‹ Traité de diagnostic et de sémiologieChapitre 14 sur 295 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

rm^VES : ua paupatmm , wjk PEmcuMii^ii, i.'av0cijltati»ii.

n ne 8iif6l point à l'observateur d'avoir appliqué son esprit et ses sens à la constatation des phénomènes morbides, il lui faut encore avoir sous la main des oioyens de contrôle qui lui fassent apprécier la valeur des connaissances acquises, et percevoir d'autres signes qu'un premier et rapide

f:\rimrn ii'a=i:'.:t pas ^';:':!-ar:.rii-:.*. •:. - 'ii : l'i.^-rro. ".-s n;"V':'n> de ( ■•n-

CIIAPITRK PREMIER

m: la ikl^'-i-'N

• >ri a trorj souvent forir«.ni'iii la it:e>>i'»:i »'t la pahalixii: o- -<'iit rr-pendant d^rux cho^^r^ l'jul a fiii diiTcie.'iipN. La jT^-ssiuh hh doit ^^rv.^ qu a ia c^fii-ititati »:i d«-- ••:ian-:erii"nl? «livr.-is qui -ui vit'ririo:it dans la r'<i<t'ifc>' et la S'^nS't'l'f'^ 'l^:^ \)'i\[\*!S rijcilad^^s, ain^i qu** dans ra[tprrciatiun des niudilir-ati'jn^ patli-jl-^^-iques subi'-'> par un ««r-ane. Ainsi dans rinluimmalion profonde des veine? du rnulK-t, nu l'h^.-'jiiï'ita alb-i dolpn : dans la péritonite, et dans l.'s iîillarniniti'.n^ su[»»M îici'^les, la p'.us lé-'ere pression du d'd^'t r-l doulMlJ^^;U^e. Dans ItiyprTfStli.'sie culant-t' le inuindre contact ne p»'Ut iHre supporte. Prenons dts laits d'un autre nrdre. Supposons, par exeinpi*', (ju'un*' [)»'r>onne soit atteinte d'une ascite, l'esl-à-dire d'une //>/dro-j)>'ntoni^ : ia t»-n>ion de l'abdomen sera clnz elle en rapport avic la rapidité de l'^-panchemenl cl avec la quantité du liquide. Si l'as.ile s'est produite promptement, le ventre sera renitent et se laissera (iiTlicilemenl déprimer, tandis que si elle a mis beaucoup de temps à se manifester, la rénilence ne devi»Midra notable qu'à l'époque où le liquide sera très abondant, el encore n'atteindra-t-elle pas probablement le même degré que dan.-, le cas précédent. En faisant reconnaître l'état de tension de Tabdonien, la pression sera donc dans cocas un moyen d'exploration d'une certaine utilité.

iJans la^-^-rr? tyjihoide, en pressant avec deux ou trois doigts la région iliaque droite et qufdtjuefois aussi la fusse iliaque gauche, l'hypogastre et les parties avoisinant l'ombilic, on peut découvrir un symptôme, dû à la présence de liquides mêles à des gaz dans un point du tube digestif en rapport avoc les régions sus-mentionnées; nous voulons parler du gargouillement.

Dans les tumeurs liquides, quand une matière, comme du pus, est enfermée dans une poche située dans le tissu cellulaire sous-cutané, la pression peut encore beaucoup aider au diagnostic, car elle est appelée à faire connaître deux phénomènes bien dilTerents. Le premier résulte du déplacement subit du liquide contenu dans la cavité, et donne à la main du chi-

(1) E- houc\\Mi, Du diagnostic des maladies du syfitejne iieneux par rophtfialmoscope, ou cérébroscopie, Paris, 1»Ô6, 1 vol. in-8': avec ligures el atlas; et Ophthahnoscopie médicale, Paris, 1874.

nirgien la sensation d'un flot, c'est-à-dire d'un choc brusque que Ton a comparé à celui que pourrait produire la percussion exercée sur une vessie pleine d'eau; le second, au contraire, résulte du déplacement lent du liquide accumulé dans un Foyer et imprime aux doigts un mouvement de soulèvement graduel. —Dans Vhydarthrose, lorsque la rotule est éloignée des condyles du fémur avec lesquels elle est en contact; dans la tympaniUf où le ventre est si tendu ; dans la péritonite chroniqtie^ où l'abdomen est dans un état de simple rénitence, il est aussi facile de se rendre compte des changements de résistance que la pression révèle qu'il est aisé de constater combien le même moyen exaspère ou soulage la douleur, selon qu'il s'agit d'une inflammation ou d'une névralgie. Dans quelques cas, la pression d'une partie de la peau tuméfiée détermine une crépitation fine évidente due à la présence de l'air dans le tissu conjonctif. C'est le signe de Vemphysime sous-cutané.

11 est certaines affections, telles que l'érysipèle, la fièvre typhoïde inflammatoire, Térythème et la scarlatine, dans lesquelles la pression exercée avec un seul doigt efface momentanément les rougeurs caractéristiques qui s'obser\'ent à la surface de la peau. Dans la scarlatine en particulier, d après mes recherches, la pression faite d'une certaine manière, par chatouillement superficiel, peut aider au diagnostic. En rayant l'exanthème 1res légèrement avec le bout de Tongle ou avec un corps dur, il en résulte une raie blanche caractéristique due à la contraclilité des capillaires touchés. On peut méme^ avec un corps dur, fsn écrivant un mot sur la cuisse d'un malade, le voir reparaître en traces blanches, et l'inscription reste apparente pendant près de cinq minutes (1). C'est la tache scarlati' neuse.

La pression ne peut au contraire faire disparaître les taches des ecchy* moses du scorbut, de la pourpre de Werloff (morbus Werloffii) ; on l'accuse même, probablement à tort, de rendre la rougeur plus vive. Trousseau a dit que la pression de la peau dans la méningite doitnait lieu à une lâche rouge dite méningitique^ mais c'est une erreur et une affirmation de fantaisie, car ce frottement fait également une tache rouge sur la peau de toutes les maladies aiguës, et toute personne qui sort d'un bain chaud offre le même phénomène.

La pression s'opère avec les deux mains, tantôt avec une seule, tantôt avec un ou plusieurs doigts.

fl^ E. Boiichut, Traité des maladieê des nouveaux-nés, des enfants à la mamelle et de la seconde enfance, Paris, 1878, 6* édition, chapitre ScARLATi2f£.

|(> M0V1:NS PHYSIQl'KS DEXPLOKATION.

Page 1