‹ Traité de diagnostic et de sémiologieChapitre 176 sur 295 · SIGIES FOURMIS PAR LA FAIBLESSE DU BRUIT RESPIRATOIRE · texte numérisé non relu

SIGIES FOURMIS PAR LA FAIBLESSE DU BRUIT RESPIRATOIRE

ott de la congeslion pulmonaire chronique (1) et de la phlegmasie cbro* nique des poumons.

Le bruit respiratoire peut s'affaiblir ou disparaître.

A. Lorsque la respiration est faiblCt la diminution porte ordinairement sur les deux temps de la respiration, mais plus spécialement sur le premier. Ses modifications peuvent varier. Le murmure, quoique faible, parait quelquefois se passer tout près de l'oreille, tandis que, d'autres fois, il semble profond et fort éloigné.

La diminution du bruit respiratoire résulte de ce que le murmure vésiculaire se produit avec moins de force qu'à l'état normal. Cela s'observe dans les maladies pendant lesquelles la dilatation du thorax s'opère moins complètement : la pleurodynie par exemple ; — dans les maladies où il y a un obstacle à la libre entrée de l'air dans les bronches, la trachée ou le larynx ; — dans les cas de tumeur située dans les plèvres ou en dehors, exemples: — un amas de tubercules des ganglions bronchiques, — un anévrysme de l'aorte, — des kystes du poumon ; — dans les cas de ralentissement de la respiration, — de la perméabilité moins grande des cellules pulmonaires, par suite de la congestion pulmonaire chronique ou atélectasie chroniqtie.

Ailleurs, le murmure vésiculaire se produit avec la même intensité, mais la transmission n'en a pas lieu aussi facilement; l'interposition d'une couche de liquide ou d'un corps solide entre le poumon et l'oreille ; un épanchement de gaz dans la cavité des plèvres, peuvent amener ce résultat. Lorsque cette diminution du bruit respiratoire existe au sommet du poumon, on peut croire qu'elle tient à une affection tuberculeuse; quand, au contraire, c'est en bas qu'on la constate, elle annonce un épanchement de liquide dans la plèvre. On a vu des fausses membranes épaisses de la plèvre être la cause d'une diminution dans la transmission du bruit respiratoire.

B. La diminution peut être plus ou moins considérable suivant l'étendue de la lésion organique et il peut arriver même qu'à un moment donné la respiration cesse tout à fait de se faire entendre. C'est V absence de murmure vésiculaire. Il en est ainsi dans les grands épanchements de la pleurésie qui remplissent en entier la cavité pleurale, dans certains cas de splénisation du poumon, dans l'emphysème pulmonaire et dans la congestion pulmonaire chronique. Mais, dans les deux premiers cas, il y a matité à la percussion, tandis que dans l'emphysème, l'absence de tout murmure coïncide avec une exagération de la résonance thoracique. Laennec a constaté dans le catarrhe pulmonaire d'une absence complète de murmure vésiculaire, variant de siège, d'étendue, disparaissant quelquefois complètement, pour reparaître en d'autres points. 11 pense que, dans ces cas, il y a obstruction momentanée de quelques rameaux bronchiques par la sécrétion visqueuse, tenace, qui accompagne cette affection. Enfin on observe encore celle

(1) E. Bouchut, De la cofigestion pulmonaire chronique simulant la tuberculose pulmo-^ noire {Gaiette des hôpitaux ^ Paris, 1865).

B. — DUGifOSTiG. 32

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suspension complète, mais passagère et mobile, du murmure vésiculann dans les cas où un corps élraniror, de moyen volume, a été introduit dans les voies aériennes. Les déplacements de ce corps sont indiqués par les changements de place et d'étendue du silence vésiculaire constatés par Tauscullation.

Dans tout ce que je viens de dire, j*ai considéré la diminution ou l'abolition du murmure respiratoire indépendamment de tous les autres phéno- . mènes stéthoscopiques qui peuvent être perçus. La présence des autres bruits, tels que raies et souffles, (juand il en existe, suffit le plus ordinairement pour indiquer la nature de la lésion qui produit ce changement dans l'intensité de ce silence complet.

v; t. — NigncM fouriiif4 au cliii{|;iiOf4tic par Ick modifleationii da tlaïkre

dCM bruitM rcMpiratoircM.

Ces signes sont : la respiration rude, — le souffle bronchique^, — le soufpe carcrneux, — le souffle amplioriquc, etc.

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