CHAPITRE XIII
Lorsqu'on applique l'oreille sur la poitrine d'un sujet atteint d'un épanch'ement liquide et gazeux dans la plèvre, et qu'en même temps une autre personne, saisissant le malade par les épaules, lui imprime de légères secousses, l'observateur entendra un bruit particulier semblable à une sorte de clapotement produit par le choc d'un liquide, à celui, par exemple, que l'on détermine en agitant une carafe à demi remplie d'eau. La production de ce bruit de flot, appelé succussion hippocratiquey peut encore avoir lieu lorsque Ton recommande au malade de s'agiter un peu brusquement et d'imprimer lui--môme à son corps quelques secousses. Le bruit peut être assez fort pour être perçu par des personnes autres que celle qui a l'oreille sur le thorax du sujet, et souvent le malade en accuse une sensation distincte.
11 est quelquefois possible de confondre ce bruit avec celui qui se produit dans l'estomac dilaté de certains sujets, lorsqu'il y existe à la fois et des gaz et des liquides. Beaucoup de personnes, des femmes surtout, sont sujettes à ces sortes de gargouillements stomacaux ou intestinaux, qui augmentent notablement lorsque l'on agite un peu vivement le tronc. Il suffira, pour reconnaître la différence du siège, d'appliquer successivement l'oreille, pendant la production du bruit, sur la région de Teslomac et sur la poitrine.
La production de la Ouctuation thoracique, ou bruit deflot^ résulte de la présence simultanée, dans la cavité de la plèvre, d'une assez grande
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r>08 THornLEs de l'appareil respiratoire.
quantité de gaz et de liquide. Le bruit de fluctuation est déterminé par choc du li(|uide contre les parois, et par la collision de ses inoiécule^ d.i';^ une atmosphère gazeuse.
Il se pourrait que le même bruit se produisît dans une vaste raNriU' pulmonaire à demi remplie de gaz et de licjuides : mais ceci doit être r.ir^-. probablement en raison et de la position profonde de la caverne, environikde toutes parts de tissu pulmonaire, mou et bien moins résistant que la cage thoracique, et du degré d'épaisseur du liquide, qui est toujours plu> dense et plus vis(|ueu\ que le liquide des épanchements pleuraux.
Dans l'immense majorité des cas, toujours pourrait-on même affirmer, le bruit de fluctuation produit par la succussion thoracique est donc le signe d'un épanehement liquide et gazeux dans la plèvre, c'est -à-dir'* d'un hiidroitueniiiothnnt.r, et si, comme il arrive presque constamment, il coïncide avec une respiration amphorique, il ne peut rester aucun douUsur l'existence d'une perforation pulmonaire.
Le bruit de succussion peut exister ailleurs que dans la poitrine. — «Mi la rencontre dans l'estomac demi-plein de liquide, et, chose plus curieuse, dans un kvslede l'ovaire. Laboulbene (h dit avoir constaté le bruit de flot et de tintement nu tallique sur une femme dont le kyste ovarique enflarauié avait le volume de la tète, et il fx^nse qu'il s'était fait une fermentali dans le liquide de la tumeur. — Si cela est exact, le fait est curieux, m qui sait si une anse iiiteslinale aiilit-renle au lv\>te ne s'était pas ouverlt dans le k\ste pour y faire eiilur des t:az.
En gênerai. /// sur''u^>iion >mi di>nn^' le hi nit d^' flot indique une pet J"f'iittoti de lu plerie et bi pren^nce d tnu et d'air dans cette carilê s^retfsr».