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RÉSORPTION DES LIQUIDES

peut établir en diagnostic que Falbuminurorrhée abondante annonce souvent l'hydropisie, et que la collection de sérosité dans les cavités séreuses ^ est souvent un symptôme de néphropalhie avec écoulement d'urine albumineuse.

2il^6, A l'état chronique, le sang peut encore être altéré par suite de la résorption des liquides qui sont accumulés dans la substance ou dans les voies d'excrétion du rein. C'est une grande question que de savoir si la présence de l'urée, qu'on a retrouvée dans le sang, à la suite des maladies des voies urinaires, a été le fait delà résorption de ce principe après sa formation et son accumulation dans une cavité, ou bien si ce principe s'est formé de toute pièce et avant d'être sécrété, dans le sang. La première partie de la proposition est surabon» damment prouvée parles phénomènes d'urohémie qui suivent les rétentions d'urine; la seconde, bien qu'appuyée par des expériences très probantes, ne serait applicable qu'à des cas moins nombreux , et est encore sujette à contestation. Dans r'état actuel de la science , les symptômes dénotant la présence de l'urine dans la circulation, doivent faire rechercher avec le plus grand soin s'il n'existe pas, vers quelque point de l'appareil urinaire, des obstacles au cours des liquides qui le traversent.

2147. Dans les affections des voi^s urinaires, et notamment du rein , accompagnées de suppuration et de séjour de pus dans les tissus , la résorption de celui-ci peut avoir lieu ; il en peut résulter la pyohémie (853 ^^r) , et ses suites; telles que des pneumoniies lobulaires , des abcès métastatiques , l'entérorrhée pyohémique , etc. Nous avons observé plusieurs fois des faits de ce genre , et l'un

d'eux , qui m'est commun avec M. Leroy d'EtioU les, cas où la vessie contenait du pus, a élé remarquable par l'invasion consécutive d'une pneumoniîe , d'une oblitération de l'artère axillaire et d'une encéphalomalaxie du même côté. [Bulletin de l'Académie royale de Médecine^ tome i^*", page 274)»

2148. Dans la néphropathie, lorsque l'urine se supprime ou diminue notablement de proportion,: il arrive parfois qu'une sueur assez abondante , visqueuse et ordinairement fétide, se manifeste chaque nuit. Ce fait était surtout remarquable sur la malade dont il a étéfprécédemment parlé (2 1 4o). il serait utile de rechercher chimiquement si, dans des circonstances pareilles , la sérosité perspirée contiendrait de l'urine. Il résulte du fait qui vient d'être signalé, que dans les cas où une sueur abondante aurait lieu pendant la nuit, sans qu'on en découvrît la cause dans des affections d'organes autres que le rein, il faudrait s'enquérir avec soin de l'état matériel de l'appareil urinaire et des symptômes fonctionnels auxquels il donnerait lieu.

2i49' Sous l'influence des affections du rein , la respiration peut être altérée. Arrive-t-il qu'il y ait une hypernéphrolrophie considérable, il y a refoulement des viscères de bas en haut , gêne à l'abaissement du diaphragme et tendance à l'anhématosie (856). Une néphralgie intense, produite ou non, par un calcul, existe-t-elle ? L'inspirationet les grands efforts inspirateurs sont extrêmement douloureux. De là, une série d'accidens consécutifs qui peuvent se manifester du côté de l'appareil respiratoire. Le mouvement fébrile lui-même, résultat de la néphropathie ou de l'urohémie , accélère la respiration qu'en même temps la douleur rénale rend souvent difficile.

ENCÉPHALOP ATHIES .

2 149» Les testicules deviennent parfois très douloureux dans la néphropathie, et cela , bien qu'on ne trouve dans ces organes^ aucune lésion anatomique évidente. Alors , ils sont souvent relevés vers l'abdomen et resserrés , en quelque sorte , par suite d'une contraction spasmodique des muscles crémasters. C'est du côté du rein malade que îe testicule présente ces symptômes qui deviennent des signes importans dans les maladies des reins , et qui conduisent à reconnaître quel est celui de ces organes où l'affection a son siège. On se rend compte physiologiquement de cette corrélation de souffrance entre le rein et le testicule correspondant, parles connexions intimes existantes entre les plexus rénal et spermatique.

2150. Les malades atteints de néphropathie plus ou moins chronique, ont en général (bien qu'à un degré moins prononcé que ceux qui portent des affections delà vessie et de l'urèthre) un caractère difficile et morose. Ils se tourmentent plus que d'autres sur leur santé et sont fréquemment des sujets de tourmens pour eux-mêmes et pour îe médecin. Parmi eux se trouvent de nombreux détracteurs de la médecine, ce qui doit bien leur être pardonné, car il en est trop qui ont imploré sans succès les ressources de l'art.

2151. Du reste, les affections chroniques du rein ne troublent guère d'une manière directe les fonctions cérébrales. A l'état aigu même , la néphrite peut exister sans qu'il y ait d'autres symptômes du côté du cerveau, que les douleurs causées par la maladie et Tinfluence qu'elles ont sur l'intelligence; mais s'il arrive que l'urohémie se déclare d'une manière énergique et rapide , il y a souvent du délire, parfois porté jusqu'à la fureur.

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