‹ Traité de diagnostic et de sémiologieChapitre 153 sur 295 · SIGNES FOURNIS PAR LE SIFFLEMENT LARINGË · texte numérisé non relu

SIGNES FOURNIS PAR LE SIFFLEMENT LARINGË

est incertaine; ils ne constituent point de signes pathognomoniques, et la stéthoscopie du larynx, dans une affection de cet organe, ne doit occuper parmi les éléments du diagnostic qu'une place très secondaire.

Dans quelques maladies du tube laryngo-trachéal, et notamment dans la laryngite aiguë ou chronique, alors que la membrane muqueuse a subi un certain degré d'épaississement, le bruit respiratoire laryngé est râpeux. Lorsque le corps thyroïde s*hypertrophie, lorsqu'il s'y développe un kyste et un goitre; lorsqu'il est comprimé par un anévrysme ou une tumeur dans son voisinage, le bruit respiratoire laryngé devient très rude; et cela se conçoit, puisque l'organe est exposé à la compression de ses parois et au rétrécissement de son calibre. Dans certains cas d'ulcérations laryngées, dans l'angine pseudo-membraneuse, et même dans la laryngite slriduleuse, on perçoit avec le stéthoscope le ronflement laryngé^ que Barth attribue • aux vibrations de l'air dans un tube dont la surface interne est tapissée par des mucosités visqueuses ou dont le diamètre est rétréci ». Ce ronfle^ mentrévèle un obstacle au libre passage du fluide élastique, et il a quelquefois, surtout dans le croup, un véritable timbre métallique. 11 semble alors que Pair résonne dans le larynx comme dans un tuyau d'airain. Parfois, s'il y a une fausse membrane demi-flottante, un corps étranger ou un polype, il se fait un bruit de soupape et de clapet fort extraordinaire et qui est caractéristique.

Lorsqu'il s'accumule des liquides, des mucosités ou des matières purulentes à la partie supérieure des voies de l'air, qu'elles sont arrêtées au niveau de la glotte et que les malades n'ont plus la force de les rejeter au dehors par des eflbrts de toux, on entend à distance un râle humide à grosses bulles : c'est le rdle caverneux laryngé, connu encore sous les noms de rdle trachéal et de rdle des mourants. Cette dernière et vulgaire appellation s'explique par la fréquence avec laquelle s'observe le râle caverneux laryngé dans les heures qui précèdent la mort, et par la haute et imminente gravité, dont il est généralement l'indice.

Dans quelques cas rares d'hémoptysie, Piorry (1) a remarqué que l'auscultation décelait l'existence d'un râle humide dans le larynx, sans rbonchus dans la poitrine ni dans la partie inférieure de la trachée, phénomène qui permet de reconnaître que ThémoiThagie a son origine dans le larvnx lui-même.

Le même auteur pense qu'il est possible qu'un râle humide puisse également se développer dans le larynx, consécutivement à la rupture d'un anévrysme de l'aorte dans les voies aériennes (2).

Enfin, la présence de corps étrangers dans le larynx ou la trachée-artère el la production de fausses membranes peuvent déterminer localement une irritation qui provoque une sécrétion anomale de mucosités, et faire naître consécutivement le râle caverneux laryngé, accompagné cette fois

(1) Pîurry, Traité de diaynoslic et de sémiologie. Paris, 1840, (. I, p. 4ii. (i> Piorry, toc, cit., p. iiS.

d'un tnnnlilotcincnt tout parliculier, aiinonçanl qu'il y a de petits cur;» tlottauls dans le tube aérien, ou qu'un voile mobile membraneux est a:ii<. par lair.

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Lur>(|ue l'air enrernié dans les poumons éprouve une £:rande dinieult'ii franchir la partie su[)rneuro des voies resj>iraluires, il se fait quelques. > dans les dru\ lein[)s de la respiration, mais surloul dans l'inspiratiuii. u:. sillleinonl lar\ni:o-lrac(u'al livs hru\anl, donl le timbre musieal, pr;a;ltmont rec'onnaissable, ne saurait induire en errein\

(hi le reinanjue surtout dans l'asthme où il est continu; — dan^ h spasme de la iilotle, ou phr»'no-i:l(kltisme. ou on Toisrrve à la lin Je la crise sous lV»rme de petit hoijuet aiiiu : — dans le faux croup accompajuai.'. chaque insj)iration : — daiis la coquelujln* {)endant les (juintes sous foiinr. de rt'jirisc >^nnorc: — dans le croup où il produit un sillltinent sec els^^rali(|ue: — dans l'anninc œdcniatcus»^ et dans les accidents dus, soit a Wnti'«Kiucli(»n de Corps ctian-iers dans les voirs de Pair, soit à la compres>it.tn delà Irachee-ai'tere par une tumeur ::an^li<»nnaire du cou ou un anevr^sn^e aorlKjUc. Pans c»' d-'rnier cas. c'e>l le r<trini>ii\

('.e serait laiie u.>a-e (\\u\ mov^-n d'invc^ti-:a'ion tout à fait insuftisaiit (|Ue d'ai)pli(|U<'r le ^l^ ;li!'>eM|M' sur 1<' hir\nx. sans inspecter les orirane-' puinh»naiie<, car il r>t i;es important de Stivoir. dans l'aiiirine couenneu?': et même (lan> la laiyn-iile ^imp^^ si \\ mn-jucu^e bi'onchi(|ueet lepareî:cliMue du p «union pvi'.licijHîîi au drxuilri^ p!ile^niaM(|ue.

Kn somin-'. et -^ans «lis^ u ei'ic: la vale ir senii.dojique des bruits reV'-J^? par la ^teilh^^■. op:e <ln la:\ l\. cari. i.er. .:!ih encore >ur eux dans l'etal actuel de la science que d-'s opiiii »: s va-Ucs et contradictoires, il est pos>ihie d'riati.ir (jue h'S hru t^ ropiial oiies InMUfS, couverts de raies humide^ peri us a distance. ,n.i;\jurnl un», ohstruction du tube aérien par des muco-itts purulentes ou par du San.. \\ que j.lus les râles sont norabi^ux, plus le prollo^li^ est jr:ivf. Lr- hiuil rà:>»':ix iiidi que une affection de nkèdiocrc inîm-;:'', taillis q;;-* U- ro:iî1e:n«iii lar\n::e. ainsi que le silflenienl aMc ;;niiti.' niu^ival. ani.'C.C'.' u;.e ./\>U'iat.on muqueuse abondante.

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