EXAMEN DES MEMBRES, DES MAINS ET DBS PIEDS
main. Il est le signe de la caducité chez le vieillard. — Dans l'Age adulte, ce tremblement à une signification toute différente, car il se rapporte toujours, soit à une paralysie agitante par lésion de la moelle, soit à un empoisonnement chronique par Talcool dont l'influence a dérangé les fonctions du système nerveux. Il se rencontre chez les buveurs atteints d'alcoolisme aigu avec délire, désigné sous le nom de deliriùm tremens, et dans Talcoolisme chronique, ïh où sans trouble intellectuel il n'y a pas d'autre signe que le tremblement de la langue et des mains. — Le trembleinenl est parfois un eiïet d'intoxication, car on Tobserve chez les doreurs au mercure, où il est produit par l'empoisonnement mercuriel. Ce fait de* Tient très rare par suite des progrès de Tindustrie dans la dorure gaN vanique. Les mains seulement sont aflectées, et la langue reste libre, ce qui distingue ce tremblement mercuriel de l'autre tremblement dont je viens de parler.
J ft. — ▼•tante.
Le volume des membres augmente dans ItLphlegmatia alba dolens, dans Vœdime et dans Vanasarque, dans Véléphantiam des Arabes, dans Vhypertropkie partielle des muscles, mais, dans le premier cas, il y a douleur; dans le second, empâtement des tissus, et dans le troisième, déformation avecchangement de structure delà peau. — Cette augmentation est partielle dans l'œdème des mains produit par la suppuration de la variole, dans rœdèroe des pieds occasionné par l'anémie, par les maladies du cœur, du foie; dans l'éléphantiasis, dans la phlegmatia alba dolens, qui occupe un ou deux membres; — elle est générale dans Tanasarque consécutive aux maladies du ccéur, à l'albuminurie, etc. — Le volume des membres augmente encore, mais sur différents points de leur étendue, lorsqu'une tumeur s'est développée à leur surface dans les maladies articulaires, telles que le rhumatisme et la goutte, où il se fait un gonflement notable des articulations du genou, des poignets ou des doigts. Dans le rhumatisme chronique et dans la goutte, le gonflement des articulations des doigts et leur déviation en dehors ont quelque chose de si évident, qu'il en résulte unedifformité canictéristique de cette double maladie. — A côté de cette augmentation générale ou partielle des membres se place tout naturellement leur diminution par l'atrophie progressive des muscles dans la consomption des tuberculeux et de certaines maladies des voies digestives. Cela s'observe également à la suite des anciennes paralysies causées par les altérations du cerveau, et surtout dans une maladie décrite par J. Cruveilhier sous le nom de paralysie musculaire atrophique (1), parce que les centres nerveux ne sont pas malades et que toute l'altération réside dans une atrophie spéciale des nerfs qui se rendent aux muscles. Cette atrophie, suivie de la dégénérescence graisseuse, s'observe principalement dans les muscles de la main, mais
0) CruTeilhier, 5w la paralysie musculaire progremvt olrQphtque {BulleUn de VAc^" <'êm)e tfi méiecine, Paris, 1S53, t. XYUI, p< 480, 540).
^29X sicNr:>; fournis pah r/iT\niTrDE du corps.
(*lle |)i'iit devenir ^^(Miérale et envahir la |)resque lolalilé des nnisclts du membre et du tronc. C'est le si^me d'un état incurable presque toujours mortel.
Ji O. — Doulourf».
I)(^s donlevrs ])lus ou moins vives, superficielles ou profondes, occupait les membres lorscju'une pble^masie doit y prendre naissance, mais alors la (ièvre les accom|)a,ï2:ne. Limitées aux articulations, elles caractérisenl V rhumatisme articulaire aigu. Au contraire, des douleurs apyrétiques articulaires sont le résultat d'un rhumatisme chronique. Ce sont des douleurs de névralgie quand elles suivent le trajet des nerfs dans toute la longueur du mtMnbre el qu'elles ont des points douloureux, à reiidruit d»^ l'émergence des filets cnilanés fournis à la peau par le nerf affecté. — La douleur (|ui nnét le caractère iVentfourdis^ement et de fourmi Home nt est infiniment plus rare; elle indique la compression des nerfs si elle est partielh^; une altération du cerveau si elle occupe les membres supérieurs et inférieurs à la f4)is ; — une maladie de la moelle, enfin, quand elle a peur siège les deux membres pelviens. Dans ce cas, il s'y joint souvent un phénomène des plus caractéristiques, c est la sensation de duvet ou de corps interposé entre le sol et les pieds. La présence de ce signe ne trompe jamais. Ct^s douleurs indiquent Vatavie locomotrice si elles sont fulgurantes et semblables à des traits de feu. Ailleurs, elles occupent la profond(nn* des membres, au miii^ni d»*s os dans la périostite chronique de la syphilis : ce S4)nt les douleurs oi^trorojn's plus fortes la nuit que le jour.
>i ï. — Tcniporalnre.
La tcwprrafure des membres n'est pas en accord avec la température centrale avillaire. Elle est plus en rapport avec la température ambiante, c\ elle est toujours plus basse, 'IX à 30 degrés principalement à leurs extré^ mités. Klle s'abaisse encore plus dans le choléra, dans le frisson de la fièvre intermittenttMians les anci»Mines {Kualysies et chez les individus afTectésde cbloro-antMnie : mais ce signe n'a rien de pathoirnomonique. — On la tri>uve abaissée aux gt^ioux c\ aux [uimIs chez quelques personnes nerveuses. Elle s'élève, au contrairt\ l)(\\ucoup dans l't'tat febriledes phlegmasies cutanées el dans plusieurs maladies i^hroniques. Dans ce dernier cas, c'est la paunit^ d(*s mains qui e>t le siège de cette exagération de chaleur.
^ ••. - — ••apar«.
Des <.7'\'/r>' ::en(M'alo< se ni-Mitri-nt souvent sur les membres dans le^ nialailie> lebnles. iiitLiininali.His ou tièvres. dans le (*holéra, dans l*agoni(\ etc. On b^^ t^bstMxe partit^ loîiient aux pieds, chez quelques individus, par suite dune idios\ n/ras'c d.^iit on 'gn«»ie entièrement la nature. Elles n'ont aucune iinporlatu^^ diagni>sl:que; mais, en revanche, elles fourni>seul quelques donut^^s au pronostic. Ainsi, dans les maladies aiguës.