DE LA PALPATION
La palpatioli consiste dans l'application do toute la face palmaire de la main et des doiirts sur une partie malade, dans le but d'y découvrir les changements de température» de mobilité, de consistance, de forme, de direction, de sensibilité, de volume et de siège que l'état pathoiotricjue a pu déterminer. Ce n'est autre chose qu'une variété de la pression, (le mode d'exploration d'un usage très fréquent est d'une utilité immédiate.
Pour que la palpation puisse rendre réellement des services, il faut qu'elle soit employée d'après de bons principes et qu'elle soit pratiquée par le médecin avec prudence et douceur, sans quoi on irrite les malades, on produit de la soulTrance et l'on |)eut commettre de grosses erreurs. El d'abord, que Ton ait à [)alper un membre ou des parties molles, il convient de mettre les nmsdes lopins possible dans le relâchement, alin de s'opposera cette roidcur (]u'amène la contraction, et qui, dans beaucoup de cas, mas(]ue complelemenl quehjues tumeurs, ou simule des tumélaclions palliol<»gi{|ues. Ensuite toutes les luis que la pudeur du malade n'a pas ii en souflrir, il faut palper à nu, ou alors n'inlcrposiM' <Mitre la main et la partie à explorer qu'un linge lin, et, de préférence, de toile On comprend combien il est convenable que la main de l'observateur soit à une lem[)erature anaK)gue à celle du corps du malade, sinis peine de faire éprouver à ce dernier des sensations (h'saureahh's et lioiilouri'iises.
En ::eneial. c'est avec la main eiitleie. et même avee les deux mains, «jue la palpvilion doit être faite, rarement avec un ou deux doigts, à moins que la partie soutlVanle ne soit réduite à de miniin«*s proportions et qu'il ne s'agisse, par exem[de, d'un déveh^ppement anévrysmal, du volume d'une noiselli\ situé le K>ng d'un membre, à la suite d'un Iraumalisme quelconijue. En appli(]uanl à plat la totalité de la main, la sensation perdue est plus nette, et, lorsqu\>n vient à rapprocher les deux mains, et surtout à les oppi>ser Tune à Tautre. il est facile de faire saillir une lUTneuret d en circonscrir»' le volume et les adhérences, d'en aj)precier la duretr», Eelaslicile, la (luetuat:(»a, la douleur et le frt'missemenl vibratt>ire ou li\datique: il en est de même pour un organe situé dans les couches pr» «fondes. Les mains sont encore [)lacées en oj^posilion lors«]u'on veut, dans un abdomen singulieivment augmenté de vi^lunie, (>l)t.iHr la sensation spéciale due à la présence d'un liquide, c'est-à-ilire la /l'irtUiJti'.'U. l'onrct-Ia, un se place à la li roi te du malade et on applit|ue la main gauriie à plat et dans toute son étendue sur le CiMe gauclu' du venUe, taii.iis ij;ie, a\e^ la main drvMle. on frappe p!us ou moins près ilu pubs d»' [petits coups sur le tlane drv>il. «Ml produit ainsi un déplacement cai li juivle i|:u fait un flot : il est en nippi»rl avec la «]aanlité de liquide ef>a!ic!ie.
Un précepte qui a une grande inipv»rtance e>t cohii-ci : Quand on a à examiner un œil, un des eûtes liu cou. une épaule, une manulf, ::ii bîa>