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CHAPITRE V

SIGNES FOURNIS AU DIAGNOSTIC PAR LES VEINES ET PAR LA CIRCULATION VEINEUSE

Les veines du cou, de la poitrine, du ventre et des membres peuvent se développer d'une façon considérable et parfois devenir localement vari^ gueuses ou être le siège de pulsations particulières dans un certain nombre de maladies.

Leur plus grand nombre, leur dilatation localisée, \e\xr flexuosUé ei leur état variqueux résultent ordinairement d'un obstacle au retour du sang vers le cœur, soit par le fait de la pesanteur, soit au contraire par suite d'une lésion matérielle comprimant le vaisseau. — Cette dilatation esipar-iielle ou générale. — La dilatation partielle des veines sous-cutanées s'observe, soit au cou, soit à la face, dans les cas d'insuffisance tricuspide, et d*asyslolie ; — dans les cas de compression de la veine cave supérieure, par un anévrysme de l'aorte, par une tumeur du médiastin ou du poumon. — La dilatation des veines superficielles du ventre indique un obstacle au cours du sang dans la veine porte, une cirrhose du foie, une tumeur volumineuse de l'abdomen, kyste de l'ovaire ou accroissement de l'utérus, une ascite, etc. La dilatation des veines du rectum et de l'anus, formant des varices, indique de la constipation habituelle ou une tumeur du ventre et du petit bassin comprimant les veines hypogastriques ; — la dilatation des %'eines rétiniennes indique la congestion cérébrale, les tumeurs et les phlegmasies du cerveau on des méninges (1). — Celle qu'on observe dans les veines sous-cutanées des membres inférieurs accompagne la phlegmatia alba dolens, la grossesse et les tumeurs du ventre ; mais alors cette dilatation acquiert des proportions considérables et donne lieu à une altération des veines connue sous le nom de varices.

Les varices, comme la dilatation simple des veines, indiquent souvent

(I) Voy. CÉBÉBBOSCOPIE, p. 181.

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un obstacle au cours du sang, soit parce que l'intluence de la pesanteur empêche ce fluide de rentrer des membres inférieurs au cœur, soil para' que des tumeurs de l'abdomen ou des amas de matières féciilescom priment le tronc de la veine cave inférieure. C'est ainsi que dans un <rrand uonibnde circonstances se forment les hémorrhoïdes, qui sont, comme on le sait. les varices de la lin de l'intestin.

Le phénomène le plus important qui ail été observé dans les veines est un mouvement d'impulsion, appelé y)o?//À' reineu.v, observé dans les veines du fond de l'iril et dans les veines jugulaires. Dans l'insuftisance et dans le rétrécissement de Porilice auriculo-ventriculaire droit, à chaque contraction, le san»: reflue dans la veine cave supérieure et donne lieu a un battement des veines jugulaires appréciable à l'œil, sans être jamais assez fort pour être senti avec la main. — Ce pouls veineux est le caractère pathoj:nomoni(]ue des maladies de l'orifice auriculo-ventriculaire droit, l'n rencontre quelquefois un phénomène analogue dans les veines des membres, lorsqu'il y a varice anévrysmale, c'est-à-dire communication accidentelle entre une veine et une artère; mais alors c'est plutôt un pouls artériel avec Irénn'ssement vibratoire qu'un véritable pouls veineux.

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