SPÉCIAL ET COMPARATIF DES ETATS ORGANO-PATHOLO- GIQUES DES OVAIRES
2496. Ovaripatkie, (souffrance de l'ovaire considérée en général).
2497. Ovarite (inflammation de l'ovaire). Ses caractères se tirent de la douleur qui correspond à la région qu'occupe cet organe (2478), de l'exagération de celle-ci, lors des palpations hypogastrique, vaginale ou rectale (2478), des tumeurs que les moyens précédens et la percussion peuvent découvrir (2484), enfin aux phénomènes fonctionnels qui se déclarent dans les autres organes (2488).
2498. Hyper-ovaritropkie, (augmentation dans le volume de l'ovaire); hydro-ovarectasie^ (distension de l'ovaire par des liquides, kystes ovariques); ovarisarcomie^ (cancer de l'ovaire) ; voyez pour ces diverses affections les numéros 2479, 2486, 24S6, 2491, où le diagnostic de ces tumeurs est établi.
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2499» Ovaralgie^ dysovarinervie; (douleurs, trouble dans l'action nerveuse de l'ovaire) ; voyez aussi les numéros sSgo, 2490, où sont tracés les caractères de ces importantes névralgies , qui souvent présentent tous les phénomènes de l'hystérie.
§.3. Exploration des organes génitaux de C homme.
2500. L'étude diagnostique des organes génitaux de l'homme est entièrement dans le domaine chirurgical : notons seulement les particularités suivanleso
2501. L'inspection, la palpalion, la pression, les moyens de constater la transparence, la fluctuation , sont généralement employés pour reconnaître la nature des tumeurs des bourses ; on ne se sert pas assez pour ces affections de la percussion plessimétrique. Quelques chirurgiens se contentent de donner une légère chiquenaude sur la masse malade, et croient en avoir alors assez fait pour savoir s'il ne s'y trouverait pas une anse d'intestin. Ici comme ailleurs, la plessimétrie présente de Futilité. Voici quelques unes de ses applications.
2bo2, i"* Dans Thydrocèle simple il y a moins de résistance au doigt, et un son moins sec que dans le sarcocèle; — 2"* dans les tumeurs du scrotum constituées par divers élémens anatomo-pathologiques, on trouve sur des points divers, des nuances de matité ou de résistance au doigt en rapport avec la texture de ces parties; — 5" dans le cas où des portions du tube digestif se trouvent engagées dans l'anneau et descendent jusque dans les bourses, on y constate leur présence par la plessimé-
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trie. C'est ainsi qu'un son tympanique plus ou moins clair se fait entendre sur la tumeur alors que des gaz sont contenus dans les anses intestinales ; — 4° quand celles-ci renferment des liquides et des fluides élastiques, le bruit humorique se fait entendre; — 5° quand les intestins hernies sont complètement remplis de matières, à des degrés variables de consistance, la tumeur est mate sur tous les points de son étendue; — 6" si Ton vient à des heures différentes et si la sonoréité revient après s'être dissipée, ou disparaît après avoir été obtenue, on en peut déduire que le cours des matières dans l'intestin n'est pas suspendu; — 7** si, sur une vaste tumeur, on trouve un point sonore tandis que tous les autres offrent de la matité, de deux choses l'une : ou c'est une hernie dans laquelle les viscères sont presque partout remplis de fécès et ne sont vides que sur un point, ou il y a coexistence de la présence des intestins et d'une autre maladie des bourses. — 8" Si par des manœuvres de taxis, on voit l'espa€e occupé par la sonoréité s étendre, il est évident que l'on vide les intestins des matières qu'ils contenaient, et que des gaz prenant leur source de l'abdomen, les remplacent. — 9° De cette sorte, même dans les plus vastes tumeurs des bourses, on peut constater que toute la masse est constituée par des anses intestinales. — 10°. Lorsque l'on parvient ainsi à faire cheminer les matières dans les viscères engagés dans une hernie scrotale, et que la plessimétrie en fournit la preuve, il est évident qu'il ne faut pas opérer une hernie engouée. — 1 1°. Si, lorsque l'on a trouvé qu'une tumeur du scrotum est partout très sonore, on fait prendre une injection abondante par l'anus, et si du bruit humo-
PERGUSSÏON.
îique ou de la matité remplacent le son lynipanique, c'est le gros intestin qui est engagé dans la tumeur. — \2^, Si ces nouveaux caractères plessimétriques succèdent rapidement après l'injection à ceux qui existaient précédemment, il y a lieu de croire que c'est TS iliaque du colon ou au moins le colon gauche qui se trouve dans la hernie.
— i5*. Si ces mêmes caractères ne se manifestent qu'après un certain temps^ et à la suite d'injections fort abondantes, il y a lieu de penser que le colon droit ou le cœcum sont contenus dans la tumeur.
— i4°. Dans un cas, MM. Fabre, Bergeon et Marcus, en faisant prendre des alimens ou des boissons à un malade dont les bourses énormément distendues, donnaient lieu à de la sonoréité, y produisirent promptementla matité parla percussion. On en déduisit que la hernie contenait une portion de l'estomac. (Procédé opératoire n» 3ii.)
— i5\M. Amussat détermina le siège qu'occupait le testicule dans une hernie, en trouvant de la matité sur le point qui correspondait à cet organe, tandisque les autres parties de la tumeur étaient sonores. — 16°. S'il v a coexistence d'une colléetion séreuse dans le sac herniaire et d'une hernie, il arrivera qu'en déplaçant le malade , le liquide gagnera les parties déclives de la tumeur, et que le plessimètre permettra de constater la présence de celui-ci, soit par la matité inférieurement placée, soit par la ligne de niveau qui la limitera par en haut, soit enfin par le|bruit humorique. — 17**. Lorsque le tissu cellulaire des bourses, très enflammé et très tendu, est en même temps très sonore à la percussion, il contient de l'air, et la source de celui-ci, peut provenir d'un abcès à la marge de Fanus (1780) , d'une hernie dans laquelle l'in^
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leslm se serait perforé, ou d'eseharres qui se seraient formées dans le sac herniaire et auraient donné passage ail gaz. — 18°. S'il arrivait qu'une tumeur des bourses, constituée par une hernie congénitale, après s'être étranglée et avoir été très peu sonore, le devint tout-à- coup à un haut degré, il faudrait craindre que l'intestin ne se fût gangrène et que des gaz ne se fussent dégagés en grande abondance et accumulés dans la tunique vaginale. — 19®. Les mêmes considérations sont entièrement applicables au sac herniaire contenu dans les bourses, etc. — 20°. Lorsqu'il y a coexistence d'une hydropérilonieet d'une hernieinguinale congénitale, la percussion permet de suivre le déplacement des liquides soit de la tumeur des bourses dans l'abdomen, soit réciproquement, etc, etc.
25o3. Ces propositions pourraient encore être étendues. Elles reposent pour la plupart sur des faits observés, et les autres sont aussi établies sur des analogies presque aussi positives que si l'observation directe les avaient sanctionnées. Nous avons publié dans le Bulletin clinique^ n*" 68, l'observation du lord comte de Devon, qui est un des plus remarquables exemples que je possède des heureuses applications de la plessimétrie au diagnostic et par suite à la thérapeutique des tumeurs du scrotum. Il y a lieu d'espérer que les chirurgiens s'occuperont désormais un peu plus qu'ils ne l'ont fait jusqu'ici, de la plessimétrie appliquée à l'étude des maladies externes. Les tumeurs des bourses sont souvent si obscures, et il est si important d'en établir positivement le diagnostic, que ce serait un grand tort que de négliger un des moyens qui peuvent l'éclairer. On avait pris pour un hydrocèie, la hernie scrotale du comte de Devon , et en pro
vince, on avait été sur le point d'y plonger un trocart : heureusement que le malade s'y était refusé. La percussion n'aurait pas permis de l'exposer à une semblable bévue, qui eût probablement été suivie des résultats les plus funestes.
2604. L'auscultation fait reconnaître dans les hernies scrotales les bruits qui résultent , de la présence des gaz qui passent d'un point de l'intestin vers un autre , et le gargouillement que causent les mouvemens imprimés à ce viscère hernié lorsqu'il contient des liquides et des gaz, etc.
25o5. Signes physiologiques. Les testicules sont , dans l'état normal , doués d'une extrême sensibilité qui est encore singulièrement exagérée dans certaines maladies de ces organes. La plupart des lésions dont ils sont le siège sont éminemment douloureuses^ et le propre de ces sensations pénibles, est de se propager avec une extrême intensité et un caractère névralgique vers le cordon, les plexus rénaux et les centres nerveux. On sait que la pression des testicules portée un peu loin, cause une si vive souffrance, qu'elle semble paralyser les forces de l'homme le plus robuste. Il en arrive ainsi, mais à moindre degré dans la didymàe, quelle que soit sa cause, et spécialement dans celle qui suit ou accompagne l'urèthrite.Il se passe ici bien souvent des phénomènes du même genre que ceux qui ont lieu pour les ovaires, et de la même manière que l'on voit sur la femme des attaques d'hystérie partir de ces derniers organes, et s'étendre avec qne grande rapidité vers les centres nerveux ganglionaires et cérébro-spinal, et y décider des troubles fonctionnels très graves, ainsi observe-ton sur l'homme que les didymopathies (souffrance du testitule), se propagent vers les plexus du nerf
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trisplanchniques, et vers le cerveau ou ses dépendances.
2606. Quelquefois les douleurs du testicule ont un caractère de battemens, d'élancemens fort différent du précédent. Cela a surtout lieu lorsque l'organe, d'ailleurs enflammé, est maintenu dans le repos; et bien qu'il y ait souvent un retentissement de la douleur jusque dans la région lombaire , ce n'est guère qu'à l'occasion des mouvemens imprimés à la partie malade ou des pressions que les accidens névralgiques se reproduisent.
2507. Il ne faut jamais oublier que les douleurs testiculaires sont quelquefois assez légères ou même presque nulles, tandis que celles qui en sont le résultat et qui se font sentir dans les reins sont infiniment vives. Aussi, toutes les fois qu'un malade se plaint d'éprouver des douleurs lombaires dont la source évidente n'est pas dans les muscles, les os, les glandes sécrétoires de l'urine, etc., il ne faut pas oublier de s'enquérir s'il ne souffre pas des testicules ; s'il ne s'est pas épuisé par des excès vénériens ; s'ii ne porte pas quelque engorgement dans l'épidydime, et (si c'est un très jeune homme ou un vieillard), s'ils n'éprouvent pas d'autres symptômes qui concourent à faire croire que la puberté s'établit ou que les fonctions reproductrices vont cesser de s'accomplir.
2608. Remarquez que les phénomènes précédens sont encore tout-à-fait analogues à ceux que l'on observe sur la femme, par suite de la métropathie et de l'ovaripathie. C'est que ce sont les mêmes nerfs dont il s'agit dans les deux cas; c'est que des mêmes extrémités partent les sensations; c'est que la même progression a lieu par des plexus identiques. Aussi, quand on a cru faire uim
DOULEURS
objection sérieuse à ceux qui ont établi que l'hystérie avait son point de départ dans Putérus ou les ovaires, en disant que l'homme eti était aussi atteint, n'a-t-on pas réfléchi à la manière dont se développe le fœtus, à Tidentité primitive des sexes, à: la similitude des nerfs des organes génitaux. Seulement sur l'homme les phénomènes névralgiques prennent leur source, dans ces cas, du testicule ou des nerfs génitaux ; tandis que sur la femme, ils proviennent de l'utérus, des ovaires, ou des plexus qui y correspondent. Pour la femme il s'agit d'une métralgie ou d'une ovaralgie, et pour l'homme d'une didymalgie ou d'une névralgie des plexus spermatiques. On sait du reste combien les symptômes hystériques sont rares dans le sexe masculin, et qu'ils se déclarent le plus souvent, comme j'en ai vu des exemples, à la suite d'excitation des organes génitaux, d'amour contrarié ou porté à l'excès, etc.
2609. Les douleurs du testicule sont aussi parfois la conséquence de la souffrance des organes qui ont avec les plexus spermatiques de nombreuses communications. C'est ainsi que les uretères et surtout les reins, alors qu'ils sont le siège d'une affection même obscure, donnent souvent lieu à une didymalgie extrêmement vive. Celle-ci est quelquefois portée au point que les testicules sont tirés par en haut par suite de la contraction des muscles crémasters. C'est du côté du rein malade que se manifeste ce remarquable symptôme; et c'est même là un des principaux phénomènes propres à distinguer le côté vers lequel la maladie a son siège. Tout récemment encore M. le docteur Barraud de Passy et moi, nous avons observés, sur un malade, des douleurs intenses des testicules^,
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qui n'étaient explicables par aucune lésion apprécable de cet organe rétracté vers l'abdomen. Ceci nous conduisit l'un et l'autre à examiner le rein, et nous reconnûmes, par la percussion médiate, que cet organe était de ce côté sensiblement plus développé que celui du côté opposé.
2610. C'est probablement par une relation nerveuse du même genre que dans les maladies de la vessie, la douleur se fait principalement sentir au bout du gland; nous avons déjà parlé ailleurs de ce phénomène (2236), et y revenir ici serait faire d'inutiles répétitions.
25i i. Les affections du testicule donnent lieu dans les autres organes, à plusieurs troubles fonctionnels que le médecin doit connaître et dont il doit tenir compte dans les maladies.
25 12. N'oubliez pas d'abord ces accidens encore locaux qui dépendent de la sortie tardive de cet organe par l'anneau inguinal. Rappelez-vous que sur un enfant et même sur un adulte, une tumeur médiocrement volumineuse, située vers celte partie, accompagnée de douleur, ne contenant pas de gaz, développée lentement, peut dépendre de la présence du testicule sur le point que vous examinez. N'oubliez pas que les hoquets, les vomissemens, les dérangemens de digestion peuvent être, quoique très rarement, la conséquence de cet état organo-palhologique; et surtout rappelez-vous bien que le moyen de reconnaître celle affection, est d'examiner le scrotum, à l'effet de savoir si les deux testicules sont descendus dans les bourses, et de constater si l'un d'entre eux n'est pas encore resté engagé dans l'anneau ou dans le canal inguinal. Que de fois, faute de celte connaissance^ n'a-t-on pas commis la grave et ridicule méprise de faire
appliquer un brayer sur la glande spermatique enflammée et douloureuse.
2513. A l'époque de la puberté, il se passe sur Fhomme, dans l'économie, un changement des plus remarquables , qu'il faut bien attribuer, en partie au moins, à l'inQuence qu'exerce sur l'organisme le testicule qui commence à entrer en fonctions. C'est à la physiologie à ^traiter des changemens qui surviennent alors dans les traits , le système pileux, les appareils respiratoires, circulatoires et surtout dans la voix. Bornons-nous seulement à faire remarquer qu'à cette époque de la vie , les affections du larynx sont fréquentes ; que souvent survient un enrouement qu'il ne faudrait considérer comme pathologique, qu'autant qu'il persisterait ou parviendrait à un haut degré de développement. Ajoutons qu'à cette époque aussi, les phlegmasies du poumon sont fréquentes ; que des troubles circulatoires surviennent fréquemment , et qu'il faut prendre garde de considérer comme des cardiopathies graves , et surtout comme des endocardites ou des cardites, certaines palpitations qui se déclarent à la puberté.
25 1 4. Les souffrances aiguës des testicules peuvent être accompagnées de troubles dans la circulation, tels que la fréquence et la force du pouls , des battemens insolites du cœur, etc. Par suite des maladies chroniques dont ces organes peuvent être atteints, et surtout de leur carcinome, surviennent des engorgemens lymphatiques ou des angiolyraphites qui ont une grande tendance à se propager aux divers ganglions abdominaux et au tissu cellulaire sous-péritonéal. C'est principalement , en effet , à la suite de la didymo-sarcomie ( sarcocèle, cancer du testicule) , que l'on voit se
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manifester ces énormes tumeurs carcinomateuses qui envahissent, non seulement les glandes lymphatiques , mais encore une grande partie du tissu sous-séreux (i). Aussi, lorsque l'on rencontre sur un malade une tumeur cancéreuse du testicule, faut-il bien rechercher s'il n'existe pas, dans l'abdomen, quelque lésion du même genre.
25 1 5. Il arrive à l'époque de la puberté sur l'homme même (quoique cela soit beaucoup plus ordinaire pour la femme), que les glandes mammaires grossissent, semblent s'indurer, et il faudrait se donner garde de concevoir de l'inquiétude sur l'issue d'un tel état organique. Cet accident se dissipe de lui-même , et bien qu*il y ait de la dureté circonscrite et des douleurs, ce n'est pas alors le moins du monde d'une affection cancéreuse qu'il s'agit. Cet accident est l'effet de la relation intime existant entre les parties génitales et les glandes mammaires , et celte circonstance est une preuve de plus de l'analogie qui , pour les deux sexes , existe entre les influences nerveuses qu'exercent les organes génitaux sur les divers appareils organiques.
25 1 6. A l'époque de la puberté, et lorsque le testicule commence à exercer ses fonctions, le système nerveux et le cerveau sont sensiblement modifiés. Alors le caractère de l'homme se dessine; les goûts , les habitudes , les gestes prennent une nouvelle direction ou une expression qu'ils n'avaient pas auparavant. C'est la virilité qui succède à l'enfance. Lorsque les fonctions génitales cessent
(i) On trouve dans les cabinets de la Faculté une pièce modelée en cire, par Dupont, d'un cas très curieux de ce genre, modelée d'après une pièce que je lui ai remise et dont je possède l'observatioiii
de s'accomplir, le corps s'affaiblit , l'énergie cérébrale diminue et , au physique comme au moral , il y a une progression marquée dans le décroissement. Or, dans les circonstances pathologiques , on observe des phénomènes du même genre. La destruction , l'ablation des testicules sont suivies de changemens dans la voix , qui devient moins pleine et plus aigre, de faiblesse dans les muscles, de défaut d'énergie intellectuelle, et. L'amputalion de la verge cause même aux vieillards , depuis long-temps impuissans , un profond chagrin. — La stimulation trop répétée des ol^ganes génitaux, rend plus irritable et dispose d'avantage l'homme aux maladies dites nerveuses, et principalement aux troubles dans le rhythme du cœur ( dyscardionervies, palpitations). Il est bon de tenir compte en diagnostic de ces influences du testicule sur l'organisme.
25 17. A la suite des évacuations de sperme trop abondantes, de la stimulation répétée de l'acte vénérien, delà masturbation surtout, on voit souvent ceux qui s'y sont livrés , être jetés dans un état de faiblesse générale des plus marqué ; les membres sont amaigris, les tissus pâles, les facultés intellectuelles languissantes. Souvent , la pneumo strumosie ( phthisie pulmonaire) se manifeste à la suite de bronchites qui , pour d'autres, ne seraient pas graves. On ne voit que trop souvent de semblables accidens survenir à dé jeunes garçons. Que le médecin n'oublie donc pas , lorsqu'il sera consulté pour des sujets semblables , de s'informer s'ils n'ont pas contracté de mauvaises habitudes; mais qu'il le fasse avec prudence; qu'il y mette la circonspection requise ; que ses questions n'en apprennent pas plus que l'on n'en sait ;
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qu'il ne veuille pas à toute force, parce qu^il voit un pauvre enfant débiîe et maigre, attribuer à la masturbation une faiblesse qui peut être le résultat de toute autre cause , etc. Il n'est que trop souvent arrivé qu'on ait beaucoup tourmenté, sous ce rapport, de jeunes sujets qui n'avaient pas le défaut qu'on leur reprochait ; mais dont la taille avait pris un accroissement trop rapide.
25 18. Lorsque des abcès froids se manifestent à l'aine; lorsqu'ils ont été précédés de douleurs prélombaires, ou naême lorsque celles - ci existent fréquemment sur un jeune homme, il est utile de s'enquérir si le malade ne s'est pas livré aux excès vénériens et surtout à la masturbation. On sait, en effet, que les abcès dans les muscles psoas , la carie ou des tubercules des vertèbres, suivent fréquemment ces excès et occasionnent des abcès par congestion qui, le plus souvent vont se prononcer à l'aine ou à la cuisse.
2619. A l'occasion de l'état général de la circulation, des proportions de sang qui circule , etc., la sécrétion du sperme peut éprouver des altérations en plus ou en moins. En général, elle est moins active dans la polyanhémie. Le contraire a lieu dans la pléthore portée à un degré médiocre. On remarque souvent qu'à la convalescence , elle s'établit avec énergie.
2520. Les maladies de la verge se reconnaissent presque toutes par l'inspection ou la palpation. Plusieurs d'entre elles se rattachent aux souffrances générales de la peau. L'étude des autres , sous le rapport du diagnostic , doit être renvoyée aux Traités de chirurgie.
DIDYMITE, ETC.
SPÉCIAL ET COMPARATIF DES DIVERS ETATS ORGANO-PATHO- LOGIQUES DES ORGANES GENITAUX DE l'hOMME.
2521. Nous nous bornerons ici à énumérer ces affections dont les caractères se trouvent dans tous les Traités de chirurgie.
252 2. Didymopatkie (souffrance du testicule, considérée en général).
2^25, Didymite ^ hyper-didyniite ^ etc. ( inflammation du testicule).
2624. PyO'didymite (abcès du testicule, suite d'inflammation ).
2525. Pérididymite (inflammation de la tunique vaginale ).
2526. Hydro-pérididymie ( hydrocèle , hydropysie de la tunique vaginale ).
2627. Hyper 'didymo' trop hf'e ( augmentation de volume du testicule ).
2528. Angio-didymo-arctie ( constriction , oblitération du conduit déférent ).
2629. Hyper-didymonervie (augmentation dans l'action nerveuse du testicule ).
2530. Adidymonervie ( paralysie de cet organe ), Didymalgie (névralgie du testicule).
253 1. D idymo-sar comte ^ strumosie, siphylidie^ etc. ( affections cancéreuse , tuberculeuse , siphylitique, etc., du testicule).
EXPLORATION DU PERITOINE.