‹ Traité de diagnostic et de sémiologieChapitre 178 sur 295 · SIGNES FOURNIS PAR LES RALES BRONCHIQUES · texte numérisé non relu

SIGNES FOURNIS PAR LES RALES BRONCHIQUES

pneumothorax. On l'observe aussi quelquefois dans la pleurésie, lorsque le poumon n*est que modérément aplati contre la colonne vertébrale. Il indique donc ou une caverne très vaste en communication avec les broncbes, ou un épanchement pleurétiquc, ou enfin un épanchement gazeux dans la plèvre avec perforation du poumon ; c'est cette dernière lésion, le pneumothorax avec perforation pulmonaire, dont il est regardé comme le signe pathognomonique.

A côté des modifications du bruit respiratoire, on observe souvent dans la poitrine, lorsque les bronches sont malades et les poumons altérés, des bruits anormaux que l'on a désignés sous le nom de râles. Ce sont des bruits contre nature que le passage de l'air, pendant l'acte respiratoire, peut produire, soit en traversant des liquides qui se trouvent dans les bronches ou dans le tissu pulmonaire, soit à raison d'un rétrécissement partiel des conduits aériens.

Les rftics que Ton peut entendre, sont : l"" les râles secs ou vibrants, et 3" les râles humides ou bulletix.

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Les râles secs ou vibrants se divisent en deux groupes : l*" le râle sonore ou sibilant^ et 2« le râle grave ou ronflant.

Le râle sibilant, sifflement musical plus ou moins aigu, qui masque le bruit vésiculaire, ofl're des nuances diverses, qui rappellent le bruit du vent h travers une serrure, le roucoulement d'une tourterelle, le bruit d'une soupape.

Le râle ronflant est plus grave et ressemble au ronflement d'une corde de basse.

Il est rare que ces deux r&les on rhonchus n'existent pas ensemble dans divers points de la poitrine ; ils alternent souvent, se remplacent l'un l'autre, et ont tous les deux la même signification.

Lorsqu'ils sont intenses, principalement le râle ronflant, ils déterminent un frémissement appréciable à la main appliquée sur les parois thoraciqucs. Il est rare qu'ils soient circonscrits et limités. Le plus ordinairement ils se font entendre dans toute l'étendue de la poitrine; on les trouve pendant l'inspiration comme pendant l'expiration ; ils peuvent enfin disparaître tout d'un coup, après une secousse de toux, pour reparaître quelques secondes après, disparaître de nouveau, et se reproduire un peu plus tard.

Les râles sibilants les plus aigus se passeraient dans les rameaux bronchiques les plus fins ; les râles sonores dans ceux de moyen calibre, et enfin les Rkles i-onfiants et sonores graves dans les tuyaux les plus larges.

Mil thoi;dli:s dk l'apf'ai'.kil nrspinAToiRE.

Les râles sonoivs, sibilant ou ronllaiil, peiivenl être oiilendus dans plusieurs maladies, soit des bronches, soit du parenchyme puluionain-. Toutefois, ils indiquent prineipalemenl une phh*gniasie catarrhale dt^ bronches à l'état aiis^u ou chroni(|ue, lors{|ue la sécrétion muqueuse t^>l peu abondante ou n'est pas encore établie : ils existent dans Temphysènie pulmonaire; et dans les cas de compression des conduits aenfère> par des tumeurs situées sur leur trajet. Tous ces états patholoiiiques onî pour élément commun le rétrécissement momentané ou pernianeiil d'un ou de plusieurs points des voies aériennes par la présence d'une cuuoh^^ plus ou moins épaisse de nmcus. Il n'est pas rare de rencontrer les ràl»> sonores dans la pneumonie, dans la phthisie pulmonaire, où ils masquHut quehiuefois les bruits patho^'nomoniques crépitants et caverneuv et empêchent de porter un diairnostic certain.

Dans les alïections que Ton a ranimées sous le nom de fièrn' ////^//o/'/^Jt'S râles sibilant et rontlant indiquent la bronchite typhoïde, et ils sont tellement fréquents, que (juelques médecins les ont considérés comme faisant j)artie du corlei:^' s\ niplomatologique obligé de la maladie, et comme se rattachant à la même cause que celle qui produit la fièvre typhoïde.

Kn résume, si les râles ronflant et sibilant peuvent s'observer dans beaucoup de maladies des organes respiratoires, ils indiquent essentiellement la bronchite compliquant ces maladies, et, seuls, ils indiquent inlailliblement la phle^imasie des bronches.

>; t. — «iiKne.o* rournlM par le»* rAlen haaiMe«i ou teallevx.

(Jue siirnitient dans l'auscultation de la poitrine les râles A//m//f'vôu hdUt'ur qui se ilivisent en râle crej^îdiit, rà\ê sous-crcpitaNt ou mu'phnu. el vÀ\e careruf'frr, ou <i'n'<iomlh'iih'itt :*

.1. — RVLE CHKl'ITA.NT

Le /''//'• t:rri>ituH[. sec, compose de petites bulles sèches, égales en vulume, 1res nombreuses et très lines, se fait entendre exclusivement dans rinspiralion.

Il existe Uninl seul, tantôt accompaiine du souflle bronchique, ou mènie, mais rarement, df ijuclques autres raies, nn le rencontre le plus souvent a la partie posUrieur»/ t't inftM'ieure d'un des piunnons, quelquefois des deux, rareiiuuit au sonunel : dans ce dernier cas, il indique mie pneumonie (\n\ passt' pour éîre [)!a> ::rave tjue la pneunionif de la base. Le râle crépitant est f>i-('.<'lt(':'t'j'''nMt^:n>''nt i*!*:'^-!-' 'VI l'r-niih'r ih'>ivé lie la pneuthonie^ cVbl-àliirt^ a !a période (rt-iutnienienl cl de con-:e>tion intlammatoire; aussi n'est-il [»a> Iri's coUHnunàt' rol»serNri dans l«s li'"»p:tau\, à moins que cent* soit chfZ v!e> >ujels plis ineideinnifnl iU- pU' umnnie dans les >alles ou ils sont entrés \Kmv une aulL». alTeotion, ou chtz des nullad».•^ dont la pneumonie gaiine en étendue: car il peu! se friire qu'uii'- iiillammation du parenchyme pu'rno-

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