‹ Traité de diagnostic et de sémiologieChapitre 150 sur 295 · SIGNES FOURNIS AU DIAGNOSTIC PAR LES MODIFICATIONS DE LA PAROLE · texte numérisé non relu

SIGNES FOURNIS AU DIAGNOSTIC PAR LES MODIFICATIONS DE LA PAROLE

ET PAU l'AP[L\SIE

Les altérations de la parole, si iiilinienient liées à celles de la voix, peuvent a(HX)nipafrner ces dernières ou se produire sans elles ; elles résultent d'une inaladie du cerveau ou de la langue et d'une névrose, tandis que les altéralions d(^ la voix sont, en général, la conséquence d'une maladie du larynx. Il faut étudier ce ipii est relatif aux altéralions de la parole, sans se préoi;cuj)er à part de la voix.

11 est des pyrexies fort graves, telles (|ue la lièvre typhoïde adynamique, où les mots ne sont prononcés qu'avec hésitation et tremblement, tandis que dans la manie aiguë furieuse, par exemple, les mots et les phrases s'échappent des lèvres du malade sans liaison, sans suite, avec une exirènie volubilité.

Dans (|uelques névroses, tantôt la langue et les lèvres exécutent tous les mouvements (|u'exige l'acle de la parole, sans qu'il y ait pn>duclion de son, et dans Ihystérie ce phénomène, que Ton a appelé la inussitiUion, n'est pas très rare; tantôL au contraire, la parole est brusciue, accentuée, sonore. Mais, entre ces cas (»xtrémes, il existe une foule de nuances appréciables. Ainsi, sans parler de la stomatile, desanuines du pharynx et de toutes les affections du larynx (|ui rendeiil la parole souvent diflieile, douloureuse, il Hiut savoir que,dans Tetat de profonde adynamie, dans la paralysie de la langue, dans certaines apoplexies, dans certains accidents consécutifs à rhyperhémie cérébrale, tels que la destruction des lobrs antérieurs du cerveau d'après Gall et Rouillaud (Ij, des lobes postérieurs d'après Foviile, de la lésion nécessaire de rhémis|)hère gauche à la partie antérieure et externe d'après (1, Dax;de la lésion de la parlie moyenne du lobe IVonla! de riiémisphère gauche à la |)arlie posh^rieure de la troi.Niènie circonvolution dans Vinsula de R*'il d'après l)ioca, la pirob' esl lent(* et vacillante ou tellement niodiliee que les malades disent un mot {lonr un aulre, répétant toujours ce même mol, ou ne trouvant pas les noms qu'ils cherchent. C'est ce que Lordat appelle ahflir ( l d'autres a phtisie ou aiihnnie. — On a longuement parlé de ce sujel en lui donnant plus d'imporlanceciuil ne le mérite, mais la discussion

(I) Rouill<iM<l, lircJn'nhf's (.liuiijiics juapres ('nlr'mnutrer que la perle de la parole cor rt.*piuiil à hi h'.^iiHi des lol>ulrs (Uilt'ne n'^s du cerveau (Arrhires fjen. de lued., 18-2ô, P' >c'nf', t. Mil, |>. t:*K — Voy. ;mv^i liuU. ilr IWcad. de ;/«,/., LS:!'i)-l.siO, t. IV, p. iSi; lSi7-W.

i. xni, p. (>.i'j i'i 77.S; i8()}-g:>, t. XXX, p. :.::., r. n, 7-21.

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