SIGNES FOURNIS PAR LA FRÉQUENCE DE LA RESPIRATION
plutôt par les muscles intercostaux, scalènes, etc., et moins par le diaphragme ; en un mot, chez l'homme, la respiration est à un haut degré iiaphragmatique ou abdominale ; chez la femme, elle est surtout thoracique ou costale. On verra plus loin de quelle importance est cette distinction au point de vue pratique.
Les deux mouvements dont Taccomplissement constitue l'acte respiratoire ont, à peu de chose près, la môme durée. Cependant, s'il y avait une différence appréciable, il semblerait, à l'examen extérieur, que l'expiration fût un peu plus lente, un peu plus prolongée que l'inspiration. Au contraire, lorsque l'on pratique l'auscultation de la poitrine, on reconnaît de la manière la plus évidente que le bruit inspiratoire est en réalité plus long que le bruit qui se produit pendant l'expiration. C'est là un point assez important sur lequel je reviendrai dans le cours de ce chapitre.
J'ai dit que dans l'état de santé la respiration n'est accompagnée d aucun bruit, on a déjà compris que je n'entends parler ici que des bruits perceptibles à distance, et nullement de ceux que nous révélera plus tard l'auscultation. Normalement, un frémissement à peine sensible l'accompagne; la présence de mucosités dans les fosses nasales ou dans le pharynx, la diminution, par une indisposition physiologique individuelle, du calibre des voies destinées au passage de l'air, peuvent produire pendant le sommeil un rondement ou des sifflements passagers. La production de bruits particuliers perceptibles à distance est un résultat de la maladie des bronches ou du poumon, et j'en parlerai plus loin. Chacun des phénomènes physiologiques que je viens de passer en revue peut être modifié sous l'influence des affections de l'appareil respiratoire.