‹ Traité de diagnostic et de séméiologieChapitre 96 sur 101 · PÉRITONITE, PERFORATIONS · texte numérisé non relu

PÉRITONITE, PERFORATIONS

2609. Du reste, la péritonite peut présenter des degrés divers. A son maximum d'intensité [hyperpéritonite ) , les douleurs sont, excessives , et en général l'épanchement, alors presque purulent, se forme en des quantités généralement médiocres; car la mort arrive promptement. Les signes physiques propres à constater sa présence sont alors difficiles à employer, donnent des résultats incertains, et le déplacement des liquides dans le péritoine malade n'est pas sans danger. Les symptômes fonctionnels offrent , dans ce cas , un très haut degré d'intensité A un faible degré [hypopéritonite ) , ou dans la péritonite lente ( ch^onopéritonite) , les douleurs sont souvent peu marquées, les troubles fonctionnels moins prononcés, et les signes physiques des épanchemens sont très manifestes. Il arrive parfois que la péritonite est partielle : la limitation de la douleur à quelques points de l'abdomen ; la circonscription sur ces points d'une matité en rapport avec cet épanchement; la résistance des muscles joints aux symptômes généraux , pourraient faire juger de l'existence de cette espèce de péritonipathie qui, suivant les parties qu'elle occuperait , pourrait mériter les noms d'épiploïque, mésentérique , entérique, métritique, ovarique, etc.

2610. Péritonite^ suite de perforation; symptômes de péritonite se déclarant, le plus ordinairement, d'une manière très aiguë (hyperpéritonite), et succédant à des affections de l'estomac (i645 bis)^ de l'intestin (1764), du foie et de la vésicule biliaire , du rein , des urétères ou de la vessie (2165), de l'utérus ou des ovaires, etc. Les symptômes et les signes antérieurs des maladies des organes où la perforation se déclare , plus les

Page 1