‹ Traité de diagnostic et de sémiologieChapitre 137 sur 295 · VA · texte numérisé non relu

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On |)eut donc, lorsqu'on prend des tracés, se mettre rigoureusemeni dans les mêmes conditions un nombre infini de fois; c'est une des conséquences mêmes de l'application de l'instrument de connaître la pression exercée par lui. On voit, en regardant le tableau, dans quelles limites varient les pressions (|u'on peut appliquer sur le levier ^de 15 à 1U5 grammes); elles sont très faibles comparées à celles du ressort de M. Marey, encore est-il excessivement rare qu'on emploie les poids de 50 d de lOO grannnes.

M. lîrondel croit que le sphygmographe passif réunit toutes les conditions possibles de fidélité et de sensibilité, par suite de la substitution d'un

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levier inerte léger, à un ressort élastique excessivement pesant. L'idée de cette substitution était très simple et s'imposait presque à Tesprit : c'est la malheureuse erreur de Vierordt qui en a détourné tous les physiologistes jusqu'à présent.

En dehors de cet avantage capital qui constitue un principe nouveau, le spbygmographe passif en réunit d'autres assez nombreux, résultant, soit du premier perfectionnement apporté à l'appareil primitif, soit de la suppression du levier élastique.

L'ancien système de liens du spbygmographe de Marey avait semblé défectueux à presque tous les expérimentateiu's qui l'accusaient de com-* primer les veines superficielles et de changer les conditions normales de la circulation. Cet inconvénient, quoique réel, avait été exagéré; ce qu'il y avait de plus défectueux, c'est que la pression sur l'artère s'établissait au moyen du lacet, et que, par conséquent, on n'était jamais sûr du degré de constriction établi, et encore moins de se mettre deux fois dans les mêmes conditions. Avec un levier inerte, complètement indépendant de l'appareil, il n*en est plus de même ; les liens sont inutiles pour établir la pression qui n'est produite absolument que par le poids du levier artériel et ne servent qu'à donner plus de stabilité à l'instrument. On peut les serrer autant que possible sans augmenter de la plus minime quantité le poids qui pèse sur 1 artère ; le spbygmographe peut être posé sur l'avant-bras sans aucun moyen de contention, et abandonné complètement à lui-méme,à condition, cela s'entend, que le malade ne fasse pas de mouvements. Je ne crois pas qu'il existe un autre appareil qui remplisse ces conditions; tous exigent, pour fonctionner, d'être maintenus sur l'avant-bras et pressés sur l'artère d'une façon quelconque. Cependant il a fallu adopter un système de déligalion et M. Brondel a conservé l'ancien, qui est le vulgaire lacet, ce qu'il y a de plus simple, et qui doit être appliqué d'une façon assez lâche pour ne pas comprimer la moindre veine.

Tout ceci rend l'application du spbygmographe passif bien plus aisée, puisqu'on n'a p)us à se préoccuper de serrer le lacet d'une façon uniforme et toujours égale autant que possible, ni à craindre de déranger l'appareil pendant qu'on l'assujettit. De plus, son application à des artères autres que la radiale est singulièrement facilitée, et pour la pointe du cœur, surtout, sont évitées les nombreuses difficultés qui résultaient de la conformation du spbygmographe de Marey; celui-ci, en effet, nécessitait, pour s'applitf|uer en cet endroit, son maintien à l'aide de liens entourant la poitrine, et I«s mouvements de la respiration, en tendant fortement ces liens, augmentaient à chaque inspiration la tension du ressort et communiquaient au levier des oscillations fort gênantes. Le spbygmographe passif n'a besoin

sioiplement que d'être posé sur le thorax, le levier artériel sur la pointe du

cMDcur et chargé de poids convenables.

Les tracés ont une longueur considérable, puisque le mouvement d'hor-

Jo^riepeut dérouler toujours au moins 30 centimètres de papier, ce qui est

J^LS^ment suffisant dans tous les cas; ils peuvent être pris avec un papier

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