j'ai fait placer des ligatures soit suc un seul, soit sur deux ou trois membres, soit en-

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