‹ Traité de diagnostic et de sémiologieChapitre 145 sur 295 · SIGNES FOURNIS PAR LA CYANOSE PULMONAIRE · texte numérisé non relu

SIGNES FOURNIS PAR LA CYANOSE PULMONAIRE

La cyanose pulmonaire est canictérisée par une coloration bleuâtre, rouge, inégalement répartie, produite par les maladies des poumons et du larynx. Elle résulte de l'asphyxie lente ou rapide occasionnée par un obstacle à l'hématose, ce qui se voit dans la bronchite capillaire, le croup à la dernière période anesthésique, le choléra asphyxique, etc.

On la distingue de la cyanose cardiaque par l'intensité moindre de la coloration cutanée et par l'absence de frémissement cataire ou de souffle à la région précordiale. Elle est au contraire accompagnée de symptômes différents en rapport avec les maladies de l'appareil respiratoire qui empêchent l'oxygénation du sang. A un assez haut degré d'intensité, elle s*accompagne d'anesthésie incomplète ou absolue déterminée par la rétention de l'acide carbonique dans le sang anesthésié qui laisse l'intelligence intacte. — C'est un phénomène du croup et de la bronchite capillaire que j'ai fait connaître en 1858 et dont l'observation ultérieure a démontré l'exactitude et l'importance clinique (1).

La cyanose pulmonaire avec ou sans anesthésié s'observe dans l'emphysème avec bronchite chronique, dans quelques cas de phthisie, dans la bronchite capillaire aiguë, ou catarrhe suffocant, dans la phthisie laryngée, dans la période ultime du croup, dans l'œdème de la glotte et dans les différentes asphyxies par suspension ou par submersion.

Elle est généralement moins grave que la cyanose cardiaque, en raison de la curabilité de ses altérations organiques, mais elle indique toujours

(1) Bottchul, De raneathé.nie du croup $ervant (Cindication à la trachéotomie {Compta r^ndu» de VAcadémie des scisnc?j, ISôBj, et Traité des maladie$ den nouveau-nés. Parif, 4878, 7* Mit., art. Ckoup.

i:{0 TROUBLES DE L'aPPAREIL CIRCULATOir.E.

lui grand danger. On en mesure la gravité par la présence de TaneslIiH?! progressive plus ou moins accentuée, et quand celte aneslhésieestcompl la mort est prochaine.

SK.NES lOUHMS l'Ail LA CYANOSE ENCÉPHALIQLE

La cj/ftHosv eni'éitlialiqw\ reconnaissable à la teinte bleuâtre des té^'umenls, est également le résultat d'une absence d'oxygénation du saiigni rapport avec une altération du système nerveux.

Cette variété de cyanose, ordinairement temporaire, s'observe daib (|uel(|ues névroses, dans plusieurs maladies organiques de rencôphale, daib les empoisonnements par des substances (|iii agissent sur l'appareil art*bro-spinal. Ainsi on la rencontre dans quelques accès d'épilepsie, dans If coup de sang, dans Ihémorrhagie de la protubérance annulaire, dans certains cas de compression des nerfs pneumogastriques, dans les enip-'isonnemenls par la strychnine, dans la première période de quelques lit'vres pernicieuses, et enfin dans le choléra. La cyanose observée dans celte terrible maladie montre plus (|ue toute autre rinlluencc du système ner>»iii sur Lacté respiratoire. L'air sort des j)omnons à peu d(ï chose près tel qu'il V est entré, sans servir à l'hématose, et le sanu resté noir dans ses vai>seaux donne aux h^gumenls la teinte bleue de la cyanose cholérique. D<> que rinlliix nerveux revient et se fait sentir, la cyanose disparaît.

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