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530 TROUBLES DE l'aPPARIîIL DIGESTIF.
en compagnie de nombreuses spores, il a élé impossible de les renconlrei plus tard, alors que les spores étaient d'ailleurs moins abondantes : mais il est juste de dire qu'à cette époque le malade était depuis près d'un mois soumis à un traitement par le chlorate de potasse et le bicarbonate de soude. L'hypertrophie épithéliale et la présence de ce parasite sont évidemment la cause de cette coloration si particulière de la langue.
§ &. — TeiHpc^rature de la lancée.
La température de la langue est en rapport avec la température du corps : elle s'élève dans Tétat fébrile et s'abaisse dans les maladies aliiid^s: ainsi, dans le frisson de la lièvre intermittente et dans le choléra, la température tombe à ^5 degrés centigrades.
§ e. — Dypertrophie do la lanisue.
La langue est quelquefois le siège d'une hypertrophie totale considérable, mais cela est rare. C'est la macroglossie, J*en ai vu un exemple ,i riIolel-Dieu sur une femme presque idiote qui avait en même temps unr hypertrophie des lèvres et de la face. Elle est hypertrophiée ou toute fendillée chez les fumeurs qui abusent du tabac. Elle est également ;:onlle«dans la stomatite ulcéreuse et dans la stomatite mercurielle où elle olTi<' latéralement l'empreinte des dents. L'hypertrophie partielle avec épilhelioma d'un des côtés de l'organe est chose infiniment plus commune. On l'observe autour des cancers de la langue.
§ 9. — ParavitcH de la |ang«e.
On voit souvent sur la langue des érosions de l'épithélium qui offrent une forme arrondie et qui durent plusieurs mois. Il y a un ou plusieur> anneaux qui se confondent. Ce sont des plaques rouges dépouillées d'épithélium avec rebord grisâtre épithélial. On dirait de Vherpès circint'\ et en ellet ce sont des plaques formées par le développement de Trichophytou tonsurans.
Ailleurs on y trouve des microbes de toute espèce, des leptothrix, de> plaques blanches caséeuses d'Oidium albicans constitutif du muguet, ou ce parasite noir décrit plus haut et qui constitue la langue noire,
§ 9. — ulcération» de la laB^ae.
Des ulcérations peuvent exister sous la langue auprès du frein, dans la coqueluche. Elles sont caractéristiques et ont été signalées par Braun, Bruck, Zitlerland. J'en ai vu un très grand nombre (1). Petites, ovalah^s, transversales, à fond grisâtre, elles sont la conséquence du frottement et
(1) Voy. E. Bouchut, Traité des maladies des enfants. Pari», 7» édition, 1878. Article
COQUELUCIUS.
SIGNES FOVRNIS AU DUGNOSTIC PAR L'eXAHEN DE LA LANGUE. 531
du déchiremeRt des parties sur l'arcade dentaire inférieure pendsRt les secousses de la tous. Il n'y en a ordinairement qu'une seule; maïs, dans un cas de coqueluche chez un enfant qui avait perdu les deux incisives médianes, j'ai vu à la face inrérieure de la langue deux ulcérations, une de chaque côté du frein, produites par le frottement sur les incisives laléraJes inférieures.
Chez d'autres, il y a desérostonsannulairss soperficiellesde ta1an^s,a'eotuBttttquel'épidemM, ronnantdesaiineauxrougesd'énrthèmecircinépBra- •itaira, entourés d'un cercle blanch&tre, produits par l'irritatioD gastrique.
Ailleurs il se forme tout autour de la langue, sur ses bords, des nloAnlianftqui'Oon«spondent à l'empreinte des denta, mais alors il y a aaliiBlion , fétidité dt l'haleine et le gonQement lingual qui oonstilue la slomalite nMKurisUe.