‹ Traité de diagnostic et de sémiologieChapitre 108 sur 295 · ET DES PIEDS · texte numérisé non relu

ET DES PIEDS

Les membres supérieurs ou inférieurs sont le siège de phénomènes variés. de iHirith/si(\ de ronndsious, de contracture, A^ atrophie, d'hypertrophie, de youflemetit, du douleur, iViusensibilitf^, de froid, de sueur, etc., qui sont autant de signes importants pour le diagnostic des maladies.

i^ 1". — ParaljAlefi.

Les membres sont i w mobiles oi d\[s eu réi^olution dans différents étals morbides. On les trouve ainsi dans la syncope (juelle que soit sii natuiv, mais alors le mouvement reparaît lorsijue Tévanouissement est passé. — Ils

EXAMEX DES MEUBRES, DES ICARfS ET PES ^lEDS. ^

sont également immobiles clans ia paralysie; alors Timmobi^ité existe, soi^ ({ans la moitié latérale gauche ou droite du corps, comprenant la face, le membre $^pé^ie^r et inféifieur cI'hq même côté, ce qui constitue la yr^e paralysie qv'^^P ^(iP^H^ kémipl/égie^ laquelle dépend d'une bémorrhagie, d'qn ramollissement avec ou sans embolie, d'qne encéphalite partiel^, o\\ d^u^e altération mi^lérielle cppsidérable de T^émisphère cérébral opposé. Qu^nd on ^ trouve ^ droite e^ complète, elle est généralement accompagnée 4'4|i^^$i€^, U ^'en es^ pas 4^ ^ôme pour les hémiplégies à gaucbe. — (.orsque cette paralysie ex^te dans la face c('^n côté et dans les membrea . ()u cOlé opposé, c'est yij^éfuipl^égie alterne qui dépend d'une lésion de li| protubérance au-dessus de rent^re-croisement des faisceaux de la moeelle ; — si on l'observe dans les deux membres inférieurs, c'est la paraplégiey à la suite des maladies de la moe^e épinière, quan4 elle existe ; enfm dans un seul membre , c'est ce qu'on appelle tnonoplégie, et alors il y a une lésion de Técorce du cerveau dans les circonvolutions pariétales du côté opposé où l'immobilité est survenue à la suite d'une altération du nerf correspondant à la paralysie. — Les paralysies peuvent être par ^tW/e^. — Certaines t»rtie0 des membres, notamment les muscles extenseurs des doigts, sont i§olémenl immobiles dans la paralysie saturnine, et l'on reconnaît aisément cette paralysie à la forme des mains et des doigts, que les malades montrent demi-fléchis, sans possibilité d^extension. — La paralysie partielle s'observe aussi quelquefois après la compression du nerf radial, dans le deltoïde après uute arthrite blennorrbagiqi^, ou dans les muscles des bras et des jambes à la suite des paralysies essentielles de l'enfance que quelques médecins veulent appeler, aujourd'hui, des paralysies spinales, et èhfiii dans l'atrophie musculaire graisseuse. — La paralysie générale et com^ pUi$ des membres au contraire indique toujours de graves désordres dans le cerveau et la mort dans un temps assez rapproché.

St. — FalMeMie tÊem memlirMi.

U faiklêue des membres, pre^nier degré de l'immobilité et de la paralysie de leurs muscles, s'observe dans les mômes circonstances et sous l'iaQi^eoce des mêmes causes que la paralysie. Cette faiblesse a quelque clioaa de particulier qui la distingue d'un autre état de faiblesse occasionné iMir la courbature et l'état de maladie. Les malades, bien portants d ailleurs, lentent que leurs membres sont lourds à soulever ; les muscles affaiblis n'obéissent plus complètement à leur volonté : la main ne serre plus les obj^ qu'on lui présente, le bras ne peut plus se porter sur la tète ; dans |a marçjie, les Jambes ne sont plus jetées en avant d'une façon régulière, et elles fauchent brusquement le sol, ou bien elles traînent péniblement à sa surface. — Dans quelques cas cette faiblesse devient plus grande lorsque le malade fermant les yeux, ne peut plus s'aider du sens de la vue pour diriger ses mouvements : c'est le cas de Tataxie locomotrice.

La faiblesse de la main s'observe dans les paralysies incomplètes ,

29G Sir.NES FOURNIS PAR l'iIABITUDE DU CORPS.

nerveuses et organiques, dans la paralysie consécutive à une liémorrhaiii" cérébrale en voie de fruérison, el dans les paralysies myopéniques dt- IVnfance. Celle du bras s'observe dans les mêmes circonslances et daii> la paralysie rhumatismale du delloïde et dans la paralysie radiale. Quant k la faiblesse des membres inférieurs, lorsqu'elle occupe les deux membres, elle appartient à une maladie de la moelle, tandis que dans un seul elle est l'indice d'une héraipléirie liée à une altération du cerveau. Elle est alors temporaire. Parfois elle est permanente et due à une lésion primitive aigu»' des méninges, du cerveau ou de la moelle, ou à une lésion secondaire des menues parties des centres nerveux. — Ailleurs elle est le résultat d'iim^ altération du sang ou d'une influence toxique.

.^3. — ConvalMlonn et contraeturOM.

Les membres sont quelquefois agités de mouvements convulsifs. Ces convulsions sont toniques, caractérisées par une roideur des muscles. Elie> s'observent dans le tétanos, et alors, avec la roideur permanente du tronc el des membres, il y a des secousses douloureuses avec roideur plus grande et serrement des mâchoires : — ou bien ce sont des mouvements conruhif^ toniques et cloniques généraux caractérisée par des alternatives de roideur et d'agitation musculaire. Cela s'observe dans l'éclampsie, dans la méningite à sa troisième période, dans Tépilepsie et dans l'hystérie: — ailleurs, ce sont des mouvements conrulsifs entièrement cloniques comme dans la chorée: mais ici les mouvements se distinguent aisément de tous les autres mouvements convulsifs par leur fréquence el par la durée compatible avec rexercice de l'intelligence et de la santé. — Les convulsions de léclarapsie, de rhystérie et de Tépilepsie n'ont lieu que pendant les attaques convulsives, et ils ne durent pas très longtemps, tandis que ceux de la chorée sont continuels. Nous en reparlerons plus loin. — Il y a enfin dans les membres des mouvements convulsifs intermittents, limités à un ou plusieurs muscles du visage, du IVoul, des paupières, etc. — C'est ce qu'on appelle des tics.

La contracture est une convulsion tonique, caractérisée par la roideur permanente et douloureuse des parties malades, el due à la contraction permanente des muscles. Ouand elle est douloureuse et qu'elle occupe ordinairement rexlrémilé des membres, des doigts des mains el des pieds, c'est le symptôme de la contracture dite essentielle des extrémités, qu'on observe dans la convalescence du choléra, de la fièvre typhoïde el de (|uelques maladies aiguës, chez les enfants, sous l'influence du froid, etc. Il doit être un peu plus loin l'objet d'une étude sjxkMale. Quand elle existe sans douleur à revtreinité des doigts et qu'elle dure depuis longtemps, elle est symplomatique et resullt* d'une ancienne lésion cérébrale.

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