‹ Traité de diagnostic et de sémiologieChapitre 175 sur 295 · SIGNES FOURNIS PAR LES BRUITS RESPIRATOIRES NORMAUX · texte numérisé non relu

SIGNES FOURNIS PAR LES BRUITS RESPIRATOIRES NORMAUX

Lorsque Ton applique l'oreille sur les diverses parties de la poitrine, soit unmédiatement, soit médiatement en interposant entre elle et les paroisthoraciques le stéthoscope, on entend, à l'état normal, une série de bruits toujours les mêmes, quand on examine les points semblables de Tappa* reil respiratoire, mais variables suivant les différentes régions que Ton explore. Ce sQiit ces bruits, découverts par Laennec et dont cet illustre médecin a tiré un si merveilleux parti pour le diagnostic des maladies du poumon, qui constituent les bruits respiratoires normaux.

Au niveau du larynx, l'oreille ou mieux le stéthoscope permet d'entendre un double bruit de souffle doux; le premier souffle produit par l'inspiration, est plus prolongé et moins tort que le second, déterminé par lexpiration. La durée des deux bruits est à peu près égale chez l'enfant, chez lequel la différence d'intensité seule persiste.

Sur le trajet de la trachée-artère, le bruit est le mémo, soufflant, mais moins fort qu'au niveau du larynx, ce qui tient à deux causes, d'abord au calibre plus grand et plus uniforme de la trachée, dans laquelle, par conséquent, l'air circule plus librement et sans frottements aussi marqués, puis à la profondeur plus grande des parties qui recouvrent le sternum, les

léi^iimeiils et le lissu cellulaire plus ou moins épais, tandis que le larynv est tout à fait sous-cutané. Ce bruit se prolonge, mais faible encore, ddii> les grosses bronches, d'où les noms qu'il a reçus, suivant les différeiitt^ régions, de bruit lanj)igc, trachéal et bronchique.

SIGNES KOCnNIS AU Dl Ar.NOSTIC PAU f.ES BRUITS RESPIRATOIRES

Toutes les lois qu'il se forme une lésion de la muqueuse des vuits aériennes, du tissu pulmonaire ou de la plèvre, il se fait unealtéraliond* bruils naturels de la respiration. Ces bruits se modifient dans leur rt-'nduc, dans leur intensité, dans leur tinilnr, dans leur rythme, et s'aicfii:pagneiit souvent de l)rnit.< anormaux secs, sonores, ronflants, ou de Innù^ hunii(lc> muqueux.

,^ l'^ — NigncN fournlH au diaffnoMtIc par Ici» ni odi Beat ion» de retendue

et de rinten«iitc de» bruits respiratoires.

I/inlensilé du murmure vesiculaire peut être plus forte (lu'à l'état normal et raugmenlation peut occuper les deux bruits de l'inspiration et lie rexpiralioii.

I/augmenlalion dinlensilé du bruit d'inspiration et d'expiration, <>l connue sous le nom de respiration puérile : l'inspiration et l'expii-ali^'U sont devenues plus longues et plus bruyantes, d'une façon absolue, \r[ir duvet} relative restant la même. Ce phénomène se remarque surtout Ii»r>- (ju'un des j)cuimons est d«^venu impropre à la respiration, soit partielloiiKMi', soit dans toute son clendue. Celte respiration puérile annonce une altération dos poumons dans un point autre que celui où elle se fait entendre, et sans donner d'indication ni sur le siège ni sur la nature de rafi"t.'ction. Sa valeur n'est donc pas l)ien grande au point de vue du diagnostic.

An lit'U délre puérile, la respiration peut devenir rude : mais la sig;jilicali(>n de ce bruit n'a rien de spécial, à moins d'autres syraptôraes, so:t généraux, comme la fu'vre, soit locaux, comme une diminution de resonanc'.iHi nicnie la coïncidence d'autres bruits stélhoscopiques. Alors cet !'• ruiicsse est souNcnt le premier degré de la respiration bronchique. Si^il^ existe au sonnnot du pouuu»n. principalement j)endant l'expiration, qui alors semble |uolon^t'e, rlle annonce la congestion pulmonaire chroiii']u»* et le premier degré de la phlhisie.

Kvpiration / / -'/t'/i /(C. — Si l'on entend l'expiration prolongée, \)\\étiO' uxciw nuMhide caraïUciisc par un bruit d'expiration plus fort et plus rudf que celui de l'inspiralion. il y a hyperhemie chronique des poumons avec ou sans tubercules miliaiies, ni intiltration tuberculeuse. Ce phénomène a lie considère comme 1 un des signes de la tuberculisalion comnienciinl^*

Page 1