GRANULATIONS DE LA COUENINE
un aspect semblable, et il est quelques-unes de ses apparences dont il faut tenir compte en diagnostic.
790. D'abord elle présente quelquefois une teinte jaune très foncée ; c'est ce qu'on observe dans la choli-^ hémie (ictère. ) Son degré de coloration est dans ce cas subordonné à celui de la nuance jaune que les tégumens et surtout la sclérotique présentent. (Voy, r article cholihémie ou ictère ; ouv. cité),
791. Souvent on trouve dans la couenne destracrtus grisâtres , en quelque sorte filamenteux , qui semblent être suspendus dans cette production et qui ressemblent beaucoup à du tissu cellulaire ; remarque qui, m'a-t-on dit, a été faite depuis longtemps par M. Serres.
792. Dans l'espace de quelques années j'ai trouvé quatorze fois l'aspect suivant de la couenne du sang: On y découvrait des granulations grisâtres ^ plus foncées vers leur centre que sur leurs bords; leur teinte se confondait par nuances insensibles avec celle de la couche où elles étaient déposées. Leur volume variait; quelquefois elles étaient tellement petites qu'à peine leur grosseur égalait-elle celle d'une graine de pavot, et d'autrefois il en existait de plus grosses qu'une graine de chenevis. Dans plusieurs cas, il a été possible de les piquer avec la pointe d'un scalpel et de les séparer ainsi du reste de la couche pseudo-membraneuse. Alors leur apparence était d'un gris foncé; leur consistance molle. Toutefois elles avaient assez de solidité pour que leur division par un instrument bien coupant fut possible. On ne voyait pas à leur centre de véritable pus. Lors-