‹ Traité de diagnostic et de séméiologie (volume 2)Chapitre 98 sur 142 · GRANULATIONS DE LA COUENNE · texte numérisé non relu

GRANULATIONS DE LA COUENNE

qu*on lîe pouvait pas enlever les granulations de îa couenne où elles étaient renfermées , il suffisait de déchirer celle-ci pour bien distinguer à la surface de la division les corpuscules grisâtres dont il s'agit ; TUS à contre-jour sur un fragment de la pseudo-membrane , ils paraissaient encore plus distinctement que de toute autre manière.

793. Le nombre de ces granulations variait infiniment; il y en avait bien cent-cinquante dans le sang d'une saignée que vit M. Andral. M. Donné voulut bien examiner ce sang au microscope; il trouva que les granulations étaient constituées par de petits caillots grisâtres, plutôt solides que liquides et qui étaient contenus dans des vacuoles de la couenne.

794. Bans tous les cas où cet état particulier de la couenne a été observé, il y avait des phlegmasies profondes anciennes , et notamment des poumons. Depuis Farticle pyokémie du Traité de médecine pratique , auquel je renvoie pour les observations et pour plus de détails, M. Leroy d'Etiolés et moi, nous avons observé le cas suivant : Un malade septuagénaire rendait du pus par le canal de l'urèthre ; la vessie en contenait : une pneumonite survint; le sang d'une saignée présenta quelques granulations semblables aux précédentes Une oblitération des artères du bras eut lieu; elle fut suivie des symptômes d'encéphalo-malaxie (ramollissement du cerveau) et de la mort; les parens ne voulurent pas accorder la nécroscopie.

795. Or, dans les quatorze faits que je possède, on a toujours trouvé du pus soit après la mort dans les organes ; soit dans les crachats ou dans l'urine

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